Interpellations après un carnaval de la Plaine maintenu en pleine pandémie
Plusieurs milliers de personnes étaient réunies ce dimanche à Marseille pour le carnaval indépendant de la Plaine. La manifestation annuelle a déambulé dans le centre de Marseille, sans déclaration préalable en préfecture, comme à l’accoutumée. Après une année blanche, les organisateurs avaient fait le choix de maintenir l’événement, un des appels interrogeant les habitués en ces mots : « De quel bois vous chauffez-vous donc depuis ? N’avez-vous plus de Caramantran à condamner et brûler ? » Cette année, les cibles du carnaval étaient les ministres Roselyne Bachelot et Gérald Darmanin dont les effigies ont été incendiées en fin de défilé. Mais le carnaval a surtout fait parler de lui pour le peu de masques portés (sur la bouche) par les participants et l’absence de respect des gestes barrière.
La préfète de police elle-même a condamné fermement la tenue de la manifestation festive en pleine pandémie.
❌ Ni déclaration en préfecture, ni masques, ni distanciation physique. Irresponsabilité totale des participants au carnaval de #LaPlaine à #Marseille en pleine crise sanitaire.
— Préfet de police des Bouches-du-Rhône (@prefpolice13) March 21, 2021
La préfecture de police a ensuite un communiqué où elle réaffime sa désapprobation. « L’irresponsabilité, les violences et les dégradations commises par les participants au carnaval de la Plaine sont injustifiables ».
Les forces de l’ordre ont verbalisé plusieurs carnavaliers pour non respect des gestes barrière et procédé à sept interpellations lors de la dispersion du cortège après 19 h. Sur les réseaux, plusieurs responsables politiques ont condamné la manifestation. Renaud Muselier, président (LR) de la région dénonce notamment « une honte » en « pleine crise sanitaire, après une année de combat pour nos soignants ». L’adjoint au maire chargé de la sécurité, Yannick Ohanessian (PS) a pour sa part estimé que « rien ne justifie l’absence de respect des gestes barrière et du couvre-feu ».
30.000 pillards à Marseille souligne le Préfet… Soit la moitié de l’affluence du stade vélodrome ! C’est une honte de mentir ainsi pour couvrir ses propres incompétences et celles de ce gouvernement.
Dans les années 80, à Paris, les forces de l’ordre laissaient faire les casseurs, quand ils n’en étaient pas les acteurs eux-mêmes, à des fins d’exploitation politique.
Ce Préfet a bien lu son manuel d’histoire. Mais personne n’est dupe de ce mensonge.
Se connecter pour écrire un commentaire.