Boulevard urbain sud, attention freinage d’urgence ?

Décryptage
le 22 Oct 2019
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À cinq mois des élections municipales, Martine Vassal (LR) a rouvert le débat sur l'impact environnemental du boulevard urbain sud, cette rocade de 8 km prévue à Marseille, objet d'une large contestation. Mais la métropole va devoir manœuvrer serré avec les entreprises chargées du chantier.

La fin de la première tranche du boulevard urbain sud, près de Sainte-Marguerite.

La fin de la première tranche du boulevard urbain sud, près de Sainte-Marguerite.

L'enjeu

La présidente de la métropole, candidate à la mairie, a annoncé de nouvelles études sur le projet de rocade dans le sud de Marseille qui fait débat. Mais une partie des procédures sont déjà lancées.

Le contexte

Des associations sont mobilisées depuis plusieurs années sur ce sujet, rejointes par l'opposition de gauche et LREM. Ils demandent un moratoire complet sur les travaux.

Pause. Il faut des « études plus poussées » sur l’impact environnemental du boulevard urbain sud, a annoncé Martine Vassal le 26 septembre. Lecture. Les tronçonneuses sont passées à l’action mi-octobre, non loin de la Pointe-Rouge. Stop ou encore ? Avec cette rocade serpent de mer à 300 millions d’euros, la présidente LR de la métropole Aix-Marseille Provence trouve un défi de taille sur le chemin de son « agenda environnemental ».

« On ne peut pas aujourd’hui lancer du tout-voiture, éliminer des arbres du paysage sans qu’il y ait une conséquence », a défendu dans l’hémicycle métropolitain ce jeudi celle qui a fait du verbe « respirer » l’un des axes de sa campagne municipale. Mais il y a une barrière à sa remise en cause du chantier. Elle est matérialisée par l’avenue de Lattre de Tassigny. À l’est, vers Sainte-Marguerite, se trouve la troisième et dernière tranche, qui doit être réexaminée à l’aune de la préservation « des espaces et de la qualité de vie ». À l’ouest, vers la Pointe-Rouge, la deuxième, où les travaux sont imminents. La première tranche, lancée en 2017, est en cours de finalisation entre Saint-Loup et Sainte-Marguerite.

Source : fond de carte métropole Aix-Marseille Provence, adaptation Julien Vinzent.

Avancer sur la deuxième tranche, c’est prendre le risque de laisser un boulevard coupé en deux, avec au milieu cette troisième tranche en pause. Et surtout laisser prospérer un décalage, à mesure que les pins du Roy d’Espagne, entre 50 et 200 selon les comptages, tomberont.

Il faut être clairs avec les gens

Lionel Royer-Perreaut, maire des 9e et 10e arrondissements

Cette contradiction n’a pas échappé à Lionel Royer-Perreaut, maire LR des 9e et 10e arrondissements, qui se targue d’avoir soufflé l’idée de la pause à Martine Vassal : « Sur la tranche 2, c’est déjà lancé. Il faut des arbitrages politiques rapides pour éviter d’aller trop loin dans la procédure. Soit on s’oriente vers des aménagements à la marge et cela ne nécessite qu’une pause. Soit c’est autre chose et il faut appuyer sur le bouton stop si on veut être crédibles. Il faut être clairs avec les gens, sinon je comprendrais que cela puisse interpeller », commente-t-il. Il plaide donc pour une réunion entre les élus concernés « au plus tard début novembre », pour être en mesure d’apporter cette clarification.

En attendant, les élus d’opposition se sont engouffrés dans la brèche, aux côtés des associations regroupées dans le collectif anti-nuisances BUS (CAN BUS). Le 17 octobre, les partis engagés dans l’union de la gauche dite Le printemps marseillais faisaient justement leur première apparition publique au parc de la Mathilde, qui doit être amputé par le boulevard. « Quand on a attendu 83 ans [le projet remonte à 1936, NDLR], on peut attendre trois ans de plus. Les travaux s’arrêtent, on réfléchit », a plaidé Benoît Payan (PS). Un terrain par ailleurs largement investi, d’Europe écologie – Les Verts à la République en marche. Conseillère métropolitaine socialiste, Annie Lévy-Mozziconacci veut croire que la proximité des élections permette de « jouer la montre ».

