Au Printemps marseillais, les dissidences éclosent aux abords des départementales

Décryptage
le 5 Mai 2021
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Alors que l'espoir d'une union à gauche s'amenuise aux régionales, le dépôt des candidatures aux départementales accélère le processus d'alliance entre partis. Mais cette guerre des places entre partenaires provoque les premières fractures au sein de la majorité composite du Printemps marseillais.

L'enjeu

Le dernier créneau de dépôt des candidatures est fixé ce mercredi matin. Devant l'opacité des négociations à gauche, certains candidats ont pris les devants, quitte à se mettre en dissidence.

Le contexte

58 conseillers seront élus les 20 et 27 juin dans les 29 cantons des Bouches-du-Rhône, sur la base de binômes paritaires.

Malgré le climat printanier, un peu de fumée sort du tuyau de poêle. Blanche ou noire, la couleur du fumerole dépend de l’endroit d’où l’on regarde. Car un vent de fronde met un peu de folie dans la dernière ligne droite des négociations à gauche, censées accoucher d’une union la plus large possible, dans le cadre du double scrutin de juin prochain. Côté régionales, la fumée est plutôt sombre pour les partisans de l’union avec toujours deux listes irréconciliables. L’une se fomente autour du pôle écolo, accompagné des forces de gauche traditionnelle, l’autre dans la mouvance “citoyenne” d’Il est temps avec des organisations politiques dont la France insoumise et les dissidents des autres partis.

Côté départementales, la fumée blanche de l’union se teinte également de gris. Pourtant sur le papier le projet d’accord est scellé. Selon nos informations, le parti communiste a fait valider un pré-accord par ses instances ce week-end avec 17 candidats parmi les binômes pressentis dont les sortants de Gardanne, de Martigues et d’Arles mais aussi quelques cantons marseillais. “Ce qu’il faut d’abord retenir, c’est que nous avons une vraie chance de faire revenir à gauche une collectivité qui est un acteur majeur des politiques de solidarité, insiste Anthony Gonçalvès, chef de file du PCF pour les régionales. On subordonne tous les autres objectifs à cette logique de basculement.”

Y compris en fâchant certains camarades des sections du Nord qui voient se profiler l’hypothèse de candidatures de Sébastien Jibrayel ou Samia Ghali plutôt que des membres du parti. “Cela fait partie des questions qui font débat entre nous, reconnaît le médecin de Paoli-Calmettes. Mais il est toujours mieux d’avoir un accord global que pas d’accord du tout”. Un accord qui n’empêchera pas d’autres composantes de la gauche de présenter leurs candidats dans certains cantons. “On sera fidèles aux valeurs originelles du Printemps marseillais, éthique, intégrité, non cumul des mandats”, formule Armelle Chevassu, co-secrétaire départementale du Parti de gauche, sans livrer de détails pour l’heure. Idem du côté de la France insoumise, avec notamment des candidatures annoncées dans le canton de Marseille-2, qui couvre les 2e et 3e arrondissements.

“Certains ont décidé de se construire un fief”

Candidat pour le PS dans son canton de Vitrolles, Loïc Gachon appelle à “l’humilité” face à une perspective d’une victoire, “loin d’être acquise”. Dans le département, la stratégie de débauchage menée par Martine Vassal ne facilite pas les calculs, notamment dans les cantons voisins d’Istres où le maire PS de Fos, Jean Hetsch a choisi la présidente sortante et à Salon 2 où son homologue de Miramas a laissé sa place à Yves Vidal, très vassalo-compatible. L’un et l’autre auront des candidats de gauche face à eux pour contrarier leur ralliement. “Mais cette stratégie ne tiendra peut-être pas jusqu’au bout, espère le maire de Vitrolles. Jean Hetsch a des valeurs de gauche. À l’heure de choisir un président, il ne sera peut-être plus un soutien très solide“.

En attendant, le maire de Marseille Benoît Payan – qu’on annonce candidat à sa succession dans son canton du centre-ville, auprès de la maire de secteur Sophie Camard – a fort à faire pour maintenir la cohésion de sa propre majorité. Dans le groupe municipal, ils sont plusieurs élus à avoir déposé leur candidature ou annoncé vouloir le faire, en marge de la liste d’union.

C’est le cas de l’adjointe aux espaces verts, Nassera Benmarnia (PS) qui partira au côté du Vert Stéphane Coppey dans le canton 2. “Nous avons bien réfléchi avant de le faire, explique l’élue socialiste. Mais il fallait réagir à une dérive préoccupante du Printemps marseillais qui inquiète beaucoup d’élus. Les gens ont voté pour nous pour plus de transparence, de démocratie et de co-construction avec les citoyens, et à la fin ce sont les anciennes méthodes qui prennent le dessus, parce que certains ont décidé de se construire un fief”. Sans le nommer, elle désigne Anthony Krehmeier, le maire de secteur également socialiste qui se présente avec Nouriati Djambae (EELV).

Par dessus les instances fédérales

C’est la première fois où j’assiste à un conseil fédéral pré-électoral où à aucun moment, il n’est question du programme.

Un membre du conseil fédéral du PS

“Comme moi, Nouriati a été choisie en assemblée générale de canton au sein d’EELV, explique Stéphane Coppey. Je suis très respectueux des procédures internes de mon parti. Mais depuis cette désignation, je n’ai eu aucune remontée sur un quelconque arbitrage ou même l’existence de négociations”. La mise sous tutelle nationale des instances locales d’EELV et l’arrivée d’Hélène Hardy, mandatée par la direction nationale pour accélérer les négociations n’ont pas facilité la démocratie interne. Il a donc appris par Nassera Benmarnia l’existence d’une liste d’union.

“Elle a été présentée ce lundi lors d’un soi-disant conseil fédéral du parti, fustige l’élue municipale. Mais normalement, celui-ci fait suite à une commission électorale dans laquelle chaque candidat peut défendre sa candidature. Là, non. Ce fonctionnement trouble ne peut créer que de la colère”. Présent lors de ce conseil fédéral en visio-conférence, un vieux routier du parti note, amer : “C’est la première fois où j’assiste à un conseil fédéral pré-électoral où à aucun moment, il n’est question du programme”.

Le parti pirate en résistance

Nassera Benmarnia n’est pas la seule élue du conseil municipal a nourrir une fronde électorale. Conseiller municipal délégué à l’open data issu du parti pirate, Christophe Hugon a décidé de se présenter au côté d’autres candidats de Marseille résistances, menée par Zoubida Meguenni, conseillère municipale déléguée à la médiation sociale et Victor-Hugo Espinosa, conseiller d’arrondissement des 15/16. “Le parti pirate avait fait de la région une exception en acceptant que des candidats participent à la dynamique d’union mais devant les tractations qui s’enlisent et le retour des habitudes du siècle précédent, le parti a décidé de mettre fin à cette exception.”

Ensemble, ils veulent être présents dans “au moins six cantons, du Nord du Sud et du centre” pour mettre fin à la “logique de l’entre-soi qui continue de prévaloir”. “Il y a eu jusqu’à 10 élus qui avaient l’envie de nous rejoindre, affirme Victor-Hugo Espinosa, conseiller d’arrondissement dans le 15/16. Mais ils ont subi une pression folle et certains ont fini par renoncer.

“Cette fois-ci, c’est notre tour”

Dans un petit local associatif, ce mardi, ils sont plusieurs citoyens actifs, du Nord et du centre de Marseille qui remplissent avec application les formulaires Cerfa, nécessaires au dépôt des candidatures. Tous ont fait des campagnes pour l’un ou l’autre des partis de gauche. “On est actifs sur le terrain mais cette fois-ci on veut être acteur. Ils viennent nous voir pour leur campagne et après disparaissent. Cette fois-ci, c’est notre tour”, formule Siham Diret qui entend se présenter dans les quartiers Nord où elle vit. “Le Printemps marseillais a aussi gagné en mettant en avant la règle du non cumul et les anciennes pratiques reviennent vite”, fustige Ahcene Dekhil, qui sera candidat dans les 2/3, comme en 2015 où il portait les couleurs du PCF.

Il ne leur reste que peu de temps pour réunir les documents nécessaires et créer une dynamique de campagne en quelques semaines. “C’est toujours pareil, souffle Victor-Hugo Espinosa. On nous appelle pour participer à une dynamique d’union et à la fin, il y a toujours quelqu’un qui vous marche sur la tête, sans vous laisser le temps de vous retourner. La politique, ce n’est plus que la lutte des places.” Sans trop d’illusion sur l’issue du scrutin, ils déposeront leur candidature in extremis ce mercredi.

Correction à 9h49 avec le retrait de Place publique et GRS des partis qui auraient décidé de mener une liste autour d'”Il est temps”

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Commentaires

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  1. Citoyen-ne-s-de-marseille.fr Citoyen-ne-s-de-marseille.fr

    C’est dramatique.. . Vous êtes sûrs que GRS (Sophie Camard) n’est pas plutôt auprès des partis PS PC ?

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    • Happy Happy

      Bel hommage du maire de vitrolles à celui de fos : ses “valeurs de gauche” le rallient à vassal tant qu’elle est favorite, mais pourraient le conduire à renier son reniement si le vent tourne dans les urnes. Ça fait rêver.

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  2. Dark Vador Dark Vador

    Lassitude, incompréhension, désillusion, colère, dégoût. Je pense que je vais rester chez moi 🤮

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  3. Mistral Mistral

    Les espoirs déçus des électeurs du Printemps Marseillais, une nouvelle fois le PS et le PC nous ont promis un renouvellement des pratiques politiques mais ils ont une nouvelle fois trahi les électeurs. Ils ne font même plus semblant ils n’ont même pas pris la peine d’élaborer un programme ppur les départementales !!! ou alors si, un seul programme commun pour EELV, PS et PC, accumuler le plus possible de mandats et d’indemnités !!! Marseille est en faillite nous disaient ils, il y a un travail énorme à réaliser mais ils l’ont déjà oublié et ont décidé d’abandonner Marseille pour aller candidater au Département ou à la Région. C’est déplorable, j’espère que les électeurs vont leur faire payer cette trahison et ce mépris pour leurs électeurs.

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  4. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    Pour tout.e.s les candidat.e.s qui trahissent leurs électeurs en reniant leurs engagements, ABSTENTION.
    Pour ceux qui préfèrent leur programme à une lutte des places, VOTEZ pour eux.
    La seule sanction, pour nous pauvres pécheurs, de ne pas se faire prendre dans leurs filets est de monnayer notre abstention. Puis de leur délégitimer leurs actions par notre mépris.
    La stratégie sera plus compliquée en 2022.

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    • Electeur du 4-5 Electeur du 4-5

      Abstention, non.

      Vote pour, ou vote BLANC.

      Un bulletin nul,
      une abstention ,
      un vote blanc,
      ce sont 3 messages différents

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  5. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Il serait tout de même temps que dans ce pays l’on tire les conclusions des dysfonctionnements de la démocratie de plus en plus fatiguée que nous connaissons.

    Une vraie réforme territoriale pour mettre fin à l’empilement communes – intercommunalités – départements – régions qui crée des redondances, des effets de frontières et des financements croisés dans tous les sens : que font les départements qui ne pourrait pas être fait à un autre échelon ? Un vrai statut de l’élu pour éviter les logiques d’accumulation et faciliter les allers-retours entre la vie civile et la vie politique. Une vraie limitation du cumul des mandats, y compris dans le temps : deux mandats consécutifs et basta.

    Seule certitude : ces évolutions ne verront pas le jour, puisqu’elles devraient être votées par des élus qui profitent du système actuel et n’ont aucunement intérêt à le faire évoluer, a fortiori si c’est pour aboutir à la suppression de leur propre siège.

    Je serais bien tenté de proposer une sorte de “convention citoyenne pour les institutions”, mais les propositions de celle qui s’est penchée sur le climat ayant été pratiquement écartées par les décideurs en dernier ressort, cette formule ne permet pas de contourner l’écueil de l’ultra-conservatisme de la classe politique.

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    • Andre Andre

      Entièrement d’accord, cet empilage est coûteux, inefficace et incompréhensible pour beaucoup de monde.
      Les Conseils départementaux pourraient être issus des Conseils régionaux comme les Conseils de secteurs marseillais forment en leurs seins le Conseil municipal. Cela simplifierait les compétences, éviterait bien des financements croisés et nous ferait faire des économies.
      Cependant, cela donnerait beaucoup de pouvoirs aux régions, ce que ne veut pas l’État centralisateur . Ce faux cul de Hollande avait préféré découper des super régions en nous faisant croire que ça les renforcerait alors que cette nouvelle carte de France ne change strictement rien, bien au contraire.
      Il faudrait en parallèle une démocratisation de la vie politique régionale. On connaît mieux ce qui se passe à l’Assemblée nationale qu’au CR. Car, si c’est pour introniser des comtes et des barons à la tête des régions, autant garder le pouvoir centralisateur.
      Voilà bien des écueilsqui sont loin d’être surmontés. En attendant, le jour des élections, j’irai apprendre à pêcher car l’article que nous avons lu ne fait pas rêver, ou alors des cauchemars….

