Babel Med Music et Latcho Divano : l'amicale de toutes les cultures à Marseille

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Julien Vinzent_
24 Mar 2011 4

Pour commencer, branchez-vous sur le site du festival Latcho Divano et montez le volume. La bande-son installée, naviguez dans le programme : expos, concerts, films, théâtre, conférences, mais aussi rencontres avec des associations – comme le Centre de ressources et de documentation sur les cultures tsiganes ou le projet Dosta (voir notre présentation) – et même des stages des danse et d’initiation à la langue romani.

« Leurs musiques, oui ! Mais eux, non ! »

Alors que les bidonvilles reviennent à Marseille dans la quasi-indifférence des pouvoirs publics, ne récoltant que plaintes des riverains pour ces « nuisances » – nous y reviendrons la semaine prochaine – au moment où le FN cartonne dans la ville et « parce que de l’ignorance naissent la peur et le rejet », et que le festival fêtera le 8 avril la 40e journée internationale des Roms, il se veut « un rendez-vous culturel et engagé d’autant plus important que le sort s’acharne à nouveau sur ce peuple ».

Maintenant, ouvrez un nouvel onglet, et jetez un oeil au programme de Babel Med Music : artistes allemands, congolais, chiliens, haïtiens, provençaux… 30 concerts en 3 jours aux Docks des Suds. Là aussi, des couleurs, des rythmes, mais pas que. En témoigne la table ronde passerelle entre les deux festivals, partenaires cette année, qui avait lieu ce jeudi matin et dénonçait la tendance au « leurs musiques, oui ! Mais eux, non ! »

Ces trois jours de musiques du monde seront donc ponctués de réflexions sur la situation économique de ce genre, la démocratisation de la culture ou encore des rendez-vous plus « pros » sur les ressources et modes d’actions à disposition des artistes et structures.

En attendant la capitale européenne de la culture, pour laquelle Babel Med Music a déposé plusieurs propositions et entend porter sa vision de 2013 : « L’erreur serait de proposer un programme bobo avec des spectacles de prestige qui pourraient être accueillis dans n’importe quelle ville, ou de privilégier une vision passéiste de Marseille. La jeunesse bouge des deux côtés de la Méditerranée, il faut lui proposer des projets, un avenir porteur d’intégration », lance à LibéMarseille Bernard Aubert, codirecteur artistique du festival.

Un lien « Vous avez une foule de gens qui serait prête à se mobiliser pour les Indiens d’Amazonie, mais ils ne font rien pour les « Indiens » qui sont en Europe ! », Alexandre Romanès, parrain du festival dans une interview à Arte

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