En conflit avec leur hiérarchie, des agents de la métropole alertent sur leur situation

Bordilles
Bref
le 10 Fév 2026
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Kader, Jacques, Philippe, Yassine et Laurent du service de la redevance spéciale, avec Jean Sansone de SOS Corruption. (Photo : JfP)
Kader, Jacques, Philippe, Yassine et Laurent du service de la redevance spéciale, avec Jean Sansone de SOS Corruption. (Photo : JfP)

Kader, Jacques, Philippe, Yassine et Laurent du service de la redevance spéciale, avec Jean Sansone de SOS Corruption. (Photo : JfP)

Un an et demi après leur grève, cinq des dix agents du service de la redevance spéciale de la métropole étaient réunis ce mardi devant le siège de l’institution dirigée par Martine Vassal, la candidate de la droite et du centre, les 15 et 22 mars à Marseille, pour alerter sur leur situation. Kader, Jacques, Philippe, Yassine et Laurent, chargés de contrôler les déchets des commerces des 92 communes de la métropole, dénoncent l’absence de soutien de l’établissement public dans leur conflit avec leur hiérarchie.

Depuis plusieurs mois, les agents dénoncent des faits de harcèlement (moral et sexuel), des discriminations (syndicales, raciales) et même des menaces de mort. Ils assurent avoir déposé une quinzaine de plaintes au tribunal judiciaire et au tribunal administratif et sont accompagnés dans leurs procédures par SOS Corruption. Début mai 2025, le tribunal administratif a d’ailleurs annulé la mutation d’office de Yassine sur un poste de cantonnier.

Les agents s’inquiètent également de leur situation personnelle. Tous refusent de réintégrer leur service ou un autre de la direction des déchets avec qui ils sont en conflit. Tous sont par ailleurs en arrêt maladie, et la plupart ne perçoivent plus qu’un demi-traitement. Certains sont aussi sous antidépresseur. Contactée, la métropole souhaite ne pas faire de commentaire.

Jean-François Poupelin

Commentaires

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  1. 9zéros 9zéros

    Allô Lycées, enfin une mesure forte qui va permettre de réparer les plafonds qui s’écroulent, les toits qui fuient, les mobiliers vétustes, les fenêtres qui ne ferment plus, les aérations bouchées, les sanitaires du 20eme siècle, les emplois du temps absurdes, les cantines infâmes et puis certainement créer de nouveaux postes de professeurs, Allô Lycées fallait y penser!

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    • AlabArque AlabArque

      Bien sûr que pour les classes surchargées (nb d’élèves / nb de profs) ça relève de la politique ministérielle, de choix budgétaires élyséens ou matignonnesques (maquignonnesques ?).
      Mais pour les conditions matérielles = état du bâti, fluides, entretien sanitaire, équipements divers, ça semble dépendre de la région.
      Un signalement systématique sur un n° Allô Lycées peut aider en faisant prendre conscience à Nos zélus (&/ou aux ‘fonctionnaires territoriaux’) que la communauté enseignante, pas plus que la communauté ‘apprenante’, n’est résignée ni à avaler toutes les couleuvres, ni à ramer pour faire voguer toutes les galères. Sûr que si on ‘fait avec’ sans moufter, les apparatchiks n’ont aucune raison de vouloir améliorer l’existant.
      Quant aux emplois du temps, c’est en gros l’interface entre démographie (nombre de profs & d’élèves = ministère / rectorat) et topographie (gestion de salles, bâti, capacité, équipements = région). Là aussi, un gueuloir téléphonique = cahier de doléances !
      Pas forcément suffisant, mais déjà nécessaire (et urgent)

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