Au pays des résidences fermées, on continue de construire des murs

Reportage
le 12 Mai 2021
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Dans le 9e arrondissement marseillais, les clôtures ont depuis longtemps façonné la circulation, rallongeant bien des trajets quotidiens. Dans les jours prochains, la résidence du Nouveau Parc Sévigné va reconstruire un mur effondré, dont l'ouverture permettait depuis des années aux riverains de se déplacer plus simplement.

Entre la résidence de La Cravache et le Nouveau Parc Sévigné, un mur effondré sert de chemin de traverse. Il va être refermé. (Photo LC)

Entre la résidence de La Cravache et le Nouveau Parc Sévigné, un mur effondré sert de chemin de traverse. Il va être refermé. (Photo LC)

C’est peut-être le chemin de randonnée le plus confidentiel de la ville. À midi tapantes, le petit sentier escarpé connaît son heure d’affluence. En gérant bien ses appuis, il s’agit d’escalader le talus en posant le pied sur des débris de béton, ne pas glisser sur la terre mouillée et une fois parvenu en haut, étirer la jambe comme au saut de haie par-dessus un dernier obstacle. Il n’est pas rare de voir des randonneurs s’ajouter un challenge sportif, avec un cartable sur le dos, un enfant dans les bras, des cabas remplis de courses ou même un petit caddie fort peu adapté à cet alpinisme résidentiel.

La scène se joue quotidiennement, depuis à peu près huit ans, entre La Cravache et du Nouveau Parc Sévigné, dans le 9e arrondissement. D’aucuns se souviennent qu’une tempête avait détruit le mur d’enceinte de la deuxième résidence, ouvrant le petit chemin cabossé. Le passage était fort opportun puisque le lotissement voisin, Coin-Joli, fermait alors l’ultime rue qui permettait de traverser la copropriété pour accéder rapidement à l’école et au collège du quartier. L’affaire avait à l’époque révélé la problématique de ces résidences fermées, particulièrement présentes dans ce secteur, qui ferment l’accès à des voies autrefois ouvertes à tous.

Un chemin de traverse pour les deux résidences

Mais après plusieurs années de bons et loyaux services l’ouverture dans le mur va être fermée, suite à une décision des copropriétaires du Nouveau Parc Sévigné de mai 2019 et validée par les copropriétaires de La Cravache. Les travaux devaient commencer ce lundi, même si pour l’heure, à part quelques barrières installées à la va-vite, nul engin de chantier en vue.

La nouvelle chagrine trois collégiennes, justement posées sur les blocs de béton, côté Sévigné, meublant leur interminable pause déjeuner en période de ramadan. “Ça nous dérange, on va devoir faire le tour”, souffle Eya. Ses calculs sont précis : par le raccourci, il lui faut actuellement huit minutes – “cinq en courant” – pour aller en cours depuis La Cravache. Un débat avec ses amies ne permet pas de déterminer le trajet qui sera le plus rapide après les travaux : côté boulevard Ganay ou avenue de la Magalone ? Dans tous les cas, le temps doublera, au minimum, avec plus d’un kilomètre de marche. Malgré tout, elles le reconnaissent : “Ce chemin, il est dangereux. Nous ça va, on est jeunes, mais pour les personnes âgées…”

En vert pâle, le trajet reliant La Cravache à l’école par le boulevard Ganay.  (Carte Geoportail / tracé Marsactu)

Le chemin, il sert aux deux résidences. Tout Sévigné passe par là pour aller prendre le bus !

Johnathan, habitant de La Cravache

Pendant qu’elles devisent, des représentants de tous les âges et de tous les styles traversent en effet le passage bientôt fermé. Si la plupart reviennent des écoles ou du collège, d’autres, venus du reste du quartier rejoignent le boulevard Michelet et les transports en commun qui relient à Castellane. “Le chemin, il sert aux deux résidences. Tout Sévigné passe par là pour aller prendre le bus !”, confirme Jonathan, habitant de La Cravache mobilisé contre la reconstruction du mur. Il repousse l’idée selon laquelle il servirait d’abord à la population, plus précaire, de La Cravache, copropriété très modeste, plutôt qu’aux chics habitants de Sévigné. “Eux ils ne veulent pas que les “délinquants” de La Cravache rentrent chez eux, mais ça ne changera rien”, prévient Jonathan en pointant les “pétés de thune” vivant de l’autre côté du mur.

