Municipales : Martine Vassal veut un rassemblement incluant la République en marche

Appel
Bref
Julien Vinzent_
12 Juin 2019 27

Invitée sur le plateau de France 3 Provence-Alpes, Martine Vassal a pour la première fois invité à un « rassemblement » qui inclurait la République en marche en vue des municipales à Marseille. La présidente de la métropole et du département a lancé en mars son propre mouvement « Marseille métropole audacieuse », qui tiendra une réunion publique le 4 juillet.
« Mais ça ne suffit pas, il faut rassembler plus largement, la droite, le centre, la République en marche », a-t-elle plaidé, insistant sur les scores importants du RN aux européennes.

Les représentants locaux du parti présidentiel, tenants d’une ligne autonome vis-à-vis de l’équipe municipale en place, ont accueilli fraîchement ces déclarations. « La lutte contre le RN nous l’incarnons en refusant ces accords d’appareils purement électoraux qui nient ce qui doit fonder les rapprochements et les coopérations : un projet et des convictions partagés », a réagi LREM Bouches-du-Rhône dans un communiqué, n’ayant entendu « aucun soutien à la politique du gouvernement et au président de la République ».

En avril, Le Monde faisait écho à une piste d’alliance, au premier ou au second tour, entre LREM et Martine Vassal. Le mauvais score de LR aux élections européennes, 8,3 % à Marseille, pourrait rendre moins crédible cette stratégie, du moins au premier tour.

Source : France 3 Provence-Alpes

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Commentaires

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  1. Electeur du 8eElecteur du 8e

    « Rassembler », mais derrière Martine Vassal, cela va de soi. Membre éminente de la majorité municipale depuis 2001.

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    • Laurent MALFETTESLaurent MALFETTES

      Bah, Emmanuel Macron était un membre éminent de la majorité présidentielle d’un François Hollande très impopulaire, son héritier, son conseiller… Cela ne l’a pas empêche d’être élu en critiquant le bilan de son prédécesseur… Le vrai politique ose tout, c’est à cela qu’on le reconnaît…

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  2. Félix WEYGANDFélix WEYGAND

    Mort de rire ! Martine Vassal devrait comprendre que le projet de LREM à Marseille ne peut être qu’un projet en opposition à la catastrophe dont elle est co-responsable avec les majorités auxquelles elle a contribué et au sein desquelles elle a été formée à la politique. Ce n est pas une histoire d être plus ou moins à gauche, c’est une histoire de capacité à administrer et de crédibilité.
    Quand au fait qu’elle agite l’épouvantail RN !

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    • skanskan

      +1! Ça paraît évident, la ficelle trop grosse, mais soyons vigilants! En ce qui me concerne quand la candidature de Vassal sera officielle, il faudra qu’elle le veuille ou non faire le bilan des années Gaudin, ses longues années Gaudin en particulier…

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  3. Input-OutputInput-Output

    L’équation du second tour n’est malheureusement pas bien difficile à deviner : Pas d’alliance=RN…Enfin, moi je dis ça…

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  4. Laurent MALFETTESLaurent MALFETTES

    L’électorat de LREM à Marseille comme ailleurs se confondant pour une large part avec celui de la droite traditionnelle, une alliance de ce type serait d’autant moins surprenante qu’un appel au ralliement des maires de droite à LREM à été lancé et entendu… Quelles que soient les objections des militants locaux, il y a fort à parier que les instances parisiennes de LREM n’en tiennent aucun compte, comme pour les investitures aux législatives de 2017. Plus jacobin que LREM, y’a pas

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    • Félix WEYGANDFélix WEYGAND

      Un appel au ralliement des maires de droite ce n’est justement pas tendre un oreille lorsque les élu(e)s de droite espèrent vous voir les rallier, surtout quand ils (elles) sont issu(e)s d’une équipe qui a fait faillite.
      SI à l’échelle métropolitaine, il y a quelques Maires de droite décents et honnêtes n’ayant pas ruiné leurs communes et démantelé leur

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    • Félix WEYGANDFélix WEYGAND

      administration municipale, ils pourront sans doute se rallier. A Marseille un grand coup de dégagisme est nécessaire.

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    • Laurent MALFETTESLaurent MALFETTES

      Il vous faudra expliquer cela à la commission d’investiture qui préférera sans doute perdre Marseille plutôt que son âme. Mais j’ai comme un doute…

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    • Félix WEYGANDFélix WEYGAND

      Ne soyons pas pessimistes et ne faisons pas de prévisions qui risquent d’être tristement autoréalisatrices !
      Une majorité métropolitaine où Saïd Ahamada serait en tête à Marseille et Mohamed Laquila à Aix-en-Provence et qui ratisserait large à gauche, chez les verts et dans la droite « décente », nous changerait quand même un peu l’air vicié que l’on respire depuis si longtemps.
      Si la « gauche » intransigeante des parangons de vertu veut empêcher un tel scénario dans son désir de pureté « de gauche », elle réussira peut-être à le faire. Mais ce sera bien triste…

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    • julijojulijo

      – amada et aquila qui « ratisserait large à gauche » !!!! ça pour être large !! je me vois mal étant de « gauche » (pas forcément pure !) voter pour eux !!
      – quant à martine, elle sent le vent…c’est une de ses rares qualités… elle ne veut surtout pas obérer ses éventuelles chances….
      – l’appel des 72 maires …. sur combien ? en gros 35 000 en tout c’est pas forcément gagné ce plan marketing !
      me désolent un peu ces jours ci toutes les déclarations d’intentions de ralliement, de têtes de liste qui se positionnent ou pas, de supputations finaudes en tout genre….et ça va pas s’améliorer…outch !

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    • Félix WEYGANDFélix WEYGAND

      @ julijo : ;-D)) pas si souvent qu’on est d’accord, ça ne va pas s’améliorer … outch !

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  5. barbapapabarbapapa

    C’est le vieux monde ki veut encore et encore s’enkyster…

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  6. JMMJMM

    Je ne souhaite pas accabler Martine Vassal qui est respectable par sa position de Présidente de deux grandes collectivités locales, la Métropole et le département et une femme honorable notamment au regard de ses prises de position face au FN puis au RN qui ont toujours été constantes et claires.
    Mais il est Inutile de se précipiter et toute accélération serait synonyme de manque de confiance voire pourrait apparaître comme une forme de panique face à une menace voilée de bascule de la ville vers les extrêmes.
    Les équipes terrains LREM (les comités) qui dès l’été 2018 pour certains, ont exprimé le souhait d’une candidature autonome au premier tour en 2020 et la team Marseille en particulier qui travaille le fond (l’analyse de l’existant et les nombreuses carences constatées dans l’actuelle politique municipale, les demandes des citoyens, le programme, les propositions par secteurs) sont concentrés sur leur sujet.
    Pour le reste, c’est-à-dire la désignation du candidat et des têtes de listes par secteur ainsi que la stratégie globale dans le cadre d’éventuelles alliances au delà des partenaires habituels (le Modem, AGIR…) cela interviendra ultérieurement et en temps utile.
    N’oublions pas que suite à la loi PLM, l’élection municipale se joue en 3 tours (2 tours en principe dans les secteurs pour désigner les conseillers municipaux et le 3ème pour l’élection du Maire par les conseillers municipaux lors de la première séance).
    Il ne sert à rien donc de tirer des plans sur la comète et d’anticiper sur les alliances, les marseillais attendent autre chose de leurs futurs édiles et surtout une prise de distance vis-a-vis de ces petits arrangements d’avant scrutin!

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  7. ZumbiZumbi

    Mon royaume LR pour un fauteuil à la mairie !

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  8. Laurent MALFETTESLaurent MALFETTES

    Ces propos de Jean-Philippe Agresti, candidat à l’investiture qui a reçu Brigitte Macron hier à Marseille (relevés dans La Provence). Pour Félix Weygand…

    « Plutôt qu’une alliance, il faut un contrat politique. D’abord avec les Marseillais, autour de propositions. Ensuite avec des partenaires politiques. Avec Martine Vassal, nous partageons le combat contre le Rassemblement national. Mais ce n’est pas suffisant. Si on arrive à s’entendre sur d’autres questions, comme la place des mairies de secteur, tout devient possible. »

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    • Laurent MALFETTESLaurent MALFETTES

      Chacun est libre d’interpréter ce que ce leader En Marche entend par « la place des mairies de secteur ». Une demande d’autonomie des mairies de secteur, ou faut il entendre « les places dans les mairies de secteur »? De toute façon, on ne saurait mieux dire que « c’est négociable ». Marseille vaut bien un reniement…

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    • Félix WEYGANDFélix WEYGAND

      Oui Laurent, l’ingénuité et l’incroyable maladresse du propos montre bien qu’un peu d’expérience de la négociation comme de la parole publique font certainement défaut à Jean-Philippe Agresti (qui est par ailleurs un doyen de la Fac de droit et un vice-président de l’Université tout à fait conséquent).
      Mais il faut aussi se méfier de La Provence, peut-être que son propos n’était pas aussi lamentable que cela mais que la « Presse écrite locale » n’aimant tant rien que la politique politicienne elle n’a fait écho qu’à ce propos.

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  9. Laurent MALFETTESLaurent MALFETTES

    Allons Félix, résignez vous ! En Marche est colonisée par la droite, recrute à droite, pense à droite, penche à droite, agit à droite et s’alliera à droite. Les sociaux démocrates qui s’y sont égarés reviendront de leurs illusions… et au bercail. Alors on pourra tuer le veau gras !

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    • Electeur du 8eElecteur du 8e

      On trouve sur les réseaux sociaux des cartes passionnantes qui montrent où LREM a fait ses meilleurs scores aux européennes. Neuilly-sur-Seine (47,9 %), les arrondissements de l’ouest de Paris : 6ème, 7ème, 8ème (47,2 %), 16ème, 17ème, et quelques autres communes très « populaires » des Yvelines comme Saint-Nom-la-Bretèche (47,4 %). Et, ici, le 8ème arrondissement de Marseille (29,7 %)…

      Bref, LREM a remplacé le RPR-UMP-LR dans le coeur, le portefeuille et le bulletin de vote de la bonne bourgeoisie de droite. Pas exactement le coeur de l’électorat PS de naguère. Donc, oui, LREM est un mouvement de droite, sans sensibilité sociale ni écolo : toute la politique du gouvernement, dont les principaux poids lourds sont issus de LR, le montre. Les électeurs ne s’y sont pas trompés aux européennes, s’ils se sont laissés trompés à la présidentielle de 2017.

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  10. leravidemiloleravidemilo

    Vous voyez! On vous l’avez pourtant bien dit! Il suffisait d’attendre que s’ouvre la période des conversions/ouvertures/appel à… Nous y voila, et ceux qui envisageaient, contributeurs de ce forum ou autre collectif… une union genre embrassons nous folle ville citoyens, collectif(s)… ouvrant le compas vers les en marche allaient se retrouver bien marris. C’est d’ailleurs bien dans l’ordre des choses, et si LREM éclate  » le »parti de la droite, c’est tout simplement parce qu’il est lui même un parti de droite et qu’il n’y a guère de place pour deux, et la chose se reconnait d’ailleurs aisément à la politique qu’il met en oeuvre.
    Ensuite, ce n’est plus qu’une question de tempo et de méthode, et certain ci dessus indique bien la chose, trouvant Vassal bien trop hâtive, voire affolée, à son goût : Au 1er tour, ou au deuxième, voire au troisième pour les villes par secteur.s.. mais le fond de la démarche ne varie pas pour autant. Sauf que, en cas d’effondrement plus que total au premier, on pourrait peut être faire l’économie de la chose; ça c’est pour le cas très particulier de Marseille, puisqu’il s’agit de municipales; Ailleurs…
    Bon gauche, droite… tout ça ça fait un peu vieux monde hein; pour la gauche on peut toujours se poser la question, mais pour la droite (ainsi que pour la « gôche » qui applique la même politique, voir 2012-2017.) c’est du concret : Ils servent les mêmes véolia, Vinci, Bouygues, Eiffage… … bruxelloise commission cernée par les lobbys de véolia, Vinci…
    Et donc pour une union citoyenne, fédération populaire … arrimée, d’une façon ou d’une autre, aux acteurs de la gauche, LREM et (ou avec) l’actuelle nullicipalité, c’est comme qui dirait le camp d’en face. Allons Félix, renoncez y!
    D’autant que les argument fréquemment invoqués pour plaider à  » l’ouverture », manquent fort de pertinence. Il n’y a pas, dans le contexte actuel, d’autonomie ni d’étanchéité quelconque entre les enjeux nationaux et municipaux.
    Tout d’abord parce qu’un parti qui veut mettre en coupe réglée la pays, au seul bénéfice de ses commanditaires, n’a aucun avenir (vous le savez bien), s’il ne réussi pas son implantation locale. Ensuite, parce qu’un des enjeux de cette élection pour LREM est de se gratifier du nombre adéquat de « grands » électeurs pour faire sauter fissa le verrou actuel du sénat, et lui permettre de s’ébrouer avec plus de liberté, et donc d’efficacité pour la mise en oeuvre de sa politique; et ça aussi, vous le savez bien.
    Surtout parce que la totalité des décisions politiques prises par LREM, vont dans le sens de la politique que nous subissons à Marseille. Les exemples tombent comme à gravellote :
    Prenez l’article de Marsactu du 20 mai, « Un projet de décret met à mal la protection de la sainte victoire et de la nerthe. » : Ce projet, validé par le premier ministre déconcentre vers les préfets la procédure de validation des travaux concernant les sites classés, qui dépendait des inspecteurs des sites classés au niveau du ministère de l’environnement, sous prétexte bien sur de simplifier la chose, raccourcir les délais de traitement…. Le canard enchainé du 15/05 dit la même chose (« les sites classés laisse béton ») et cite le président des inspecteurs nationaux, David Couzin :  » On va voir fleurir les projets d’hôtels 5 étoiles dans les prochains mois, je peux vous le dire! Les promoteurs connaissent les ficelles pour faire passer les projets que l’on repousse depuis des années… ». Ceci de la part de quelqu’un qui est tenu au devoir de réserve, voyez le genre et le niveau de colère…! Cite aussi A Gady, prof à la Sorbonne :  » Dans les lieux à forte pression immobilière, où des projets sont repoussés avec constance depuis plusieurs années… on risque d’assister à un bétonnage de sites exceptionnels. »
    Le décret signé le 12 avril par E Philippe et F De Rugy, aux manettes de la « transition écologique » (tient tient, encore un ex E.e.l.v) est d’ores et déjà applicable. Dur dur de faire une politique contraire à Gaudin avec ces gens là!
    Allez, un autre exemple dans le même canard, l’article du 16 janvier « Les marchés publics ne le sont plus » « Un décret vient de dispenser certains contrats de toute publicité. Pourquoi se compliquer la vie?  » Il s’agit des marchés publics de moins de
    100 000 euros, concernant « les travaux, fournitures ou services » dits « innovants.  » Un adjectif fourre tout qui peut englober des emplettes aussi diverses que l’acquisition de trottinettes, de logiciels, d’outils ou d’ustensiles en tout genre ». Encore une belle « simplification », mise en oeuvre « pour une période de trois ans, à titre expérimental. Ces contrats une fois passés seront déclarés auprès de l’observatoire économique de la dépense publique, mais celui ci garde les infos pour lui et ne les publie pas. Déclarés aussi, à postériori ,sur la plate forme du ministère de l’économie, que seules les entreprises peuvent consulter. Décret d’ores et déjà en application lui aussi. Un pas décisif vers la transparence. Dur dur de faire une politique anti Gaudin avec ces gens là!
    Bon, je m’arrête; même pour un citoyen de base, moyennement informé, il en faudrait des pages et des pages, et puis encore des pages. Vous voyez Félix, il faut y renoncer!

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  11. Félix WEYGANDFélix WEYGAND

    Entre Leravi qui m’encourage à renoncer et Laurent qui me conseille de me résigner j’ai l’impression d’être un patient en fin de vie dont on se dit qu’un prompt décès vaudrait mieux que de le voir souffrir…😉
    Non ça va … ce n’est pas moi qu’il faut convaincre et, critiques ou approbations de LREM mises à part, on a plutôt de bonnes nouvelles du côtés des déclarations d’ouverture de EELV et LFI… Mais leur cumul sans re-capturer d’une manière ou d’une autre l’électorat de LREM, ne fait toujours pas une majorité.

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  12. Laurent MALFETTESLaurent MALFETTES

    La question des alliances partisanes semble se préciser, et même le collectif Mad Mars vient d’admettre, après avoir hésité, que LREM ne saurait faire partie d’une liste d’union de la gauche à Marseille. Dont acte.

    Restent les électeurs d’En Marche : les électeurs « d’une fois » de la présidentielle 2017, venus de la gauche « Ni Hamon ni Mélenchon » sont nombreux à s’être désolidarisés lors des élections européennes, en se réfugiant notamment dans le vote EELV. D’autres suivront, comme vous peut-être, et pourraient soutenir une liste de gauche « plurielle » en mars 2020.

    Mais cela ne suffira pas et nous devons regarder mieux : où sont passés les électeurs de la gauche historique qui pourraient faire l’appoint ? Beaucoup votent aujourd’hui Rassemblement National. Ils ne sont pas tous racistes ou égoïstes : il y a parmi eux beaucoup de jeunes, d’ouvriers, d’employés modestes qui partagent simplement nos exaspérations sur de nombreux sujets et veulent une rupture. Ils sont notamment concernés par le chômage ou l’insécurité, thèmes qui n’appartiennent ni à la droite ni à l’extrême droite et que la gauche a progressivement abandonnés pour se concentrer sur des sujets plus « bobos » tels que l’environnement et les questions de gouvernance (sujets qui me sont oh combien chers mais qui sont le cadet des soucis des pauvres qui n’ont pas les moyens de se nourrir bio et accepteront n’importe quel « coup de piston » pour trouver un boulot ou un logement, sans faire la fine bouche).

    La gauche à Marseille est donc placée devant une double obligation : d’abord s’unir, puis proposer un programme approprié pour rassembler l’électorat populaire par-delà ses appartenances, sans éluder les questions de la criminalité (de la sécurité) et du chômage (c’est aussi une question de sécurité).

    Bref, il nous faudrait un Rudy Giuliani de gauche !

    Martine Vassal ne fait peut-être pas un bon calcul : une alliance avec LREM lui permettrait peut-être de sauver les meubles au premier tour, mais elle risque de se trouver prise en tenaille au second tour entre deux camps du rejet : rejet de la gauche qui ne veut pas des héritiers, rejet du RN qui déteste Macron et ceux qui s’allient avec lui.

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    • Félix WEYGANDFélix WEYGAND

      Je suis d’accord avec cette analyse, je lui fais seulement une remarque : « où sont passés les électeurs de la gauche historique qui pourraient faire l’appoint ?  » ils n’existent plus du tout !
      la sociologie des classes populaires a beaucoup, beaucoup changée en 40 ans. Celles et ceux qui votaient soit socialiste soit communiste, jusqu’aux années 1980 étaient des employés et des ouvriers socialement insérés dans l’emploi (notamment grâce aux réseaux et dispositifs clientélaires organisés par le PCF et le PS et leurs relais syndicaux), et culturellement insérés par le remarquable et durable effort d’éducation populaire et d’inclusion communautaire que ces mêmes PCF et PS (et leurs associations, syndicats, etc.) ont mené pendant des décennies.
      L’échec depuis les années 80 des partis de gauche à satisfaire les aspirations de ces classes sociales et la mort de l’emploi comme « actif des transaction clientélaire » ont conduit au démantèlement progressif des dispositifs de terrain des partis de gauche. L’éducation politique et culturelle des nouvelles couches populaires (issues de l’immigration récente) et des nouvelles générations des couches populaires préexistantes, ne s’est plus faite.
      Les couches populaires issues des dernières vagues d’immigration ne votent plus du tout, lorsqu’elles votent encore une petit peu c’est motivées par des appâts clientélaires de court-terme (logement HLM, quelques emplois publics ou subventions associatives, places de crèche, etc.) qui aujourd’hui sont tous aux mains de la droite. L’électorat des autres couches populaires (sans être péjoratif : « les petits blancs »), vote RN, même si parents ou grand-parents ont eu la carte du PCF ou du PS dans la poche toute leur vie.
      Retourner cette tendance exigerait la reprise d’un travail de terrain, qui devra prendre des années avant de trouver un débouché politique (je signale qu’un tel travail est fait, mais n’e cherche pas un débouché politique mais culturel et éducatif, il est fait par les réseaux musulmans, notamment de mamans, souvent avec un objectif de promotion éducative encore plus que par conviction religieuse ; et chez les gitans par les pasteurs évangélistes, avec là une fonction d’intégration communautaire).
      Nous parlons d’élections qui ont lieu dans un an… donc pour remobiliser l’électorat populaire d’ici là…
      Mieux vaut parier sur une convergence entre les bobos qui votent LFI et EELV, les bobos qui votent LREM et les BourBours (pour bourgeois bourrins – souvent moins bourrins qu’on semble le croire dans ces commentaires et qui savent bien qu’il faut se débarrasser des héritiers Gaudin et reprendre la gestion municipale avec rigueur et bon sens) qui votent aussi LREM.

