Annie Lévy-Mozziconacci : "Il faut associer les citoyens à cette métropole"

À la une
le 18 Déc 2014
16
Annie Lévy-Mozziconacci : "Il faut associer les citoyens à cette métropole"
Annie Lévy-Mozziconacci : "Il faut associer les citoyens à cette métropole"

Annie Lévy-Mozziconacci : "Il faut associer les citoyens à cette métropole"

Fraîchement élue conseillère municipale et communautaire, Annie Lévy-Mozziconacci a fondé avec la conseillère régionale écologiste Laurence Vichnivevsky un groupe de réflexion Innovons pour Marseille métropole. Ce jeudi soir, cette association qu'elle préside réunit pour un atelier-débat plusieurs intervenants pro-métropolitains : Marie Baduel de la mission métropole, le chercheur Jacques Boulesteix, le président d'Euroméditerranée Bernard Morel et le conseiller spécial du président de la chambre de commerce Laurent Carenzo.

L'initiative tranche dans une bataille de communication largement dominée par les opposants au projet gouvernemental réunis autour de l'union des maires présidée par Georges Cristiani. "Les élus ont du mal à s'approprier ce genre de projet, affirme Annie Lévy-Mozziconacci. On l'a vu très bien avec Marseille Provence 2013. La chambre de commerce a initié une réflexion qui passait plus par les entreprises et même les citoyens. La métropole est un peu en train de subir la même chose. […] On entend les maires en parler mais j'aimerais bien savoir si les citoyens ont pris conscience de la proposition qui est faite pour notre ville et notre département."

L'idée est donc de "créer un espace qui manque quelque peu dans la métropole pour réfléchir sur des sujets qui sont de fait édulcorés et souvent, les citoyens n'ont pas la base de la connaissance pour que chacun puisse développer sa propre réflexion". Malgré ses conférences métropolitaines, le gouvernement par l'intermédiaire de la mission métropole du préfet Laurent Théry n'a pas fait une grande oeuvre de pédagogie, Annie Lévy-Mozziconacci en convient : "Les citoyens manquent aujourd'hui dans ce projet."

Cet article vous est offert par Marsactu
Marsactu est un journal local d'investigation indépendant. Nous n'avons pas de propriétaire milliardaire, pas de publicité ni subvention des collectivités locales. Ce sont nos abonné.e.s qui nous financent.

Commentaires

L’abonnement au journal vous permet de rejoindre la communauté Marsactu : créez votre blog, commentez, échanger avec les autres lecteurs. Découvrez nos offres ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

  1. Prends du cacao mon frère. Prends du cacao mon frère.

    Mais qui c’est çà?
    ¨çà sent l opportunisme et le manque de reconnaissance.
    Vite dehors avant qu elle ne se prenne pour une starlette médiatique.

    Signaler
  2. Anonyme Anonyme

    avec les stars médiatiques que l’on se paye à marseille une nouvelle est la bien venue même si je ne la connais pas

    Signaler
  3. JL41 JL41

    Il n’y avait pas de petit Jésus dans la crèche, mais Marie y était, ainsi que Bernard et Jacques, en concurrence pour jouer le rôle de Joseph. Les rois mages, et parité oblige, les reines mages, faisaient cercle au premier rang. Pendant deux heures ils ont parlé entre eux, mal relayés par une sono défaillante. Le couvercle de la Boate était assez bas, si bien qu’aux confins de la salle où se pressaient environ 70 pèlerins, il n’était pas toujours aisé de saisir ce qu’il se disait.
    Le conseiller du président de la CCI est resté dans le sujet et s’est rendu compréhensible à tous. Quelques dents ont grincé lorsqu’il a expliqué que les transports collectifs métropolitains auraient pu s’organiser sans que l’on crée de métropole. Période de l’Avent oblige, il n’a pas été cruel jusqu’à parler du syndicat qui était censé les organiser et qui semble-t-il ne s’est réuni que pour sa création. Bernard a eu son morceau de bravoure en contant quelques épisodes politiques oubliés depuis Defferre, sur l’histoire de la métropole. Une roue d’avance quand même notre ami Morel sur l’histoire de Marseille. Sur la fin les mages ont discouru sur la citoyenneté, le débat public, la démocratie et la concertation, devant une salle où tout le monde restait sans voix. Pour achever cet échange citoyen, devant une salle toujours muette, on a vu surgir d’un seul coup le député Lambert, à l’aise et parfaitement audible sans micro, toujours très agréable dans son propos. Expliquant que sa première intervention en tant que député avait été la métropole et qu’il attachait aussi une grande importance au débat citoyen. Après quoi, on a pu entendre la voix étouffée de Benhamias caché dans un recoin de la salle. Lui aussi a parlé de démocratie participative. Les citoyens de la salle étaient toujours sagement assis et recueillis, priant peut-être en silence pour qu’on fasse circuler un micro. Mmes Vichnievsky et Levy-Mozziconacci ont parlé aussi bien sûr, pour montrer leur attachement au débat. On laissera à Bernard le mot de la fin : « dans les débats, c’est toujours les mêmes citoyens qui parlent ».

