Les représentants des délogés déçus de la première réunion sur la charte du relogement

Furax
Bref
Violette Artaud
11 Avr 2019 1

“C’est scandaleux, la mairie n’a pas tenu ses engagements.” Au lendemain de la première réunion de travail entre services de la Ville et associations censée porter sur la charte du relogement, les délogés voient rouge. “Nous avions demandé trois choses : la clarification des propos de Jean-Claude Gaudin sur la fin de l’hôtel et le passage de 3 à 2 propositions de relogement, la prise en charge des repas pour les plus précaires, et un premier retour sur notre charte. Nous n’avons rien eu”, déplore Martin Lefebvre, de l’Assemblée des délogés. La réunion, qui se tenait en préfecture, avait en effet pour but affiché d’entamer un travail commun sur la charte du relogement afin d’en proposer une version lors du prochain conseil municipal en juin (lire notre article).

La semaine dernière, associations et collectifs avaient posé sur la table une première version détaillée du document qu’ils souhaitent voir appliquer. Face à eux cette semaine, un seul élu, Patrick Padovani en charge de l’hygiène et de la santé. “Monsieur Padovani n’a aucune marge de manœuvre et cela prouve bien que la mairie joue la montre, ne veut pas avancer sur ce dossier”, estime Bernard Eynaud du collectif du 5 novembre. Contacté, l’élu n’a pas répondu à Marsactu dans les temps impartis à la publication de cet article. Tout comme le service presse.

La métropole n’a quant à elle pas répondu à l’invitation pour participer à ces réunions. Ce vendredi, les associatifs rencontreront le ministre du logement Julien Denormandie, en déplacement à Marseille. L’occasion de rappeler au représentant de l’État leur situation, qui dure maintenant depuis plusieurs mois. Les associations prévoient également le lancement d’une pétition en soutien à la charte du relogement qu’ils ont établi.


A la une

Élus et policiers municipaux plébiscitent les caméras portatives qui ne filment jamais
Les policiers municipaux de Marseille, de Venelles ou encore de Saint-Martin-de-Crau vont pouvoir redevenir vidéastes. Le 16 avril, le préfet de police des Bouches-du-Rhône...
[Document] Dès 2016, une étude comptait 1100 logements très dégradés à la Belle-de-Mai
Y a-t-il un tiroir spécial où la Ville range ses études urbaines ? Un tiroir avec la particularité d'avaler la clef avec laquelle il...
Marseille manque-t-elle de bureaux ? Le vrai du faux
Vœux de début d’année, inauguration, bilan….. À chaque sortie devant les journalistes,  Jean-Luc Chauvin l'assure : "Marseille manque de bureaux pour accueillir des entreprises...
La fille de Zineb Redouane demande le dépaysement de l’enquête
Quatre mois et demi après le décès de Zineb Redouane à Marseille, Yassine Bouzrou, l’avocat de sa fille Milfet, a contesté le 15 avril sur France...
Au squat Saint-Just, après quatre mois d’accueil, la menace de l’expulsion s’accentue
Le squat Saint-Just a gardé ses airs de petite communauté joyeuse autogérée, mais l'effervescence n'est plus la même. Les 4 et 5 avril, la...
L’architecte du Vélodrome version 98 ne peut faire valoir ses droits sur le stade
Le post-scriptum de l'enrhumoir ou le testament d'une corolle. Il y a un an, Marsactu révélait que l'ancien architecte du stade Vélodrome, Jean-Pierre Buffi,...

Commentaires

Vous devez être vous-même abonné pour écrire un commentaire sur un article réservé aux abonnés.

  1. petitvelopetitvelo

    Sacrés délogés, ils ne suivent pas plus que les gilets jaunes ! Les assises du logement, c’est comme le grand débat national, c’est fini. Maintenant il faut parler d’autre chose. c’est gênant à la fin de pointer tous ces dysfonctionnements. Il y a des élections qui arrivent, c’est sérieux ça !

    Signaler

Ajouter un commentaire

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire