[Au bord de l’étang] Le paradis perdu des cabanons du Ranquet

Reportage
le 4 Août 2016
1

Il forme une tache bleue au centre de la carte du département, au cœur de la métropole naissante. Et pourtant ses habitants ne retiennent de l'ancienne mer de Berre que les usines polluantes qui ponctuent son horizon. Cet été, Marsactu fait le tour de l'étang de Berre. Pour cet épisode, nous explorons le quartier du Ranquet et ses cabanons, symbole de l'histoire de l'étang.

Photo BG
Photo BG

Photo BG

Le Ranquet vit caché sous les pins, à l’entrée immédiate d’Istres, sur la route de Martigues. Au dernier rond-point avant le panneau de la ville, il faut tourner à droite en prenant pour repère un des abris-bus colorés que la municipalité fait régulièrement repeindre par des artistes. Sur ce plateau dit des Pins commence le Ranquet. Rien ne signale que ce quartier de bord d’étang a été longtemps l’un des coins mal-famés de la ville. Et encore moins qu’il est concentre à lui seule une bonne part de l’histoire locale de l’étang de Berre.

Sous les pas du visiteur, le quartier descend en pente douce par des chemins étroits. On y trouve les rares épingles à cheveux de la commune. Celles-ci se croisent en écheveau pour finir par atteindre l’anse lagunaire. De part et d’autre de ces voies, des petites maisons s’accrochent à la colline. Certaines conservent encore les qualités des cabanons qui ont fait de cette rive une zone urbanisée. Mais les constructions de bois, de plain-pied, un peu de bric-et-de-broc, sont devenues rares.

Elles ont été remplacées par des maisons pseudo-provençales avec crépis rose souvent bâties sur plusieurs étages. Les prix y ont flambé. Une maison neuve de 80 m2 frôle les 300 000 euros. Les plus cossues atteignent les 400 000 euros. Et même des cabanons vieillots de deux pièces sur 200 m2 de terrain sont proposés à plus de 200 000 euros. À chaque fois, la vue sur l’étang est mise en avant…

P1140645

L’ombre de Gaëtan Zampa

La réputation sulfureuse s’est évaporée en même temps que l’esprit cabanonnier. Il est loin ce jour de l’automne 83 où Gaëtan Zampa, le parrain marseillais en cavale, s’y faisait cueillir dans une modeste villa qui lui servait de planque. Plus de trace non plus des prostituées qui jalonnaient les abord de la départementale et qui achevaient de donner une réputation ambivalente au quartier de cabanons. À l’époque, les habitants permanents ne sont qu’une poignée. En 1981, par exemple, ils ne sont que 74 à vivre dans un des 470 cabanons encore occupés. Idéal donc, pour venir y passer quelques mois au vert alors que les bandes rivales multipliaient les règlements de comptes à Marseille.

“Des mafieux, y en a toujours eu ici mais des petits”, croit se souvenir Quentin, jeune homme arrivé à 4 ans au Ranquet avant d’y revenir vivre une fois adulte. Il dit chérir un temps d’avant qu’il a lui-même que peu connu. Il est attablé à la pizzeria Chez Aldo qui donne directement sur la plage du Ranquet. Nos pas nous ont d’abord amenés là, selon une règle non écrite qui veut qu’un reportage a de bonne chance de prospérer s’il débute au bar du coin. Ici, la plage.

Un yéti et des Bailey’s

En maillot, les touristes ne cessent de venir commander : une glace, un yéti pour les petits, une tournée de Bailey’s pour les grands. Le patron taciturne, Jean-Claude, remplit les verres à son rythme. Ce n’est pas lui qui va faire la chronique des années sombres du Ranquet. Il a débarqué de Martigues il y a 3 ans à peine. “J’ai fait toute ma carrière dans les bars, j’ai tenu des boîtes de nuit et j’envisageais de prendre une affaire aux sports d’hiver quand mon notaire m’a dit de venir voir ici”, raconte-t-il. Il a eu le coup de foudre pour cette guinguette les pieds dans l’eau. Mais il peste.

Il rêve de voir un ponton prolonger sa terrasse, avec les jet-skis amarrés tout du long. Mais il ne se sent pas très soutenu dans sa démarche. “Les Ranquetois ne viennent pas. Même pas pour manger le soir. Ils préfèrent appeler allô pizza. Ils disent “on est chez nous” mais ne sont pas là.” Le nouveau venu se sent ostracisé. Les Ranquetois sont sur la plage, remise à neuf par la Ville sur le même modèle que la Romaniquette. Ils sont surtout dans les hauteurs, dans ces villas “Sam suffit” collées les unes aux autres.

Quelques exemples de l'esthétique des cabanons...

Quelques exemples de l’esthétique des cabanons…

Un quartier de plage

Patrice Mariniello, le président de l’association Pour le Ranquet habite une de ces villas en bancaou. Son père, deux rues plus bas, non loin de la pizzeria. Les logis des deux hommes n’a plus grand chose à voir avec les cabanons d’autrefois. En tout cas, Patrice Mariniello ne met pas les pieds chez Aldo. Il refuse de dire pourquoi. Se bornant à répéter que le Ranquet est un quartier de plage pas un quartier portuaire et moins encore une marina. “Pour ça, il faut aller à Antibes”, sourit-il. Il préfère souligner le temps passé ou pas moins de trois bars animaient la plage avec baleti en été et farandole qui passe d’un établissement à l’autre sans rompre.

Patrice Mariniello, président de l'association Pour le Ranquet qui regroupe les propriétaires actuels.

Patrice Mariniello, président de l’association Pour le Ranquet qui regroupe les propriétaires actuels.

Au Ranquet, Patrice Mariniello y est arrivé en culottes courtes et sandales, depuis Marseille dans les années 70. Ses parents étaient venus voir des amis cabanonniers. “Et du jour au lendemain, sur un coup de tête, ils se sont retrouvés propriétaires d’un cabanon. On y venait le week-end en été, se mettre au vert.” Les Mariniello font partie des nombreux Marseillais à avoir ainsi construit ou acquis un pied-à-terre à peu de frais au bord de l’étang de Berre. Mais ils ne sont pas tout seuls. “Il y avait aussi beaucoup de gens du Vaucluse, voire même de Lyon et de la région de Saint-Étienne. À l’époque, les gens descendaient la nationale 7 et s’arrêtaient au premier rivage venu.”

Premier cabanon en 1917

L’époque, c’est l’après-guerre, même si le Ranquet est habité depuis beaucoup plus longtemps. L’anse figure sur les cartes comme un port de pêche depuis plusieurs siècles. Il est aussi un port d’embarquement pour l’activité des salins des étangs de Lavalduc et Rassuen. Et les premiers cabanons étaient liés à ces activités. “La légende veut que le premier date de 1917 mais il a disparu depuis longtemps.” Patrice Mariniello conserve quelques cartes postales où l’activité piscicole est encore présente avant d’être remplacé par l’esprit bord de “mer”.

[aesop_gallery id=”98461″]

Les années 60 sont les plus intenses en terme de construction. À l’époque, deux notaires marseillais -Dor et Caire- sont propriétaires de l’essentiel de la colline. Et ils louent sous seing privé des parcelles de terre sur lesquelles les locataires sont libres de construire comme bon leur semble leur résidence secondaire. En bois, en parpaings, avec ou sans toilettes, elles sont bientôt 600 à jalonner les chemins de terre de la colline et des plateaux. L’été, près de 2000 personnes s’y retrouvent.

1 million d’habitants sur les rives de l’étang

Ce temps béni des cabanons ne dure pas. L’État a d’autres projets pour l’étang de Berre. Comme dans la ceinture parisienne, il a la volonté de créer des villes nouvelles dans l’aire métropolitaine marseillaise. Certains projettent 1 million d’habitants sur la rive nord de l’étang. Pour cela un établissement public, l’Epareb (établissement public d’aménagement des rives de l’étang de Berre) est créé en 1973. “Deux villes étaient prévues : l’une du côté de La Fare, l’autre au beau milieu de la Crau, près de l’étang des Aulnes, se souvient Jean Ecochard, qui en sera le directeur général adjoint dans les années 80. Cela avait notre préférence puisqu’à partir du moment où nous étions propriétaire du foncier, cela coûtait moins cher que d’agrandir une commune existante.”

Mais le projet soulève l’opposition des maires du pourtour comme de celui de Marseille qui redoute la possibilité que de nouvelles communes viennent garnir la ceinture rouge qui enserre sa ville. “Cette crainte de déstabilisation politique était particulièrement aiguë dans l’esprit du maire de Marseille, Gaston Defferre, qui voyait d’un très mauvais œil cette promesse d’un développement urbain « millionnaire » à l’ouest de sa grande ville. L’État avait particulièrement à craindre de cet acteur politique de stature nationale”, écrit l’architecte et historien René Borruey qui a beaucoup travaillé sur l’aménagement des bords de l’étang. Gaston Defferre mène la fronde des maires contre l’État aménageur.

L’opposition des maires

Celui-ci finit par céder et réduit ses projets sur 4 communes au lieu des 14 envisagés. L’État s’appuie notamment sur les communes de droite, Istres, Fos et Miramas, réunies au sein d’un syndicat communautaire d’aménagement (SCA) qui deviendra le syndicat d’agglomération nouvelle (SAN) plus tard.

Le maire d’Istres d’alors, Maurice Gouin (divers droite) souhaite assainir le quartier du Ranquet. Pour le compte du SCA, il demande donc à l’Epareb d’acquérir les terrains pour les rendre à la nature tout en construisant sur le plateau à l’entrée de la ville un camping, afin d’accueillir les amateurs d’habitat provisoire. Débute alors un très long processus d’éviction des principaux propriétaires.

Expropriation au Ranquet

L’enquête parcellaire s’efforce de recenser et de recueillir l’avis de tous les détenteurs de cabanons. Les archives de l’Epareb qui ont été versées aux Archives départementales depuis sa dissolution en 2002 conservent des traces touchantes de cette histoire. Un cabanonnier envoie une lettre au dos de laquelle il fait un dessin (d’après photo) de son logis. Cette autre adresse une quasi-supplique au commissaire enquêteur pour justifier la nécessité sanitaire d’avoir un cabanon au bord de l’eau.

“Il y a une dizaine d’années, j’étais très, très malade, il m’était recommandé l’étang de Berre par le docteur à cause de l’iode”, explique cette dame de Saint-Etienne. Après de “graves désordres familiaux et de santé” elle confie la charge du cabanon à sa fille qui s’acquitte des loyers, charges et impôts locaux “mais elle et moi, c’est pareil”.

dessin-ranquet-76

D’autres écrivent au commissaire pour s’enquérir d’une vente éventuelle à leur profit. Ledit commissaire se déclare favorable à l’acquisition des terrains par l’établissement public. Les descendants des Dor et Caire portent l’affaire jusqu’en cassation.

Defferre à la manœuvre

En 1976 donc, l’Epareb se retrouve (presque) propriétaire d’un vaste terrain planté de cabanons. Lesquels sont menacés de démolition. Mais, coup de théâtre, aux élections municipales de 1977, Istres, Miramas et Fos basculent à gauche. Le maire d’Istres, Jacques Siffre, est socialiste tout comme le nouveau président de l’Epareb, Gaston Defferre, en 1978. Ainsi que l’écrit encore René Borruey :

“lorsque ce dernier consentit à prendre la présidence de l’EPAREB en 1978, entouré des quatre nouveaux maires élus par la gauche en 1977, la consigne à mots couverts du nouveau directeur placé à la tête de l’établissement (Lucien Gallas, venu de l’agence d’urbanisme de Marseille), fut dit-on d’adopter un « profil bas » pour ne pas gêner trop la capitale régionale”.

Au sujet du Ranquet, la position du maire d’Istres a évolué. Tout comme le directeur général du syndicat communautaire d’aménagement (SCA) et premier adjoint de l’époque, François Bernardini, qui lui succédera quelques décennies plus tard et règne encore aujourd’hui. Sensibles aux arguments des cabanonniers, ils ne souhaitent plus se porter acquéreur du terrain pour y réaliser un camping et ne souhaitent pas non plus voir leurs futurs administrés expulsés.

Divergences à l’Epareb

Dès lors, les convictions au sein de l’Epareb sont divergentes : certains plaident pour une mise en lotissement, comme un quartier de ville, d’autres souhaitent que la colline soit rendue à la nature, tandis qu’un troisième camp défend une position intermédiaire : “J’estimais que la rive ouest de l’étang de Berre présentait un intérêt écologique certain, se souvient Jean Ecochard, directeur adjoint de l’Epareb. Nous avions d’ailleurs fait acquérir un grand morceau de pinède à Saint-Mitre-les-Remparts. L’idée était de libérer la bande littorale pour y réaliser un sentier. Bien sûr, la loi littorale était enfreinte puisque les cabanons étaient construits dans la bande des 100 mètres mais cela correspond à une tradition populaire bien ancrée, du Languedoc jusqu’au Var. Je souhaitais donc que le caractère précaire soit conservé aux lieux.”

Au sein de l’État, d’autres sont plus radicaux. Le directeur de la direction départementale de l’équipement (DDE) comme le sous-préfet d’Aix sont favorables à la démolition. De la fin des années 1970 au début des années 1980, la tension est grande autour du quartier. La direction départementale des affaires sanitaires (DDASS) vient vérifier la salubrité des lieux sans eau courante, électricité ou raccordement au tout-à-l’égout. Le risque de feux est également très présent et un incendie a déjà ravagé la pinède dans les années 1960.

Expulsion toujours en cours

Pire, avec ses longues suites judiciaires, l’expropriation a coûté très cher – plus de 4 millions de francs – et les loyers sont toujours perçus par les anciens propriétaires qui ont conservé l’usufruit des terrains. Rien n’est donc réglé pour les cabanonniers qui craignent pour leurs biens. En 1980, l’État réfléchit à la création d’un “parc résidentiel de loisirs” qui reprendrait tout ou partie des cabanons. Le président de l’association des butineurs écrit au directeur de l’Epareb pour savoir ce qu’il adviendra des propriétaires occupants de manière permanente et de ceux qui y veulent y passer leurs vieux jours. “Sera-t-il possible de devenir propriétaire du terrain sur lequel nous avons construit nos cabanons ?, interroge le président (au nom illisible sur le courrier conservé). Pourra-t-on rester locataire ? Devenir propriétaire par bail de location vente ?”

Au final, la solution du statu quo est privilégié. Les Archives départementales gardent trace du brouillon d’une lettre manuscrite écrite en 1982 par le directeur de l’Epareb au président qui a succédé à Defferre, Michel Pezet. Son contenu est explicite :“l’établissement public ne peut être gestionnaire qu’à titre transitoire”. Il ne fera pas obstacle à la vente à un organisme public ou privé qui “devra lui succéder rapidement”. Le coût de la mise en conformité du lieu est sans commune mesure avec la qualité du bâti présent. “Ce qui est autorisé, c’est le maintien de l’encombrement”. L’Epareb fixe donc à 1000 francs l’indemnité annuelle que doit lui verser chaque occupant à ce titre. De son côté, la Ville d’Istres s’engage à réaliser les aménagements minimaux pour assurer la salubrité des lieux, la sécurité incendie et à diligenter une personne pour gérer le lieu au quotidien. Les cabanons sont sauvés… au moins pour l’heure.

Merci monsieur Bernardini

Dans la bouche de l’actuel président de l’association Pour le Ranquet, Patrice Mariniello  cela donne “Merci monsieur Bernardini. À l’époque, avec Gaston Defferre, ils ont tout fait pour nous sauver”. On lui rappelle que Jacques Siffre était alors maire et Michel Pezet, président de l’Epareb… “Oui mais monsieur Bernardini était directeur du SCA puis du San, c’était lui qui prenait les décisions, rétorque-t-il. Et Michel Pezet ou Gaston Defferre, à l’époque, c’est pareil.”

Au final, en 1985, le maire et président du SCA, Jacques Siffre, fait voter le conseil municipal en faveur de la création d’une Zone d’aménagement concertée qui sera gérée par l’Epareb en bonne intelligence avec les collectivités. “C’est dans le cadre de cette ZAC, que la situation a pu être peu à peu régularisée. Certains cabanons ont été détruits”, notamment ceux qui ne respectaient pas la loi littoral ou qui étaient menacés par des glissements de terrain. Au début des années 1990, il a été proposé aux cabanonniers d’acquérir leur bout de terrain. À quel prix ? “Ce n’était pas cher, poursuit Patrice Mariniello. Mais ce n’était pas des gens fortunés et pour certains, il a fallu faire un vrai choix et s’endetter pour conserver une résidence secondaire.”

P1140624

Dès lors, le Ranquet poursuit sa vie sans trop d’évolutions. Certes, l’Epareb réalise le goudronnage des chemins mais la Zac ne débouche sur rien de concret durant plus de 15 ans.

Rapport sévère pour le ministère de l’équipement

En 2000, une inspectrice générale de l’équipement, Catherine Bersani remet un rapport à son ministère de tutelle sur les conditions d’application de la loi “littoral”. Elle est particulièrement sévère sur la gestion du Ranquet par l’établissement public qui a la charge de la ZAC. Extraits :

Le plan d’aménagement de la zone, modifié en 1990, prévoit des travaux d’assainissement qui s’avèrent très difficiles à réaliser en raison de la nature instable du terrain, ainsi qu’un calendrier de cession des parcelles viabilisées aux occupants soigneusement recensés. Ce plan comporte également des zones où des parcelles nues à équiper et à céder à de nouveaux occupants figurent avec la mention constructible à R+1 !

Depuis plusieurs années, le nombre des occupants s’étant accru, les branchements d’eau s’effectuent toujours sur la prise d’incendie et l’assainissement réalisé est totalement insuffisant. Des glissements de terrain et des débordements des fosses rendent le séjour au Ranquet dangereux à plusieurs titres : ni l’hygiène, ni la sécurité ne sont assurés… Le passage de véhicules de pompiers est impossible dans une zone qui regroupe plusieurs centaines de maisons !

Elle chiffre à 20 millions de francs les coûts de relogement des occupants “dont la plupart croient de bonne foi avoir acheté un logement normal”. À considérer, ajoute-t-elle “avec les 4 millions de francs environ de l’acquisition initiale”.

Quartier bernardiniste

Pour sa part, Jean Écochard reconnaît avoir perdu : “Au final, notre volonté de ne pas “durcir” cette côte au sens urbanistique du terme à échouer. Le Ranquet est devenu un lotissement comme les autres”. Là où il y avait 10% d’occupants permanents au début des années 80, ils sont 85% aujourd’hui. Avec très peu de résidences secondaires… “Mais il a tout de même fallu attendre 2002 et la dissolution de l’Epareb pour que la Ville aménage le quartier et réalise les travaux d’adduction d’eau, l’éclairage public et le raccordement au tout-à-l’égout”, constate Patrice Mariniello. Là encore, je dis merci monsieur Bernardini. En 4 ans, toutes les maisons ont été raccordées et la dernière a été celle de mon père.”

La plage aménagée par la ville d'Istres avec toilettes, douches et surveillance...

La plage aménagée par la ville d’Istres avec toilettes, douches et surveillance…

Alors l’inamovible patron de l’association de défense des propriétaires ne s’en cache pas : “Le Ranquet vote Bernardini. Il faut être intellectuellement honnête. Quand un élu fait des choses sur le terrain, il en a de la reconnaissance et il est réélu.” Qu’importe alors les casseroles multiples. Dans le bureau de vote des Heures claires où votent les habitants du Ranquet, François Bernardini a obtenu plus de 50% des voix au deux tours, dans une quadrangulaire inédite avec le Front de gauche, la droite et l’extrême droite.

Alors certes, Patrice Mariniello regrette le bon temps des cabanons où “personne ne fermait sa porte”. Il n’apprécie guère la valse des prix due “ici aussi à l’effet TGV”. Mais un simple coup d’œil sur l’étang suffit à le rassurer sur son choix de vie. Le quartier s’est bien défendu. La preuve, il vient juste de voir ressusciter l’ancien CIQ.

Cet article vous est offert par Marsactu
Marsactu est un journal local d'investigation indépendant. Nous n'avons pas de propriétaire milliardaire, pas de publicité ni subvention des collectivités locales. Ce sont nos abonné.e.s qui nous financent.

Commentaires

L’abonnement au journal vous permet de rejoindre la communauté Marsactu : créez votre blog, commentez, échanger avec les autres lecteurs. Découvrez nos offres ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

  1. Regarder2016 Regarder2016

    Très intéressant.je suggère une enquête sur l’epareb de la grande époque d’aménagement volontariste

    Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire