Benoît Payan demande à l’État l’autorisation d’ouvrir une halte soin addiction à Marseille
Matériel d'injection mis à disposition par le Bus 31/32, association qui accompagne les usagers de drogue. (Photo : Geneviève Mitry)
Jeudi 1er octobre, Benoît Payan (DVG) a envoyé une lettre au Premier ministre co-écrite avec onze maires dont celui de Paris, Strasbourg, Lyon, Lille, Nantes et Montpellier. Ensemble, ils appellent à une « réponse concrète à la consommation de drogue dans la rue » et « réclament la pérennisation légale des Haltes Soins Addictions (HSA) ». Ces centres d’accueil de consommateurs de drogue dans l’espace public permettent une prise en charge de ces publics par des professionnels de santé. Ils sont autorisés dans le cadre d’expérimentation depuis 2016 uniquement à Paris et à Strasbourg. Une missive qui remet sur la table cette vieille promesse du Printemps Marseillais. En 2024, un établissement devait ouvrir dans le centre-ville de Marseille. Mais le dossier a été avorté au dernier moment.
Depuis plusieurs mois, les associations tirent la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié le même jour, le collectif d’associations liées à l’aide sociale TEMPO décrit une situation qui « n’est plus tenable » face à une augmentation forte des consommateurs, en particulier de « crack ». « Les situations rencontrées dans l’espace public se sont profondément aggravées et diversifiées. Les femmes et les jeunes sont durement touchées. » Un constat d’autant plus alarmant que le Sleep In, centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (Caarud) à Marseille, est fermé pour insalubrité depuis juillet.
Dans les locaux burinés de l’ancien Marché du Soleil ? Que l’on pourrait rebaptiser Marché du Sommeil et de la réhabilitation consentie.
Se connecter pour écrire un commentaire.