Les deux policiers qui avaient ouvert le feu sur un chauffard mis en examen

Suites
Bref
Clara Martot
6 Mai 2019 2

Selon La Provence, les deux policiers municipaux qui avaient tiré sur un chauffard à Marseille le 28 avril ont été mis en examen pour « blessures avec arme » et placés sous contrôle judiciaire. Ce jour-là, dans le quartier de Sainte-Marguerite (9e), les agents avaient tiré à trois reprises, une première chez les agents municipaux de la ville, armés depuis trois ans. L’homme touché par les balles, déjà condamné par la justice, venait de griller un feu rouge avant de s’engager à contre-sens sur le boulevard Paul-Claudel pour échapper aux agents.

C’est lorsque que le chauffard a entamé une marche arrière alors qu’un des policiers se trouvait derrière le véhicule que les deux autres agents ont ouvert le feu. Pour l’avocate des mis en examen, Me Sandrine Pauzano, il ne fait aucun doute que « la légitime défense sera retenue ». En attendant, le chauffard a, lui, été mis en examen pour violence avec arme par destination, et non pour tentative d’homicide. « La thèse de la légitime défense ne peut donc pas prospérer », estime l’avocat du jeune homme, Me Frédéric Monneret.

L’article 435-1 du code de la sécurité intérieure autorise les policiers à user de leur arme « si elle vise à stopper des véhicules (…) dont les conducteurs n’obtempèrent pas à l’ordre d’arrêt », dès lors que des occupants sont « susceptibles de perpétrer des atteintes à la vie ou à l’intégrité physique » d’autrui. L’enquête permettra d’évaluer si ces critères étaient ou non rassemblés.

Source : La Provence

A la une

Comment le Mucem s’est retrouvé sur le maillot de l’OM
Un terrain de foot sur le toit du Mucem. L'image est un peu inhabituelle. Pour sa deuxième année comme équipementier de l'Olympique de Marseille,...
Saïd Ahamada (LREM) tente de sortir du peloton sur la route des municipales
Saïd Ahamada ne veut plus attendre. Mercredi, le député LREM de la 7ème circonscription des Bouches-du-Rhône et candidat à l'investiture de son parti pour...
L’État remet à plus tard le sauvetage de l’étang de Berre au bord de l’asphyxie
"Faut-il réhabiliter l'étang de Berre ?". Alors que l'état alarmant du site ne fait plus de doute (lire notre article), l'État vient de remettre...
L’éditorial de FOG qui fâche Bruno Gilles… et les journalistes de la Provence
Au sein des colonnes de La Provence, la plume de Franz-Olivier Giesbert, alias FOG, directeur éditorial du titre depuis 2017, va et vient avec plus...
Travaux ferroviaires sur la ligne Marseille-Aix : « modernisation » ou « projet dément » ?
Les voyageurs entre Marseille et Aix, et au delà vers les Alpes, verront-il un jour un service cadencé, à la régularité irréprochable comme cela...
La Bonne-mère, une basilique au bord de la crise de nerfs
Elle est un symbole de Marseille. Calée sur un ancien fort militaire dont elle tire son nom, elle est censée garder et protéger les...

Commentaires

Vous devez être vous-même abonné pour écrire un commentaire sur un article réservé aux abonnés.

  1. PromeneurIndignéPromeneurIndigné

    On ne peut que ce féliciter de cette réaction rapide de la justice ! En revanche qu’en est-il des enquêtes concernant des soi-disant gardiens « de la Paix » qui ont tabassé à mort une jeune femme alors qu’elle sortait de son bureau?. Ou concernant celui qui a blessé grièvement Mme REDOUANE une octogénaire alors qu’elle fermait ses volets ?Il semble que les procédures concernant les GJ sont plus rapides pour ne pas dire plus expéditives

    Signaler
    • petitvelopetitvelo

      Il pouraait même sembler que pour un policier MUNICIPAL la justice de l’ETAT soit BEAUUUUUUCOUP PLUS RAPIDE que pour un agent de l’Etat. Le fait du prince ?

      Signaler

Ajouter un commentaire

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire