Au tribunal, les familles redonnent vie aux disparus du 65 rue d’Aubagne

Actualité
le 16 Nov 2024
0

Après les experts, le procès des effondrements de la rue d'Aubagne a laissé place aux proches des disparus. Ils retracent les vies de quatre des victimes, qui cherchaient toutes à déménager.

Hommage aux victimes devant la salle des procès hors norme. (Photo : CMB)
Hommage aux victimes devant la salle des procès hors norme. (Photo : CMB)

Hommage aux victimes devant la salle des procès hors norme. (Photo : CMB)

Tout le monde l'a dit : son regard illumine la salle d'audience. Elle sourit, de trois-quarts, devant un mur de tournesols. On dirait un tableau. C'est la photographie que les parents de Simona Carpignano ont choisi de montrer au tribunal ce vendredi 15 novembre, quand l'heure est venue pour eux de raconter qui était véritablement leur fille, morte à 30 ans sous les décombres de son immeuble. Simona, Fabien, Marie-Emmanuelle, Pape : le sixième jour du procès des effondrements de la rue d'Aubagne a laissé place aux récits de vie de quatre des huit victimes, dans la dignité et parfois les larmes. Tous cherchaient à déménager du 65 rue d'Aubagne.

À Marseille, elle s'était sentie chez elle.

Père de Simona

Originaire des Pouilles en Italie, Simona Carpignano s'était installée à Marseille après avoir vécu six ans à Paris. Passionnée de langues, elle maitrisait l'arabe, le français, était investie dans des associations, passionnée de danse, bref, "elle aimait les choses simples, le sport, la musique, les choses qui avaient de la valeur, la sociabilité", déroule son père en italien, sa femme à ses côtés. Qui ajoute : "À Marseille, elle s'était sentie chez elle. Elle m'avait dit : « quand tu descends la rue, les gens te disent bonjour ! »"

Les parents de Simona sont venus lui rendre visite deux fois depuis son installation, fin 2017. "Pour nous, c'était un très grand choc. Un choc", lâche le père de la victime. Il y a des mots qui n'ont pas besoin de traduction. "Ça ne ressemblait pas à l'idée qu'on se faisait d'un endroit où on vit. L'appartement était en bon état. Mais il y avait un contraste immense avec . . .

Clara Martot Bacry

Commentaires

ordre

0 commentaire


Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local. Découvrez nos offres

ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné⋅e.