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    • Brallaisse Brallaisse

      Cher 8e , vous avez résumé la situation.
      Deux observations concernant le statut de l’élu.
      Il existe un statut parent qui pourrait être utilisé,le congé parental. Retour garanti à sa situation antérieure, limité dans le temps,reste le nombre de mandats à limiter.La deuxième est plus taquine dans le fait que vous différenciez vie civile et vie politique alors que le politique et la cité ne devraient faire qu’un . Cette dichotomie explique bien le décalage des politiques d’avec la vraie vie.

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  6. Andre Andre

    Pour m’inscrire dans l’appréciation générale, tout ceci est décourageant et ne donne pas envie de se déplacer aux urnes.
    Jeux d’appareils, ambitions personnelles, transfuges et faux culs….
    Comme il est dit, on a remplacé depuis longtemps la lutte des classes par la lutte des places. C’est la conséquence d’une absence d’idées, de convictions et donc de programme de mouvements dits de gauche qui ont abandonné depuis longtemps leurs valeurs et dont on cherche désormais en vain leurs raisons d’être.
    On prend les mêmes et on recommence. Ghali, Jibrayel. Je ne connais pas ce dernier mais j’ai connu son père. Tout un programme (si j’ose dire) et une dynastie.
    Je ne sais pas pêcher mais je crois que, je jour des élections, j’irai apprendre. Comme beaucoup, me semble-t-il.

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    • BRASILIA8 BRASILIA8

      tout est dit, rien à ajouter je vais aussi aller faire un stage de pêche à la ligne
      le printemps a été éphémère, dommage

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    • Electeur du 4-5 Electeur du 4-5

      Non et non.

      Voter blanc.

      L’abstention est exploitée par tous.
      Voter blanc, c’est dire a tous :
      “non je ne vais pas a la pêche.
      Non je ne fais pas l’autruche.
      Non aucune et aucun de vous nest digne d’occuper cette fonction ni seulement crédible.
      Non je ne veux ni des extrêmes qui sont des repoussoirs, ni de ceux qui s’en servent comme épouvantails.
      Non la démocratie n’est pas un paillasson sur lequel on s’essuie les pieds.

      Non, nous ne devons pas vous faire cadeau d’une abstention qui vous arrange.

      Oui je veux croire, si ce n’est pour moi, au moins pour la génération de nos enfants, que la démocratie a un avenir. Sinon c’est la la barbarie, la loi du plus fort, la négation de la civilisation.

      Il est très probable que j’aille voter blanc, et pourtant je voudrais, enfin,voter pour quelqu’un ou une liste en qui je crois.
      Le pm est a 2 doigts de chier sur les espoirs de ceux qui ont cru en un sursaut.

      Un principe simple : pas de cumul, on fait le job pour lequel on a été élu

      Il est exclu que je me défile.
      En aucune

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    • Electeur du 4-5 Electeur du 4-5

      …Manière

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    • Andre Andre

      Électeur du 4-5, je vous suivrais volontiers car sur le fond je vous approuve totalement.
      Mais il se trouve que les bulletins blancs sont comptabilisés avec les nuls. Ils n’ont donc aucune incidence politique. Les abstentions, quand elles deviennent majoritaires, finissent, par la force des choses, à susciter des réactions.

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  7. julijo julijo

    Ne pas parvenir à un accord à “gauche” avec l’ensemble des problèmes en souffrance et en suspens dans notre région et/ou notre département est incompréhensible. Et idiot !
    Ne pas “profiter” de la division médiatisée fortement de la droite pour afficher un front commun, c’est incompréhensible. Et idiot !
    Le programme discuté et établi autour de “il est temps” ne parvient pas à mettre tout le monde d’accord ? ou bien il s’agit uniquement d’un problème de places et d’ego ?
    On a encore un peu de temps…espérons un sursaut salutaire rapide ; sinon comme bon nombre d’électeurs et de contribuables, moi j’aurai piscine ou plage (j’aime pas la pêche)

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    • ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

      Le programme de “Il es temps” ???? mais quel programme ????

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    • Mistral Mistral

      Il s’agit d’une question de places mais aussi de périmètre politique, une liste écolo-centriste au lieu d’une liste de gauche-écolo. Histoire de plus facilement faire avaler la fusion du second tour avec Muselier.

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  8. Haçaira Haçaira

    C’est désespérant, mais j‘irai voter, blanc certainement . Il faut obtenir que le vote blanc soit pris en compte

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    • Electeur du 4-5 Electeur du 4-5

      Absolument.

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  9. Gentiane Gentiane

    Parfait ! tout est en place pour que “la gauche” ne soit représentée ni au département ni à la région !!
    Sans élu dans ces instances, Monsieur le Maire pourra continuer à s’agiter sans succès pour défendre sa ville , il aurait mieux fait de s’activer pour préparer avec son équipe ces élections afin d’être présents là où les décisions se prennent et les budgets sont alloués.
    Les habitants de ce territoire ont tellement besoin, au quotidien, d’une nouvelle approche, c’est une faute politique de louper ça.
    Le Printemps marseillais en effet n’aura duré qu’une saison.

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    • Andre Andre

      Tout est dit.

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  10. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Donc en résumé :
    1°) A droite : Nice (Estrosi) et Toulon (Falco) gardent la main sur la Région via Muselier. Vassal, qui est idéologiquement beaucoup plus proche de Ciotti et Retailleau que des précédents, s’écrase et compte pour du beurre.
    2°) A gauche : la majorité à la Ville de Marseille va n’avoir pas d’élu-e-s, suffisamment d’accord entre eux, pour (au moins) créer un groupe d’opposition au Département ni à la Région. Faute d’une majorité stable, Payan n’arrive pas à maintenir un semblant d’ordre.
    Ah, il n’y a pas à dire, les intérêts des marseillais sont bien représentés ! Nice, Toulon et Aix-en-Provence vont continuer leur travaux d’embellissement, de promotion économique et de construction de métropoles à leurs dispositions.

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    • Brallaisse Brallaisse

      Cela me désole ,mais cela est la triste réalité.
      La gauche ,avec des socialistes qui passent leurs temps en correctionnelle, des écologistes idéologues, des melanchonistes à l’Est, des associations plus ou moins allumées, des syndicalistes municipaux plus préoccupés du ticket restaurant que de services publics.
      La droite a de belles années devant elle, gérée par des branques hautement intéressées sans doute,mais le niveau de l’opposition est tel qu’ils sont tranquilles pour un moment.
      Attendons un peu mais ……..

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    • Assedix Assedix

      @Felix Weygand: je lis toujours vos commentaires avec beaucoup d’intérêt, mais si je peux me permettre une petite critique, je vous trouve souvent très pessimiste à l’approche des échéances électorales. J’imagine que c’est l’envie de voir la gauche gagner et la peur de la voir se saborder qui parle…

      Parce qu’au fond, quand je lis la liste des binômes sur la Marseillaise (désolé Marsactu, mais sur ce coup-là ils vous ont grillés 😉 , même si je ne connais pas très bien l’ensemble du personnel politique local, j’ai tout de même l’impression que les noms choisis représentent plutôt bien le Printemps Marseillais (le binôme Payan-Camard constitue à mon avis un très bon signal),.
      Alors espérons qu’ils seront capables de prolonger la dynamique née aux élections municipales et attendons de voir les résultats avant de tirer des conséquences de la défaite. 😉

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  11. MarsKaa MarsKaa

    Dans d’autres medias, je lis qu’il y a une liste d’union, gauche et ecologistes.
    Sans LFI certes, mais est-ce étonnant ?
    Je voterai, donc, et à gauche.
    Pour les uns ou pour les autres, en fonction des binômes qui se presenteront chez moi
    (pas pour des vieux de la vieille, ni des affairistes, ni des Vassal compatibles, ni des egos ++).

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    • Electeur du 4-5 Electeur du 4-5

      Rien que les affairistes, ça en dégage beaucoup, de tous bords.

      Si on élimine les égos, hélas…. plus personne ou presque. Surtout quand celles ou ceux dont l’égo est moins débordant se font instrumentaliser par les 1ers.

      La comédie “double face rubirola/payan” va laisser des traces.

      Note pour l’electorat marseillais : Revoir “the candidate” avec Robert Redford….)