    Signaler
  4. Sparta Sparta

    Bravo a la conseillere Annie Levy Mozziconacci!
    Enfin une citoyenne qui nous comprend !

    Signaler
  5. indignezvous13 indignezvous13

    Je ne sais pas pourquoi mon commentaire n’a pas été publié. Je retente :
    Pour que les citoyens soit bien informés et se sentent concernés, il faudrait que l’équipe du projet métropole métropole fasse un site internet lisible car franchement le site officiel
    http://www.mouvement-metropole.fr/
    est à l’image du bazard politique ambiant : incompréhensible.

    Même wikipedia
    http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tropole_d%27Aix-Marseille-Provence
    fait beaucoup mieux..

    Signaler
  6. Tresorier Tresorier

    He cherchais les defenseurs de la metropole a Marseille……

    C’est rassurant……..

    Signaler
  7. Anonyme Anonyme

    Ah les néo-socialistes, il décide, légifère et consente aux débats quand il y en a plus. Tartuffe

    Signaler
  8. Anonyme Anonyme

    Réunion très enrichissante par l’apprentissage d’informations compréhensibles par tous malgré les problèmes de sonos : mais faut-il privilégier les problèmes techniques au fond ? Je ne pense pas !
    Laissons grandir cette jeune pousse (i2m) prometteuse pour Marseille et l’avenir de la métropole. Merci à eux pour leur travail !

    Signaler
  9. N.S.A. N.S.A.

    Pour commencer il ne faut plus parler de Marseille, Aix, Aubagne, etc… Mais des citoyens des communes de la future Métropole : le Maire de chaque commune représentera le citoyen dans une gouvernance simple entre élus voisins. La majorité des citoyens n’a pas demandé la configuration actuelle des communautés de communes, résultat d’accords entre élus, et dirigées comme une majorité municipale, c’est-à-dire sans démocratie, la couleur politique gagne. Il y a 93 communes pour 6 EPCI, il faudrait une vingtaine d’EPCI accompagnées d’autant de conseils de développement, pour qu’on entende le citoyen.

    Signaler
  10. leravidemilo leravidemilo

    Le scénario reste invariablement le même, embourbé dans les mêmes pratiques politiciennes: On est responsable du P”S” (secrétaire de la section 308 (sic), tête de liste pour un des secteurs,lors des municipales…); depuis près de deux ans les responsables P”S” et les ministres,de Ayrault à Valls, en passant par l’inusable Débranchu, viennent à Marseille distribuer généreusement coups de menton et passages en force revendiqués, avec les résultats que l’ont sait, notamment électoraux; puis (et à la vue de ces résultats sans appel) on se ravise, on se souvient qu’on est en démocratie et que donc il y a des citoyens; on crée “fraichement” une association, pardon un think tank c’est plus tendance, et on le clame haut et fort: “Il faut associer les citoyens à cette métropole”. Mais les dits citoyens, et par ailleurs électeurs, ont déjà saisi l’occasion de dire tout le mal qu’ils pensent de ce projet, des coups de menton et des passages en force revendiqués. Le résultat de tout cela, c’est que Hollande, Valls et consorts ont bel et bien fait reculer l’idée de métropole, en lieu et place de la faire avancer. Associer les citoyens, voila une idée qu’elle est bonne! Mais en démocratie, et que l’on soit à Marseille, à Sivens ou à Trifouillis les flots, c’est en amont qu’il faut le faire. Et en politique, comme par ailleurs, se refaire une virginité est un exercice pour le moins difficile.

    Signaler
  11. Pourquoipas Pourquoipas

    J’avais vu le reportage sur marsactu et si j’y suis allé comme ça pour voir n’étant pas tout à fait “au point” sur la métropole…. J’ai appris des choses, remettre certaines décisions dans leur contexte historique n’était pas mal du tout (monsieur Morel)… La nouvelle fiscalité… Il est vrai que le sujet est vaste et que tout vouloir aborder en une réunion relevait du défis. Mais pourquoi pas ? Après tout je connais pas plus que ça Madame Levy-Mozziconacci (alors que Madame Laurence Vichnievsky oui pour qques célèbres mises en examen) et je me dis que oui un espace comme celui-là à son mérite d’exister, j’y reviendrai.

    Signaler
  12. N.S.A. N.S.A.

    Pourquoipas, 19 décembre 2014 à 19:05 min:
    “un espace comme celui-là à son mérite d’exister, j’y reviendrai.”
    date et lieu de la prochaine réunion ?

    Signaler
  13. Marius Marius

    C’est incroyable de devoir encore le rappeler, mais Marseille et sa périphérie sont depuis quarante ans la seule, l’unique, la bouffonne grande agglomération de France à ne pas s’être organisée en Métropole.
    Je ne comprends pas qu’il se trouve des citoyens pour soutenir les élus locaux qui défendent bec et ongles leur fief et leur pouvoir contre le nécessaire et urgent projet de Métropole.

    Signaler
  14. Anonyme Anonyme

    …les CCI sont des coteries moyen-ageuses, elles n’ont aucune légitimité démocratique alors qu’elles perçoivent des fonds publics collossaux, leur fonctionnement actuel relève du scandale…
    Que le débat métropolitain serve au moins à ça : se pencher sur ces bidules délirants…

    Signaler
  15. JL41 JL41

    Le regard de biais de la langue de bois (1). Il y a eu polémique à propos du J1, dont le port avait mis à disposition le dernier niveau à MP 2013, après plusieurs M€ de travaux. MP 2013 avait aménagé l’intérieur pour diverses manifestations. « Méditerranée » avait enthousiasmé par son ouverture et sa pédagogie, des visuels d’histoire avec des textes assez courts, des interviews actuels de gens de la rue dans les grandes villes du pourtour de la Méditerranée, restitués en vidéos. Le J1 a eu beaucoup de succès. Les culturels, la ville de Marseille se sont ensuite jetés sur le bel objet. Qui aurait pu être détruit il y a quelques années si sa conservation n’avait pas été défendue par des agents du port eux-mêmes.
    Que veut y faire la ville de Marseille ? Elle ne sait pas trop, mais toute une brochette d’élus diversement en charge de l’économie ont rivalisé d’imagination (ne riez pas) : « un musée naval, un casino, un aquarium, un night-club… », rapportait la Provence. Une ode à Prévert ou à Boris Vian : « mon armoire à cuillères, mon cire-godasse, mon repasse-limace, mon tabouret à glace, la tourniquette à faire la vinaigrette, le ratatine-ordures… » (déjà écolo, l’auteur de la Complainte du progrès).
    La présidente du conseil de direction du port, le président du conseil de surveillance, ont fait assaut de civilités et d’arguments pour dire, une fois de plus, que le J1 et les quais portuaires étaient prioritairement destinés à l’activité portuaire. Et d’ailleurs, comment les collectivités support de ces installations s’impliquent-elles actuellement pour soutenir le développement du port ?
    Réponse de Gaudin à la bergère dans la Provence : « Nous maintenons notre volonté de créer de nouvelles activités économiques sur le J1. A ce titre, le président du port peut agir avec un peu plus de diplomatie lorsqu’il nous répond ». Reste à savoir quelles activités économiques ?

    Signaler
  16. JL41 JL41

    Le regard de biais de la langue de bois (2). J’ai été pris à partie par une militante PS de l’association Innovons pour Marseille (I2M), la dernière nouvelle composante de gauche, à propos de laquelle je m’était interrogé à plusieurs reprises (en bonne part) dans Marsactu, citant Laurence Vichnievsky et donnant le lien ver son think tank (ne riez pas) : http://innovonspourmarseille.fr/
    Il devait être question dans cette fameuse rencontre, de débat, de citoyenneté, de démocratie. On remettait le couvert pour environ 70 personnes. Les débats se sont limités à des exposés déjà maintes fois entendus et aux interventions d’un premier cercle de personnalités à placer auprès de l’opinion, personnalités pour la plupart déjà entendues aussi. Le gros problème : pas de dialogue avec la salle, à l’inverse donc des professions de foi de ceux qui ont parlé. Aussi ai-je réagi de façon un peu ironique : http://www.marsactu.fr/politique/annie-levy-mozziconacci-il-faut-associer-les-citoyens-a-cette-metropole-37540.html#comment-407155
    Réponse de la bergère aux bergers et aux moutons : « Merci à nos intervenants et à vous tous venus nombreux, désolé pour le problème de sono, pour la prochaine nous essaierons une nouvelle configuration de la salle. Encore merci ! L’équipe i2m. »
    Il n’y a donc eu qu’un problème de sono !
    Pas de compte-rendu de réunion sur I2M. J’aurais pourtant aimé retrouver les propos de Bernard Morel sur l’histoire de Marseille et sa communauté urbaine avortée, ainsi que de Jacques Boulesteix sur l’économie. Pas de compte rendu (une autre forme d’exercice de la démocratie), ni de commentaires ici dans Marsactu, de Laurence Vichnievsky ou d’Annie Levy-Mozziconacci, alors qu’elles se sont certainement enquises des réactions. On continue donc comme si de rien n’était.

    Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire