Aix-Marseille : conquérir la plus grosse université francophone, un travail très politique

Enquête
le 4 Jan 2020
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Éric Berton, doyen de la faculté des sciences du sport, devrait être élu ce lundi 6 janvier nouveau président d'Aix-Marseille université, dans la dernière ligne droite des élections universitaires. Sa stratégie l'a amené à construire un conseil d’administration au périmètre inédit, réunissant plusieurs doyens, des élus de droite, et le président du Cercle des nageurs de Marseille.

La faculté Saint-Charles. Photo Foudebassans / Licence Creative commons BY-SA.

La faculté Saint-Charles. Photo Foudebassans / Licence Creative commons BY-SA.

L'enjeu

Le nouveau président de l’université Aix-Marseille sera élu pour les quatre prochaines années. Ses décisions, validées par le CA, déterminent la politique générale de l’établissement.

Le contexte

Depuis la loi LRU en 2007, puis la fusion de trois universités pour créer Aix-Marseille université, le poids local de cette dernière s’accroît.

Il peut toujours y avoir un coup de théâtre, mais c’est peu probable. « La fumée est très blanche », résume un doyen de faculté d’Aix-Marseille université. Ce lundi 6 janvier, lors de la première réunion du nouveau conseil d’administration, le doyen de la faculté des Sciences du sport Éric Berton devrait être élu nouveau président de […]

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Commentaires

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  1. Philippe Lamotte Philippe Lamotte

    Bouillabaisse et/ou soupe à la grimace ? L’AMU qui s’est créée dans la douleur et les grincements de dents durant de trop longues années, constitue finalement un enjeu politique, non pas local, national. Vassal est donc à l’agachon !

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Oui, mais la politique en question est universitaire. AMU est une puissance en soi (comme l’article l’expose d’ailleurs assez bien), les interférences avec la « politique » au sens strict sont subordonnées à d’autres dimensions. Le jeu avec les collectivités territoriales, comme avec les acteurs économiques, ne recoupe pas les clivages « politiques », chaque institution joue ses cartes en fonction de ses intérêts et s’accommode, avec une certaine indifférence, de la « couleur » de ceux qui sont au pouvoir chez ses partenaires.
      Enfin pour rentrer dans le détail, lors de la création d’AMU, statutairement il n’y avait pas assez de place pour faire rentrer toutes les collectivités territoriales au CA. J’ai donc (j’étais le Conseiller général délégué à l’enseignement supérieur et à la recherche à ce moment là) renoncé au siège que le Conseil général d’alors aurait pu réclamer en convenant avec Yvon Berland qu’une des « personnalités qualifiées » serait un Conseiller général. Manifestement cette disposition a été reconduite avec la majorité du Conseil départemental d’aujourd’hui.

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  2. Brallaisse Brallaisse

    Cher Lamotte, vous êtes en dessous de la vérité et bien en dessous. Ce CA à la Marseillaise démontre une fois de plus le niveau lamentable des élites locales dont la principale activité sont les arrangements.
    Si vous prenez le cas des grandes universités et si vous examinez leurs conseils d’administration vous verrez immédiatement la différence de niveau et la qualité des siégeants tant sur la qualité scientifique que personnelle. Dans ce conseil d’administration d’AMU il ne manque que Suchet et Rochet, vous savez ces fameux joueurs de pétanque et il sera au complet. Que voulez vous la différence entre des universités telles que Cornell ou Cambridge et nous , c’est que eux ils ont des prix Nobel au CA et nous des gérants de piscine.

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    • Philippe Lamotte Philippe Lamotte

      Chère Brallasse : c’est que, voyez-vous, je n’ai eu l’heur d’enseigner ni à Cornell ni à Cambridge mais seulement à l’université d’Aix-en-Provence du temps de Yvon Berland. C’était déjà pas si mal avec des amphis surchargés en début d’année, des cours dans des algécos où il faisait froid l’hiver et trop chaud au printemps, et des salles de cours antiques non entretenues, par exemple. Quant aux syndicats d’étudiants et d’enseignants, il fallait qu’ils tapent du poing sur la table pour qu’ils aient la parole ! Je constate que la situation administrative n’a fait qu’empirer et qu’il n’y a toujours pas de piscine !

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  3. Brallaisse Brallaisse

    C’est pourquoi j’ai passé deux années à Cornell car déjà en 75 il n’y avait pas de chauffage en fac de sciences économiques de l’autre côté de la voie ferrée à Aix. Après les amphis surchargés sûrement, mais en 3e cycle, nous étions beaucoup moins nombreux.

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Cher Braillasse. Si à la fac d’éco d’U2, nous nous sommes gelé dans l’Amphi Julien, avenue Jules Ferry et les algécos derrière la cité Abram dans les années 70 -80. C’est parce que les profs d’alors n’ont pas voulu s’éloigner de leurs villas de la campagne aixoise pour aller à Luminy.

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  4. Brallaisse Brallaisse

    Mais pour être complet, et en même temps, en Droit pour la licence aucun problème. Sans doute un CA différent

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  5. Laurent MALFETTES Laurent MALFETTES

    Il y a un truc que je ne comprends pas. J’ai lu ici et là que Yvon Berland avait fait « un travail formidable » à l’AMU (sous-entendu : il est tellement fort qu’il saurait redresser la situation de la ville de Marseille). Il me semble qu’avant de lui confier les cles de la mairie sur la base de cette simple affirmation, il serait bon de dresser un bilan objectif de son action pour l’université. Quelles sont ses reussites, ses échecs ? A t’il eu une vision stratégique et une action payantes, ou s’est il maintenu par ses seuls talents de manœuvrier ? Une enquête approfondie s’impose !

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Laurent,
      Outre les remarques ci dessous de Braillasse et de moi-même sur le bâti, il faut ajouter la performance remarquable à tous les appels à candidatures scientifiques ou pédagogiques français et internationaux (IDEX -https://amidex.univ-amu.fr/fr/decouvrir-lidex-0 ; Carnot -http://www.institutcarnotstar.com/ ; CIVIS -https://civis.eu/fr ; etc.)
      Les deux listes issues de la « gouvernance Berland », celle conduite par Eric Berton qui l’a emporté et celle conduite par Thierry Paul qui est arrivée derrière ; ont raflé l’essentiel des suffrages et, comme l’article le relève, la différence programmatique entre les deux est mince et s’inscrit dans la poursuite de cette dynamique.
      Ce n’est pas exagéré que de dire que l’action d’Yvon Berland à AMU (qu’il a réussi à créer contre vents et marées) est plébiscitée au travers de ce résultat ; ce qui n’enlève rien aux grandes qualités personnelles et professionnelles des deux têtes de listes que j’ai nommées.

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  6. Brallaisse Brallaisse

    Unifier des universités qui étaient concurrentes, mutualisation des moyens, volumes des investissements accrus, position internationale améliorée par la signature d’accords, meilleure cohérence territoriale, bon classement mondial face aux monstres anglo saxons (qui sont privés), possède quelques fleurons comme l’IAE, CHU cardiologie et neurologie, une bonne gestion de la transition de la structure.
    Après certains locaux sont en moins bon état, il faut l’avouer mais il faut dire aussi que certains ne respectent pas leurs outils d’études. Face aux monstres américains il manque un Nobel ou un Fields, mais là Berland n’y est pas pour grand chose sauf à avoir un énorme chéquier.
    Mais soyons aussi clair, la perfection n’est pas de ce monde.

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Sous la mandature d’Yvon Berland, grâce notamment à l’argent du « Plan Campus » de Pécresse, mais pas seulement, à Aix la fac de lettre, la fac de droit ont été considérablement réhabilitées et et restructurées. A Marseille c’est essentiellement le campus de Luminy qui en a bénéficié. Mais il y a eu également une réhabilitation complète de notre (c’est chez moi) campus de Marseille de l’Ecole de Journalisme et de Communication, de solides travaux à Saint Charles, sur le campus historique avec en plus la création de l’ « Ilot Bernard Dubois », ainsi qu’à Saint Jérôme et à château Gombert (campus de l’Etoile).
      Voir mes autres commentaires sur l’élection du CA, pour ceux et celles que cela intéressent.

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  7. Brallaisse Brallaisse

    En résumé l’essayer, c’est l’adopter ! 😊

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  8. Brallaisse Brallaisse

    Cher Félix, puisque nous remontons aux calendes non pas grecques mais aixoises, l’avantage d’Aix vs Luminy c’était la présence à Aix de deux institutions universitaires primordiales, remarquables et d’une très grande renommée à savoir l’institut franco américain et l’institut franco scandinave. Ah les échanges culturels 😊
    .

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      L’opportunité de rencontres culturelles que ces implantations permettaient ne m’avaient pas échappé alors ;-D

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