Deux habitantes du Nouveau Parc Sévigné franchissent justement le passage un peu après midi. La première découvre la nouvelle de la fermeture avec étonnement. “Je passe ici presque tous les jours, c’est quand même plus pratique que de faire le tour”, reconnaît-elle. Une autre revient d’un rendez-vous chez le médecin. “C’est mieux s’ils ferment. Sinon les enfants viennent de là-bas, ils font des feux”, glisse-t-elle dans un français hésitant en montrant des traces de cendres.

Médiation impossible

Maire de secteur LR, Lionel Royer-Perreaut a constaté les différentes prises de positions lors de deux réunions de médiation menées ces derniers mois. Comme beaucoup, il a notamment observé que là où les locataires, plus jeunes, sont en faveur de l’ouverture, les copropriétaires sont globalement pour la fermeture. “Mais au plan du droit, la décision est prise, constate-t-il. L’idée d’un portillon dans ce mur a été évoquée, mais ni le conseil syndical de La Cravache, ni celui du Nouveau Parc Sévigné n’ont souhaité amender ce projet, ils sont dans leur droit”. Les tentatives de discussion avec Coin-joli pour rouvrir un portillon n’ont pas davantage porté leurs fruits. Par ailleurs vice-président du conseil de territoire, l’élu met en avant l’aménagement réalisé à sa demande par la collectivité sur le boulevard Ganay – des plots et des blocs de béton matérialisant un trottoir – afin de sécuriser les familles qui devront désormais l’emprunter pour rejoindre l’école ou le collège.

“Ces aménagements, c’est du provisoire et ça ne sécurise pas du tout. En heure de pointe, les scooters passent sur le chemin du pédibus pour doubler les voitures”, souffle Jonathan, vidéo à l’appui. Pour lui qui a mené une mobilisation contre le mur en janvier dernier, le maire de secteur a “pris la défense” de la résidence voisine et les réunions de médiation n’ont servi à rien. Et il est trop tard pour des recours en justice. “Personne n’a les moyens de payer un avocat ici”, lâche-t-il. Son regard se tourne aujourd’hui vers la mairie centrale, dont les élues ont montré leur intérêt pour la situation.

Copropriété très modeste, La Cravache est coincée entre le boulevard Michelet et les résidences fermées du quartier. (Photo LC)

La mairie de Marseille investie mais impuissante

Il y a quelques semaines, l’adjointe à l’urbanisme Mathilde Chaboche et celle déléguée à la place de l’enfance dans la ville, Sophie Guérard, se sont rendues sur place. Élue et candidate dans ce secteur, cette dernière est très sensible au sujet. “C’est la conséquence d’une inaction politique dont nous héritons, notamment de la fermeture de Coin-Joli, estime-t-elle. On a une école enclavée et un trajet pour l’atteindre qui passe de 350 mètres à un kilomètre”. Mais à court terme, la Ville ne peut rien sans l’aide de la métropole.

Après leur visite, les deux adjointes ont fait remonter deux propositions de modifications du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) pour créer un cheminement piéton reliant La Cravache à l’école, en préemptant des bandes de la voirie appartenant à l’une des résidences voisines. Lionel Royer-Perreaut y voit des promesses inadaptées : “une procédure de modification du PLUI, cela prendra des mois”, avance-t-il.

On a des équipements publics qui se trouvent au sein de quartiers privatisés où les élèves sont à peine tolérés.

Mathilde Chaboche, élue à l’urbanisme

À quelques semaines des élections, le débat prend une coloration politicienne. L’adjointe à l’urbanisme assure qu’elle entend faire preuve de “courage politique” sur ce dossier emblématique. “On a des équipements publics qui se trouvent au sein de quartiers privatisés où les élèves sont à peine tolérés. Soit on en fait de vrais espaces publics avec l’aide de la métropole, soit on réfléchira à délocaliser ces écoles”, insiste Mathilde Chaboche, prête à enclencher le rapport de force, même si la Ville est déjà fort occupée à rattraper son retard en termes de rénovation des écoles.

L’espoir d’une ouverture

Les habitants des deux résidences ont reçu une lettre cosignée par les copropriétaires et Foncia le syndic du Nouveau Parc Sévigné – lequel n’a pas donné suite aux sollicitations de Marsactu. Ils expliquent que les aménagements de la métropole ayant été réalisés, le mur peut désormais être reconstruit “comme à l’origine”, après “bien des vicissitudes”. Dans le cas où une nouvelle mobilisation d’habitants aurait lieu, un recours à la police nationale sera envisagé, indique la lettre.

Pour ce qui est de se mobiliser, Jonathan n’y pense déjà plus, bien trop effrayé par l’idée de devoir payer de sa poche des pénalités pour avoir retardé le chantier. “Et je ne veux entraîner personne d’autre dans cette galère”. Il garde tout de même l’espoir d’un nouveau chemin à venir. “On a perdu la guerre pour le mur, mais peut être qu’on obtiendra une ouverture par la suite”, veut-il espérer.

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Commentaires

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  1. Electeur du 8e Electeur du 8e

    “En heure de pointe, les scooters passent sur le chemin du pédibus pour doubler les voitures.” Tous les jours, tout le monde assiste à la délinquance routière que pratiquent de nombreux conducteurs (au masculin : il n’y a pratiquement aucune conductrice) de deux-roues motorisés : circulation sur les trottoirs ou à contresens, stationnement n’importe où, Code de la route systématiquement violé, bruit hors normes, le tout au mépris des autres usagers de la rue. Combien de temps encore devra-t-on subir le comportement d’une petite minorité sans la moindre répression ?

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  2. Lecteur Electeur Lecteur Electeur

    Le fait que ce soit les conseils syndicaux de ces résidences qui décident de l’urbanisme et suppriment d’anciennes voies de passage est un véritable scandale dont il existe de nombreux exemples dans Marseille.

    Autrement je voudrais faire remarquer à notre cher Electeur du 8 ème que la délinquance routière est un fait généralisé à Marseille sur bien des points :
    – arrêt des véhicules sur les carrefours et croisements en cas d’embouteillage, ce qui rends ces embouteillage encore plus inextricables
    – le clignotant droite ou gauche est rarement utilisé à tel point que l’on peut se demander si ces véhicules en sont réellement équipés, clignotant indispensable pour communiquer avec les autres usagers, piétons compris
    – doublement par le droite
    – etc.
    et cela concerne tout autant les femmes que les hommes.
    Que fait la police pour faire lutter contre ces délits et faire respecter le code ?

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    • Pierre12 Pierre12

      Conseil syndical ? Vous êtes bien sûr ?

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  3. jasmin jasmin

    Personne n’aurait besoin d’un mur si quelques personnes ne mettaient pas le désordre dans la vie de tous. Comment supporter des incendies par les gens de passage, comment supporter le passage des scooters pétaradant et dérangeant le calme et le sommeil? Je ne peux pas leur jeter la pierre pour avoir envie de refermer. Si la ville trouve un moyen pour pré-empter un passage pour les piétons pour aller à l’école, tant mieux en espérant que les mêmes individus ne vont pas tout détruire avec leur comportement.

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  4. Brallaisse Brallaisse

    Si cela se limitait à quelques traverses, mais les incivilités ou plutôt le manque d’éducation marseillais est endémique à cette ville. De l’avenue de Lyon à la rue Paradis ,les mêmes comportements égoïstes,je m’enfoutiste et qui emmerdent tout le monde, et pourtant nous avons à faire à une population radicalement différente. On peut donc comprendre que les ” civilisės’ en aient un peu marre aussi au bout d’un moment

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  5. LN LN

    Depuis qqs semaines 13 Habitat a fermé l’immeuble au rond point de l’obélisque. Plus moyen de traverser entre Michelet et Joseph Aiguier. Plus de passage piétons entre Desautel et La résidence Beauchene qui est aussi fermée le soir et les weekends. Soit une rallonge de 1.8 kms. Adieu le Gr 2013…. Pourtant la Metropole avait fait tous les aménagements de cheminement et passage vélos poussette, murs de gabions à l’intérieur…
    Qand on connaît la misère de la fréquence des bus dans le quartier, plus moyen de prendre le B1.
    13 Habitat c’est pas Royer Perault le boss ?

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  6. Jacques89 Jacques89

    Dans les années 60 on faisait facilement 600 m pour aller au primaire et 1.300 km pour le collège (+ 6 bornes en vélo pour aller faire… du sport). Il y avait peut-être moins de maladies cardio-vasculaires. C’est pendant l’enfance que le corps crée ses défenses… Mais il y avait souvent un adulte à la maison pour encadrer le 18/20 heures. On évitait ainsi les débordements qui engendrent le repli sur soi.

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    • LN LN

      Pour ma part ce n’est pas tant la distance, je marche tous les jours, c’est ce qu’impose une groupe d’individus qui est au dessus des lois et du pauvre peuple dont je fais partie… Cette confiscation du bien public est insupportable et n’engendre que des conflits, de l’injustice. Ouvrons toutes les rues privatisées et on verra beaucoup d’appaisement dans les relations et a circulation….

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    • Zumbi Zumbi

      Euh… les écoliers et les collégiens des années 60 ont 60 ans de plus, je ne suis pas sûr que les maladies cardio-vasculaires soient en baisse.
      Pour revenir au sujet :
      1 ça fait du bien de marcher, dites-le à tous les gens qui matin et soir amènent leurs chères têtes blondes en SUV à l’ecole-collège-lycée catho et bloquent trottoir et chaussée ;
      2 la tendance à la privatisation des espaces de circulation piétonne est générale ; dans cette même rue souvent des terrasses de bar vous font passer à pied sur la chaussée, ça allait mieux avec les mesures antiCovid…

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    • Andre Andre

      Certes, la marche est bonne pour la santé. Mais la ville suppose des continuités physiques.
      D’autre part, il s’agit d’espaces privés et il n’y a nulle confiscation dans la mesure où les municipalités qui se sont succédées n’ont pas souhaité les rattacher au domaine public. Au demeurant, il s’agit d’une procédure longue en l’absence d’accords amiables.

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    • Jacques89 Jacques89

      La pandémie nous aura au moins appris une chose : il faut ne faut accorder qu’une confiance relative aux « stats santé ».
      1) Bien d’accord, mais là ce n’est pas le sujet.
      2) Ici on est plutôt sur des espaces privés qui n’ont pas été intégrés au domaine public dès lors que « l’usage » aurait pu engendrer la procédure.

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  7. Andre Andre

    Ces résidences fermées sont une catastrophe en matière d’urbanisme car elles referment l’espace et enclavent là où on voudrait de la continuité. Mais elles ne sont que le reflet de notre société de plus en plus clivée, cloisonnée, où les groupes humains se méfient les uns des autres et, malheureusement, parfois à juste titre, car les incivilités et les agressions physiques ne sont pas une hallucination de l’extrême droite. J’ai moi-même habité une résidence fermée avec portail, bip, etc, dans le 14me et je ne m’en plaignais pas.
    Cependant il appartient aux collectivités locales de prévoir un maillage urbain suffisamment perméable. Elles en ont les moyens légaux. Les POS, PLU, PAZ et autres servaient et servent à ça avec leurs emprises réservées. Ce n’était sans doute pas le souci des municipalités précédentes depuis au moins 50 ans. A ce jour, la Metropoke invoque le coût budgetaire du rattachement au domaine public de nouvelles voies ou itinéraires et ses services fonciers, en sous effectifs chroniques, sont dépassés. S’agissant de cheminements purement piétons , ils pourraient entrer dans la compétence de la Ville au titre des espaces verts. Un domaine que, là encore, l’équipe Gaudin a négligé.
    Bon courage à la nouvelle équipe…

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  8. Brallaisse Brallaisse

    Il faut appeler un chat ,un chat au bout d’un moment.
    On donne toujours de bonnes excuses, de bonnes raisons aux individus qui nous pourrissent la vie au quotidien.
    L’année dernière ces petits plaisantins ont vidés 8 extincteurs à poudre dans notre garage, le maillage des transports sans doute. Mais ce n’est pas l’apanage de cette catégorie de population, les zėzės font de même dans d’autres domaines.
    Puisque nous sommes dans la période des nominations et renominations des écoles et des rues nous pourrions changer la devise de la ville qui brille par ses hauts faits ( je me demande d’ailleurs toujours lesquels) par
    “Non Curo”, pour les non latinistes et en bon marseillais la traduction étant je m’en bran………..

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    • Assedix Assedix

      +1 pour Non curo. 🙂

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    • petitvelo petitvelo

      Ou m’en fouti ?

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  9. Jean Pierre RAMONDOU Jean Pierre RAMONDOU

    Qui a signé le permis de construire ?

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  10. françoise planchard françoise planchard

    Ca rappelle ce long mur que la famille Pagnol devait contourner pour rejoindre leur maison.

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  11. tj13 tj13

    une copro répare un mur. Bonne nouvelle
    un élève marche 8 minutes pour aller a l’école : et alors ?
    Si Marsactu souhaite ré-ouvrir un vieux sujet, faites le sans vous cacher sous un faux pretexte.

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  12. Jean Pierre RAMONDOU Jean Pierre RAMONDOU

    Même difficultés pour accéder aux bureaux de vote 923 et 924 (Ecole Coin-Joli, Avenue Alfred Nicolas).
    Depuis la fermeture du lotissement Coin-Joli il n’y a plus pour les handicapés d’accès possible à l’école et aux BV.
    De plus pour accéder à l’école et aux BV il faut passer outre à une pancarte « Propriété privée entrée interdite ».

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  13. Assedix Assedix

    En relisant les anciens articles sur la résidence Coin Joli juste à côté, j’ai cru comprendre que la voirie étaient censée rester perpétuellement ouverte à la circulation (https://marsactu.fr/fermeture-de-la-residence-coin-joli-le-rapporteur-public/) mais que les riverains qui contestaient la fermeture s’étaient fait recaler au tribunal parce qu’ils n’avaient pas qualité à agir. (https://marsactu.fr/fermeture-de-la-residence-coin-joli-le-rapporteur-public/)

    Du coup, la ville ne pourrait-elle pas attaquer elle-même cette décision?

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    • Jean Pierre RAMONDOU Jean Pierre RAMONDOU

      D’abord vérifier que la fermeture ait été autorisée.

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    • LN LN

      A l’expo Privatopia sur ce sujet bien marseillais il y avait un film sur la fermeture de Coin joli, la résidence en face et ce fameux mur. Royer Perrault maire de secteur interrogé lors d’une AG de l’ASA coin joli a été on ne peut plus clair : “on ne va pas en arriver à des extrèmes, il faut bien arriver à ce que tout le monde s’entende, ce qui est fait est fait, le reste n’est pas de ma responsabilité” Fermer les bans

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  14. Brallaisse Brallaisse

    Peut être qu’avant de taper sur les gens qui se protègent ou bien qui souhaitent le faire , il faudrait surtout penser à régler le problème de ceux qui vous pourrissent la vie. Ce phénomème de clôture est le résultat d’une évolution et non pas de la génération spontanée.
    Quand la loi vous oblige à ravaler une façade ( cela coute un bras) et qu’une fois rénovée , elle se retouve tagée , je suis désolé mais cela n’est pas acceptable.

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  15. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Donc selon certains ici, tout ceci est un faux débat qui se résume au respect du droit de propriété et à la nécessité pour les écoliers de marcher 8 minutes. Comme ce serait chouette si c’était si simple !

    Je fais partie de cette génération qui marchait pour aller à l’école, mais je ne suis pas sûr que l’argument soit probant.
    Cette partie de Marseille est constellée de gigantesques enclaves privées qui renvoient la totalité de la circulation locale et de transit dans de rares rues qui ne sont pas faites pour ça : il faut y faire coexister voitures, deux-roues motorisés, vélos et piétons, tous concentrés sur un espace réduit… où les usagers les plus vulnérables ont droit à des miettes. La marche à pied ou le vélo, c’est bien, pour autant que ce ne soit pas un calvaire où l’on met en jeu sa santé et sa sécurité.

    En principe il existe des schémas d’urbanisme pour que la ville demeure circulable, vivable et viable en tenant compte de l’intérêt général. Ceux qui ont laissé s’installer ces enclaves fermées n’étaient sans doute pas au courant.

    Et là où l’on voit que l’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers, c’est dans la mauvaise accessibilité des transports collectifs due à l’imperméabilité, parfois sur des centaines de mètres, de zones où la voirie est privée ou a été privatisée. Il va falloir faire parfois des tours et des détours pour accéder aux stations du futur tramway : https://marsactu.fr/petites-histoires-de-residences-fermees-le-tramway-sud-avancera-en-terres-residentielles/

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    • Brallaisse Brallaisse

      8e ,les schémas d’urbanisme c’est comme SYMCITY, des projets dans un monde parfait. Cela me fait penser au concept économique de la libre et parfaite concurrence. Cette réflexion urbanistique est viable chez des gens civilisės et organisés , donc pas chez nous. Une mentalité égoïste, je m’enfoutiste, des travaux en permanence, des délais jamais respectés, des incivilités permanentes,des sanctions rarement appliquées, des passe droits à répétition.La coupe est pleine.
      Sans parler des problèmes que nos élus ne règlent pas.
      Après oui, la propriété doit être respectée, c’est la base ,et ici cela est difficile notamment en termes de nuisances et de dégradations.
      Effectivement, dans le temps nous marchions beaucoup. Alors pour les fatigués , les trotinettes ont été mises en place. Une catastrophe. Vous connaissez peut-être les Pays Bas, la Belgique, l’Allemagne,le Danemark, ou les pays nordiques, jamais vous ne verrez un tel souk . Là l’intérêt particulier est au service du général.Bienvenue à Marseille. . Après,ici le ciel est bleu,la mer aussi, les calanques sont belles mais nous n’y sommes pour rien sauf à les saloper.

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    • leravidemilo leravidemilo

      Un petit rappel fort judicieux et pertinent. La solution la plus raisonnable (dans une rationalité marseillaise) serait de faire un tramway sans arrêt sur ce parcours : –ça irait plus vite pour les ceusses qui habitent au terminus. –ça constituerait le seul moyen de pression sensé (et en apparence “pacifiste”) pour les quelques qui se retrouverons avec le tramway devant la porte de leur résidence.
      L’autre solution (mais pas du tout dans la rationalité marseillaise) serait de résoudre à la base le dilemme ici exposé : “On a des équipements publics qui se trouvent au sein de quartiers privatisés…” : Cesser de construire là des équipements publics, et les construire en toute priorités là où ils font le plus défaut, dans les quartiers non privatisés. Et bien sur en commençant par cette ligne de tram, dont l’impérieuse priorité ne saute pas aux yeux…
      Plus vers le nord donc, beaucoup moins bien desservi, et bien moins privatisé. Mais c’est pas très marseillais ça, c’est vrai.
      Marseille! La seule ville française où l’on construit des tramway afin que les gens continuent de se déplacer en voiture. ( On prend les mêmes, à non ça a changé là (!), et on continue …).

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  16. patrick patrick

    La rue Wilfran Puget 8ème est barrée par deux portails d’une résidence privée dont un à la hauteur de l’école élémentaire Jean Flotte, pour rejoindre le stade Flotte il faut faire tout un détour. Et là aussi on laisse faire.

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  17. Dark Vador Dark Vador

    A la lecture, ho combien instructive, de tous les commentaires, je m’aperçois que je suis assez d’accord avec presque tous les intervenants. Il ne s’agit plus simplement de chemins privés qui empêchent de passer. C’est toute la politique de la ville et du vivre ensemble qui est à revoir (ou voir simplement). Des décennies de laisser faire, de gabegie, de désintérêt public. Je suis confiant mais je doute un peu que les choses évoluent favorablement et rapidement…

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  18. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    La privatisation de la ville avance à grand pas…Dans un monde privé les pauvres seront privé de tout…ou ils leur faudra payer…
    Plus précisément, j’habite comme le siège de Marsactu dans une zone mono-commerciale où les restaurants sont majoritaires…La Covid les calme considérablement en ce qui concerne la propreté, le bruit et autres nuisances mais les terrasses vont rouvrir et l’encombrement sera maximum…
    Pourvu que le CIQ soit efficace…???
    Quand je pense que le GVT à fait passer une loi contre le séparatisme…!!?!

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