Un marché déjà signé, un autre en attente

Il peut y avoir une négociation sans surcoût trop important.

Eugène Caselli, ex président de la communauté urbaine (PS).

Concrètement, malgré les tronçonneuses, les marchés de travaux ne sont pas encore lancés sur cette deuxième portion qui va du Roy d’Espagne et du sud de Mazargues. Mais le groupement des sociétés Ingerop, Egis et Stoa travaille en ce sens depuis avril 2019. Faut-il les mettre en pause, peut-on le faire sans frais ? La métropole n’a pas répondu à cette question avant la publication de cet article. « S’il ne s’agit que d’une modification, il peut y avoir une négociation avec les entreprises sans surcoût trop important. Mais arrêter complètement poserait un problème financier plus conséquent », estime pour sa part Eugène Caselli, ancien président PS de la communauté urbaine de Marseille. « Des avenants, ça aura un coût. Mais cela peut-être équilibré par l’évolution du troisième tronçon », veut rassurer Cédric Matthews, militant gauche républicaine et socialiste, qui planche sur le volet juridique pour le Printemps marseillais.

Sur cette fameuse troisième tranche, le calendrier est légèrement moins avancé. Aucun prestataire n’a encore été retenu pour superviser le chantier et les marchés de travaux. Donc personne pour réclamer un chèque de dédommagement. Mais après la clôture de l’appel d’offres le 2 septembre, la métropole est censée passer à l’étape suivante. Lecture, pause, stop ? Là encore, elle ne nous a pas livré ses intentions, pas plus qu’au collectif CAN BUS, à qui aucun détail n’a été livré sur la méthode envisagée.

Le passage du boulevard urbain sud au milieu du parc de la Mathilde. Au-dessus, le boulevard de la Gaye, qui offrirait un passage alternatif. En bas à gauche, le futur terminus du tramway à la Gaye. Source : métropole Aix-Marseille Provence, dossier d’enquête publique.

Au sein de ces associations, un des scénarios alternatifs miserait sur un abandon de la route au profit d’une ligne de tramway, à partir du terminus prévu à la Gaye, non loin de la fin du premier tronçon. Lequel devait ensuite poursuivre vers une autre direction, La Rouvière.

Une perspective qui dépasse de loin l’évolution envisagée par Lionel Royer-Perreaut, maire des quartiers traversés. Pour lui, outre le parc de la Mathilde, où un léger décalage du boulevard peut limiter l’amputation, « l’enjeu de biodiversité se concentre sur les jardins familiaux Joseph-Aiguier. C’est de l’agriculture urbaine à l’état pur, avec à côté des cures d’air. » Sauf à remettre en cause le boulevard, l’option serait alors de passer en tunnel sous les jardins familiaux. Ce qui nécessiterait une nouvelle enquête publique. De quoi rembobiner jusqu’au stade de l’enquête publique.

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Commentaires

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  1. Tarama Tarama

    Pardon mais il y a quelques imprécisions. Le boulevard urbain sud ne saurait être remplacé par un tramway puisque le premier est un périphérique et le deuxième serait radial, vers Castellane et Dromel (en doublant une bonne partie du métro donc, spécialité locale).

    Sur la vue aérienne, on ne voit pas de terminus de tramway, mais des avenues à 5 voies (sans compter les voies de bus) qui se croisent.
    Le tramway n’étant à ce stade qu’une chimère (ou une promesse électorale, ce qui revient au même).

    Enfin, sur la droite du document, on voit parfaitement des terres maraîchères agricoles encore en activité, celles de la bastide des Charmerettes, et on voit aussi toute l’hypocrisie des documents d’urbanisme car ces terres sont hachurées en rouge pour la voirie sur le PLU, pour une part, et constructibles pour les promoteurs immobiliers, pour l’autre part.

    Malheureusement elles semblent avoir échappé au radar des collectifs et autres élus d’opposition opposés au BUS, pourtant il s’agit probablement de la dernière grande surface agricole encore en activité dans le sud de Marseille.

    Plutôt que d’aller faire des fermes urbaines sur des talus autoroutiers à grands frais de dépollution, là on a la terre travaillée en agriculture depuis des décennies. Il n’y en a plus guère après le bétonage des dernières parcelles maraîchères à Bonneveine il y a une dizaine d’années.

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    • Reuze Reuze

      Les terres agricoles perdues sont irremplaçables mais tous semblent ou feignent de l’ignorer.

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  2. toine toine

    Ce qui est hallucinant, c’est que les abrutis à la tête de notre ville depuis 25 ans n’aient pas songé à mettre un TRAMWAY sur cette satanée L2 et sur ce funeste BUS!
    Comme si on croulait sous les TCSP à Marseille….

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    • Tarama Tarama

      Un tramway pour aller entre où et où ?
      Ce n’est pas comme ça que fonctionnent les transports en commun, ils doivent desservir les lieux les plus fréquentés, de manière radiale (périphérie->centre).
      Les TCSP périphériques, c’est quand on a fait les autres avant (comme ils commencent à l’envisager à Paris qui a le réseau le plus dense au monde). On en est très loin à Marseille.

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    • Laurent MALFETTES Laurent MALFETTES

      Un tramway pour relier La Valentine à Borelly en passant par ste Marguerite, ça mérite une étude. Ou un BHNS. Un important besoin de transport existe entre l’est et le sud, sinon on ne parlerait pas du BUS, pas vrai ?

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    • Julien Vinzent_ Julien Vinzent_

      Bonjour,
      une précision : un bus en site propre est prévu sur l’ensemble du tracé. (le projet en lui-même aurait sans doute mérité un encadré)

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    • Laurent MALFETTES Laurent MALFETTES

      Merci pour cette précision qui rend le projet un peu moins antipathique. Reste à le connecter avec la zone de La Valentine…

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    • Tarama Tarama

      @Laurent Mon propos est bien de dire que les tracés de TCSP et de voies destinées aux véhicules individuels ne sont pas les mêmes.
      C’est bien connu des spécialistes des transports en commun.
      On accepte de faire des détours kilomériques dans sa voiture que parce qu’on y est confortablement assis dans sa bulle. Les logiques ne sont pas les mêmes en TC. Il faut être rapide, efficace, plus que la voiture, sinon le transport ne fonctionne pas.

      Il faut d’abord relier les points toucher par le boulevard urbain sud (Saint-Loup, la Gaye, la Soude, Roy d’Espagne, Pointe Rouge) au centre-ville en vrai TCSP avant de se consacrer à un tram périphérique.

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    • Laurent MALFETTES Laurent MALFETTES

      @Tarama
      Je ne suis pas du tout spécialiste de ces questions, mais j’observe que la « règle » que vous évoquez n’est pas intangible. A Paris, par exemple, il y a trois lignes de tram non « radiales » : une périphérique, construite patiemment sur le tracé des Maréchaux, une autre également périphérique sur l’axe nord-sud entre La Défense et la porte de Versailles, ou encore une entre Viroflay et Chatillon. Je continue de penser qu’il n’existe pas de modèle préétabli et qu’on peut/doit se pencher sur la question en osant remettre en cause des certitudes héritées du passé, éventuellement obsolètes. Même en adoptant votre raisonnement, la question d’une liaison tram entre La Valentine (voire Aubagne) et Sainte-Marguerite pour assurer une desserte de qualité entre l’est et le centre pourrait parfaitement se justifier…

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  3. EGP1375 EGP1375

    Couper les arbres, massacrer les quelques parcs et espaces verts qui subsistent, remplacer les arbres centenaires vestiges des campagnes et bastides marseillaises par des façades végétalisées et des toits terrasses plantés de gazon qui brûleront aux premières chaleurs estivales, voilà tout ce que les élus marseillais savent faire. Et bien sûr multiplier les permis de construire, le bétonnage « à pas cher » et encaisser les taxes d’habitation. « Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonné, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l’argent ne se mange pas » (proverbe indien).

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  4. David David

    Un ami retraité vivant vers Joseph Aiguier m’a raconté l’autre jour que Dominique Tian avait fait une réunion publique avec le CIQ du coin voici quelques mois. Il y aurait promis le tramway « de castellane jusqu’au cabot », avec passage par schloesing (donc= mise en tunnel de la circulation routière à cet endroit..).

    Vu le BAZAR (je ne sais quel autre jour terme employer, à moins de paraître très vulgaire) que constitue la circulation à ce jour sur cette zone, je me demande ce que ça va donner…si cette promesse passait, bien sûr, le stade des municipales… (d’ailleurs, quid du statut d’éligibilité du sieur tian, suite à ses déboires fiscaux ?)

    Ahlala, Marseille…

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    • Tarama Tarama

      Cette question du tunnel Schloesing a fait l’objet de plusieurs articles sur Marsactu, car les contraintes techniques importantes s’y croisent avec des embrouilles administrativo-financières.

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  5. Pascal L Pascal L

    En gros on vient de déclencher un chantier conséquent et coûteux qui va produire une 4 voies (dont une réservé à un bus) qui va butter sur le stade d’une école privée construit sans permis au nord et sur un rond point au sud
    Entre les deux – car il ne faut pas se leurrer, dans ces quartiers où le nombre moyen des véhicules possédés par ménage est l’un des plus élevé d’Europe, l’aspirateur à voiture va fonctionner – la circulation se répandra de chaque coté de ce « bouchon » par toutes les petites rues possibles. Mais pour l’instant flattons l’électeur local sous couvert de défense de l’environnement. Ça verdi l’image et ça va rapporter les voix des NIMBY (acronyme de l’expression « Not In My BackYard », qui signifie « pas dans mon arrière-cour ») à peu de frais car la liaison est utile et comme l’emprise prévue depuis fort longtemps ne peut plus être déplacée sans provoquer encore plus de conflit donc on verra tout ça après les élections ….
    Une quatre voies pratique qui est stoppée sur 2 km, ça nous rappelle la L2 en pire. C’ est à Marseille et nulle part ailleurs.

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    • MarsKaa MarsKaa

      Malheureusement tout à fait d accord… vision à court terme, electoraliste, et rien d autre…

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  6. cedric matthews cedric matthews

    Courrier aux élus Marseillais

    Le 3 septembre dernier, l’appel d’offre pour attribuer le marché de la tranche des travaux de sainte Marguerite au bd de Lattre de Tassigny a été clos. De façon bien pensée, les travaux devraient débuter après l’élection municipale de mars 2020. Reste à faire voter par le conseil métropolitain, durant ce mois d’octobre la validation de l’attribution du marché à l’entreprise de BTP qui a répondu au mieux à cet appel d’offre.
    Rappelons qu’aujourd’hui les travaux du BUS relient l’échangeur Florian au bd Sainte Marguerite. La tranche suivante, va aussi faire disparaitre directement ou indirectement de nombreux espaces verts (jardin de la Mathilde, jardins partagés de Joseph Aiguier..) et espaces préservés. Cette infrastructure autorise aussi la densification urbaine et la création de nombreuses opportunités immobilières.
    Au final, la voie urbaine sud qui devait désenclaver le secteur ne va qu’accompagner la densification urbaine et la circulation automobile, qui vont se faire au détriment des habitants actuels et de nombreux espaces verts, de la qualité de l’air et des zones de tampons micro-climatiques.
    Notons que l’assemblée nationale a adopté le 13 juillet 2018 une modification de l’article premier de la constitution aux termes duquel « la République agit pour la préservation de l’environnement et la diversité biologique et contre les changements climatiques ». Ceux-là mêmes qui se revendiquent jusque dans leur nom, les Républicains, devraient prendre au sérieux ce changement voulu par le parlement de l’article 1er de la constitution. Rappelons qu’aucune étude d’impact sur le changement du micro-climat et donc des climats n’a été réalisée concernant la réalisation du BUS et de son fonctionnement.
    Nous sommes donc dans une situation où la construction de cette infrastructure qui va couter plus de 300 millions d’euros aux marseillais va à l’encontre du futur article 1er de la constitution. Nous sommes donc face à une situation qui engage chaque élu dans sa relation à la constitution future.
    Voter pour continuer les travaux, mettrait ces élus en dehors de la République.
    Voter pour un moratoire, et repenser le projet, remettrait le projet et les votes en accord avec le 1er article de la constitution.
    Il n’est pas trop tard, le moment est venu à Marseille que le temps politique s’accorde avec celui de la constitution, avec celui des habitants et des futurs usagers des infrastructures urbaines.

    Cédric Matthews

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    • Laurent MALFETTES Laurent MALFETTES

      En admettant qu’il soit possible de suspendre les travaux en attendant un hypothétique changement de majorité qui verrait les choses autrement, quelle solution de remplacement proposez-vous ? Comment s’appuyer sur ce qui a déjà été fait pour imaginer une solution écologiquement, économiquement et socialement acceptable ? Il ne suffit pas de dire NON ! Je vous lirai avec attention…

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  7. cedric matthews cedric matthews

    Le verrou du Bd urbain sud est la zac Régny. Cette zone pensée et désirée par Teissier comme une zone de densification urbaine a justifié et a motivé l’ensemble du projet. il faudrait repartir sur cette base de travail https://www.soleam.net/wp-content/uploads/2017/06/ZAC-VR.pdf. La Zac Régny va concentrer 1000 logements, potentiellement 2000 voitures supplémentaires dans le secteur qu’il faudra faire rouler sur les grands axes d’EST et d’Ouest. Cette zone devrait être la zone tampon, relais où on réduit l’accès de la voiture vers le centre-ville et l’ouest c’est-à-dire la mer.
    C’est le lieu potentiel d’implantation de parkings relais ( qui n’existe nulle part dans le projet du Bd Urbain Sud) en souterrain et de préservation de zones vertes en surface. Une modification du projet immobilier devrait être engagée en limitant l’implantation du béton et de zones d’amplification de captation de chaleur. A cet endroit, les transports en commun doivent prendre donc le relais des voitures en allant jusqu’au Roy D’Espagne. Le Bd Urbain Sud deviendrait alors un axe de mobilité commune sans voiture, pourquoi pas avec le retour du Trolley bus à Marseille (moins couteux que le tramway et plus flexible d’usage), ainsi que du vélo. Par ailleurs, un axe réservé au trolley bus, est facilement utilisable par les services d’urgences à toutes heures ou de livraisons pendant les périodes de non exploitation.
    Un autre point qui me parait incongru, la proposition de Royer Perrault, de creuser un tunnel sous les jardins partagés de Joseph Aiguier. Tout d’abord, parce que cela ne fait pas disparaitre la pollution en surface et ensuite, par ce qu’il existe en bordure des jardins et sur toute leur longueur, une bande de terrain utilisée pour stocker des bateaux à secs. Cette bande de terrain a les dimensions nécessaires pour faire passer le Bd Urbain Sud dans sa configuration mobilité commune. On épargnerait ainsi et à moindre frais les jardins partagés en évitant encore une fois une opportunité immobilière qu’on comprend aisément.
    Ces quelques points repensés ainsi feraient surgir un projet cohérent avec l’exigence que nous devrions avoir envers celles et ceux qui y habitent et de l’avenir que nous devons préparer. Ce qui ne semble pas être la volonté de celles et ceux qui ont décidé pour les citoyens.
    Comme l’écrit Philippe Pujol, il faut faire chuter le monstre, ici de béton et d’aveuglement

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