Le recours à la police crispe les relations entre syndicats et présidence de l’université
Des syndicalistes attroupés devant le Palais du Pharo. (Photo : Anton Kopp)
La CGT, l’Union étudiante et d’autres organisations syndicales ont été reçues par la présidence d’Aix-Marseille Université (AMU) dans le palais du Pharo, pour faire valoir leurs revendications à la veille de la mobilisation très attendue du 13 octobre. Un sujet a particulièrement cristallisé les tensions. Celui de l’intervention des forces de l’ordre contre les étudiants mobilisés dans l’enceinte des campus. L’intersyndicale déplore les réponses apportées par la présidence, qui se dit prête à faire appel aux forces de l’ordre en cas de tentatives d’occupation ou de blocage des sites universitaires.
« Ils nous empêchent de nous organiser comme nous l’entendons et enverront la police si on ne respecte pas leur cadre », fustige Ludivine, membre de l’Union étudiante. Dans un communiqué rendu public, le président de l’université, Éric Berton, se justifie par une seule priorité, « garantir la sécurité des personnes et des biens publics ». Cédric Bottero, membre de la CGT et présent lors de la réunion avec la présidence d’AMU, estime qu’un cap a été franchi lors de l’intervention policière dans le campus Schuman à Aix-en-Provence mercredi 7 octobre, qu’il juge disproportionnée.
Dans un contexte où un certain nombre de campus universitaires ont procédé à une fermeture administrative, la présidence propose de mettre à disposition un amphithéâtre sur chaque site pour laisser les étudiants exprimer leurs revendications.

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