5-Novembre : une tribune demande le réexamen de la protection fonctionnelle de Julien Ruas
Le procès en appel des effondrements de la rue d’Aubagne, le 5 novembre 2018, démarre le 2 novembre, à Marseille. Des collectifs (l’assemblée des personnes délogées, un centre-ville pour tous, le collectif du 5-Novembre, le réseau éducation sans Frontières des Bouches-du-Rhône…) mais aussi plusieurs représentants des familles des huit victimes réclament, dans une tribune publiée dans La Marseillaise, le réexamen par la Ville de Marseille de la protection fonctionnelle accordée à Julien Ruas, ancien adjoint au maire d’alors Jean-Claude Gaudin chargé de la prévention des risques.
En première instance, l’ex élu a été reconnu coupable des huit homicides involontaires, et condamné à deux ans de prison avec sursis. Les signataires de ce texte s’émeuvent des sommes déjà dépensées – 365 000 euros selon La Marseillaise – par la collectivité pour la prise en charge de ses frais d’avocats. La tribune réclame donc, à l’aube du nouveau procès, « de réexaminer si le maintien de cette protection reste justifié dans son principe », « de fixer et justifier a minima un plafond explicite dans les nouvelles conventions à conclure pour la phase d’appel », « d’évaluer si le montant journalier/nombre d’heures facturé et l’absence de dégressivité légitiment une limitation de la prise en charge ». Elle demande, enfin,« de rendre publique une évaluation actualisée et complète du coût total de cette protection fonctionnelle, passé et à venir ».

Précision en passant : la légende de la photo est inexacte, le siège de l’association Fouque est certes avenue de Mazargues, mais dans le quartier de Sainte-Anne et non « à Mazargues ».
Mais la vraie question est : que vont devenir les jeunes qui étaient suivis dans le foyer ? Apparemment, ce n’est la préoccupation de personne.
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