Opposé à l’ouverture des écoles le 11 mai, Benoit Payan démissionne de la cellule de crise

Colère
Bref
le 5 Mai 2020
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Benoît Payan, en conseil municipal – Photo Emilio Guzman

Benoît Payan, en conseil municipal – Photo Emilio Guzman

Pour Benoit Payan, les écoles marseillaise ne sont pas prêtes pour une rentrée la semaine prochaine dans des conditions sanitaires acceptables face au Coronavirus. Le chef du groupe socialiste au conseil municipal et candidat du Printemps marseillais dans les 2/3 démissionne de la cellule d’urgence mise en place par le maire. Il entend « dénoncer une décision mal préparée, précipitée et prise sans concertation », fait-il savoir sur sa page Facebook.

« L’école a toujours été la grande oubliée des politiques municipales, argue-t-il. Moyens humains et matériels insuffisants, absence de sanitaires, locaux délabrés, trop petits et saturés : la situation nationale se conjugue avec l’état déplorable de nombre d’écoles Marseillaises qui rend la situation encore plus incertaine. »

Dans un autre style, très alarmiste, secrétaire général FO des agents territoriaux de Marseille, Patrick Rué s’inquiète également des conditions du retour à l’école. « La Mairie annonce sur La Provence une rentrée idyllique alors que tous les autres maires s’insurgent contre une rentrée trop prématurée ! À croire que personne n’a conscience que nous n’avons pas le personnel pour appliquer les mesures drastiques imposées par le gouvernement ! » écrit-il sur sa page Facebook, avant de donner conseil aux Marseillais de garder les enfants à la maison.

Commentaires

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  1. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Pour une fois, je suis d’accord avec Patrick Rué, le vrai maire de Marseille. Je me devais de souligner un tel événement. Qui, je l’espère, ne se reproduira plus.

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  2. Brallaisse Brallaisse

    Payan démissionne, le vrai courage eut été de rester et de faire entendre sa voix pour faire savoir la vérité des faits. Étonnant Rué qui se trouve confronté à sa propre action en co gestion avec la mairie.

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    • SilviaA SilviaA

      Demissioner c’est facile, il est vrai. C’est aussi une manière de montrer son désaccord. Choix difficile

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  3. Brallaisse Brallaisse

    Oh je crois surtout qu’il souhaite se préserver auprès de ses électeurs comme ces 178 sénateurs qui se sont abstenus lors du vote portant sur le confinement les mêmes qui hurlent au déni de démocratie.
    Fait bien préparer le second tour et se trouver un job

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  4. petitvelo petitvelo

    Après tant d’années à ne pas savoir gérer l’approvisionnement en produits d’hygiène , l’entretien courant et la réparation des sanitaires, il est en effet difficile de croire au changement.

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  5. soleil marseillais soleil marseillais

    Dommage qu’une posture politique strictement locale l’emporte sur un enjeu qui dépasse ce cadre. On peut douter des effets d’annonces de la mairie sur le « tout est sous contrôle » … qui ont mené celle-ci déjà dans le mur. Toutefois la politique de la chaise vide dans cette cellule de crise sera toujours dommageable quand on s’est investi de manière très positive depuis le début et que l’on a obtenu des résultats!
    Mais en l’espèce la mairie n’est pas seulement en charge de la réouverture… le problème est national : quid de l’obligation scolaire dénié par l’appel au volontariat, quid des décrocheurs en particulier dans les quartiers difficiles ,quid du protocole sanitaire fourni par le ministère qui permet de mettre la mairie devant ses responsabilités de moyens à mettre en oeuvre dans les écoles ( voir Rué qui a très bien compris le piège qui se referme sur sa co-gestion désastreuse)° toutes questions qui ne sont même pas citées dans cette démission qui ne peut alors se comprendre que par rapport à certains électeurs du PM … encore dommage…

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  6. Tarama Tarama

    Les oppositions à la réouverture des écoles sont quand même très teintées politiquement…
    Certains règlent leurs comptes sur fond de covid.

    Cela ajouté à la perception individuelle de l’épidémie de chaque décideur, l’Éducation semble ne plus avoir grand chose de « nationale » ces jours-ci.

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