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  13. Laurent MALFETTESLaurent MALFETTES

    Le chemin sera long, c’est vrai. Raison de plus de se mettre « en route » tout de suite. En prenant le chemin de gauche…

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  14. leravidemiloleravidemilo

    Allons, allons Félix, ne voyez aucun « conseil » homicide dans les coups de coudes que nous échangeons; restez bien avec nous, nous souffrirons ensemble, puisque tel est notre lot, et peut être verrons ensemble la délivrance de cet interminable mandature de la nullicipalité.
    Je suis tout à fait raccord avec l’analyse de Laurent, ainsi qu’avec son descriptif de la présente situation, genre on n’est pas rendu mais les choses avancent et commencent utilement à se clarifier.
    Bien d’accord également avec nombre d’aspects de la votre, qui la modère plus qu’elle ne s’y oppose. Avec quelques critiques bien sur :
    Vous y allez quand même un peu fort en plaçant, pour les besoins de la démonstration (?), sur un même plan PC et PS (pardon P »S ») en matière de pratiques clientélaires, comme vous les nommez joliment. Ceci en particulier concernant notre bonne ville, dans laquelle le P »S » a instauré un système, basé sur l’exclusion du PC, c’est son origine historique hein, dans laquelle les pratiques clientélistes sont parvenues à une ampleur et à un caractère systémique sans aucune commune mesure avec aucune ville de France et de Navarre. Et ce, en même temps que les pratiques « cogestionnaires » et dès le tout début des années 50. Gaudin n’a fait que mettre les pas dans celui dont « il avait tout appris », y compris à marcher visiblement, et ce dans les dernières années du siècle…
    Et si vous avez fortement raison d’introduire dans l’analyse le facteur temps ( toujours stratégique en politique) ce qui permet de voir les choses de façon plus globale, il n’empêche que sur la période présente, les électorats bougent bien plus et plus rapidement que de coutume et que cela ouvre de nouvelles possibilités, limitées certes mais réelles. C’est le cas par exemple de l’électorat RN/FN, dont certaines marges sont mobiles, surtout sur des enjeux locaux, municipaux et plus concrets et perceptibles.
    A condition bien sur de ne pas dupliquer ici des schémas mentaux de diabolisation, qui ne recoupent aucune réalité sur le terrain, et ne sont que le fruit pourri des tactiques court termistes de nos politiciens nationaux; de Mitterand initialement, jusqu’à Macron qui vient de nous la resservir céans, avec le succès que l’on sait, et jusqu’à ce que ça leur pète entre les doigts, mais ils ne peuvent pas s’en priver, en sont addicts et n’ont plus que ça dans la musette.
    Et donc certes, la barre est haute et les marges de « manoeuvre » fort étroites, surtout avec le vote par secteur, mais la chose n’est en rien impossible.
    « Debout les gars en route (et les nanas aussi hein!) le soleil est levé
    allons mauvaises troupes il faut le rattraper
    en route en route, le soleil est levé
    en route en route, il faut le rattraper »
    Bon, j’ai enlevé le leitmotiv du refrain : au pas au pas, en route…
    parce que ce n’est plus d’époque, ça fait un peu militaire, et puis marcher au pas n’est surtout pas la bonne méthode en la matière. Chacun peut marcher du coté du chemin qui a sa préférence, baguenauder sur des écarts, le tout étant qu’à la fin, et au moment idoine, tout le monde soit sur la ligne d’arrivée…

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    • julijojulijo

      Je partage vos propos.
      mais il est quand même triste, très très triste de commencer par savoir qui est avec qui, contre qui et quoi…et pour faire quoi ? c’est la question, non ? après des décennies de nullicipalité.
      comme je le disais plus haut, on a pas fini d’en bouffer des grandes déclarations d’intentions plutôt vagues…de n’importe quoi.
      lequel des ces « challengers » tous aussi intéressants propose réellement un programme, ou des pistes pour élaborer un programme ?
      on en est aujourd’hui, bien en avance, à proposer des noms, des têtes, des chefs…qui réuniraient qui ? autour de quoi ???

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