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  12. Pierre12 Pierre12

    Et dire qu’il y a un an vous les trouviez tous merveilleux ces hommes et femmes du pm.

    Même la promesse la plus simple à tenir, le non cumul des mandats, la plupart ne sont pas capables de la tenir.

    Faire vivre une majorité c’est déjà difficile, mais en plus lorsqu’aucun n’a quasiment le même avis et objectif, c’est impossible. Certains au sein de la même majorité municipale, vont se concurrencer dans les elections régionales ou départementales, vous imaginez l’ambiance.
    Sans compter que tous avaient bien promis, en cas d’élection, de s’occuper uniquement de leur mandat municipal. Il ne leur aura pas fallu longtemps pour changer d’avis.

    Dans un an, quand vous vous apercevrez que rien n’a changé, à part quelques mesurettes, qu’aucun projet n’avance, que les consultations citoyennes c’est bien, mais que ça double la durée d’un projet qui est déjà ultra difficile à sortir de terre, vous ne les supporterez plus…comme en 2012 avec Hollande.

    Conclusion, les belles promesses dans les programmes politiques, c’est très facile à faire, critiquer la majorité municipale quand on est dans l’opposition, encore plus, en revanche, gouverner la deuxième ville de france qui a toujours eu 15 ans de retard, quand on n’a pas de moyens financiers, peu ou pas d’expérience, c’est une autre affaire.

    Rendez-vous dans un an lorsque les élus du pm vous diront entre autres qu’ils n’ont pas d’autres moyens de faire un ppp pour les écoles…

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  13. Brallaisse Brallaisse

    Ouf, j’étais inquiet pour vous Pierre12. Pas nouvelles depuis quelques jours. A propos ,que pensez vous de la démarche de Muselier et de votre copine Martine qui pactisent avec LREM et d’autres qui d’après eux sont des nuls. Mais l’honnêteté intellectuelle avec ces deux là ,il ne faut pas s’attendre à grand chose. Après vous progressez, vous dites, nous verrons dans un an concernant PM.
    Enfin , cela ne me regarde pas,mais vous travaillez chez Bouygues ou Vinci, vous avez une réelle passion pour les PPP ?

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    • Pierre12 Pierre12

      Je suis désolé de vous avoir inquiété de ne plus me lire depuis quelques jours.

      Même si je comprends votre manque, lire toujours les mêmes commentaires de vos amis militants du pm, critiquant systématiquement l’ancienne majorité, martine et applaudissant la nouvelle qui ne fait rien, ça doit devenir un peu lassant à la longue.

      Pour muselier and co, pas d’avis, ce sont des politiques, ça fait 30 ans qu’ils font pareil, la seule chose que l’on ne peut pas leur reprocher, c’est qu’ils arrivent à tomber d’accord rapidement, en 3 jours c’était réglé. On ne peut pas en dire autant en fasse.

      Pour le ppp, je vous en parle souvent car 1) c’est l’acte fondateur du pm, 2) lorsque je vous (lecteurs Marsactu) lisais à cette époque, vous étiez très virulent avec l’ancienne majorité, beaucoup moins il y a quelques jours lorsque B. PAYAN en a annoncé un pour 5 écoles, 3) car je vous avais indiqué à l’époque qu’il n’y avait pas d’autres solutions et qu’il fallait avancer plutôt que de s’opposer bêtement, et que vous m’étiez tous tomber dessus en m’expliquant les yaka fait qu’on habituels lus ici.

      Enfin, je vous signale que les écoles sont censées être la priorité des priorités du pm, quasiment un an après, toujours rien, sauf des réparations, et un faux ppp pour 5 écoles.

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  14. jasmin jasmin

    Benoit Gilles, est ce que Marsactu est en capacité de nous préparer un topo sur chaque candidat ou binôme de candidats aux départementales pour nous aider au choix?

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  15. Andre Andre

    Électeur du 4-5, je vous suivrais volontiers car sur le fond je vous approuve totalement.
    Mais il se trouve que les bulletins blancs sont comptabilisés avec les nuls. Ils n’ont donc aucune incidence politique. Les abstentions, quand elles deviennent majoritaires, finissent, par la force des choses, à susciter des réactions.

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  16. PromeneurIndigné PromeneurIndigné

    Les élus de la gauche marseillaise se sont mis d’accord pour ne jamais être d’accord

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