Au tribunal, le squat Saint-Just tente d’obtenir un nouveau sursis

Actualité
le 12 Juil 2019
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Après plusieurs mois d'occupation du bâtiment du diocèse, encadrée par un collectif militant, la justice s'est penchée sur la demande d'expulsion de deux cent migrants - mineurs isolés et demandeurs d'asile. La défense tente avant tout d'éviter qu'ils retrouvent la rue "du jour au lendemain".

Manifestants devant le tribunal d'instance (Image Emilio Guzman)
Manifestants devant le tribunal d'instance (Image Emilio Guzman)

Manifestants devant le tribunal d'instance (Image Emilio Guzman)

Est-ce le début de la fin pour le squat du 59 avenue de Saint-Just ? Après plusieurs reports, la première audience en vue de trancher l'avenir du lieu s'est tenue jeudi après-midi. Le diocèse, propriétaire des lieux, demande l'expulsion dans les plus brefs délais des deux cents occupants mineurs isolés et adultes demandeurs d'asile, qui y vivent. L'occupation, encadrée par un collectif militant, a démarré en décembre 2018.

"Le diocèse n'est pas investi d'une puissance publique" a plaidé Camille Tapin-Reboul, l'avocate du diocèse. Il n'est pas normal que l'État soit défaillant, ce qui est à l'origine de la situation terrible des occupants". Autrement dit, la structure catholique n'a pas vocation à assurer l'hébergement d'urgence garanti par la loi. Les premiers mois, le diocèse avait d'ailleurs accepté de ne pas demander l'expulsion, le temps que les démarches de relogement puissent suivre leur cours. Avant de fixer une date butoir au 31 mars, fin de la trêve hivernale. "Des propositions d’h . . .

Axel Lambert

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