Un programme danse

Idée de sortie
le 11 Oct 2019
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La nouvelle édition du festival de création Question de Danse déploie une programmation éclectique à laquelle chacun est invité à prendre part d’autant de manières différentes qu’il y a de propositions à se mettre sous… le pied ! Des créations à découvrir, des projets en cours de fabrications à discuter, des moments à partager, à éprouver, pour se laisser aller à la surprise, au rire et à l’émotion, autrement dit au lâcher-prise.

Chers de Kaori Ito © Gabriel Wong (1)

Chers de Kaori Ito © Gabriel Wong (1)

Deux pièces fraîchement créées pour débuter et clore le festival. La première de Car/Men, de Philippe Lafeuille et les Chicos Mambo, ouvrait les festivités ce week-end au Théâtre Toursky, avec la figure libertaire de Bizet pour une célébration joyeusement déjantée dans la lignée de Tutu. Le clap de fin de la manifestation sera donné avec le Coup de grâce de son directeur artistique Michel Kelemenis, au ZEF – Scène nationale de Marseille. La promesse d’un souffle d’éternel où les corps unis des danseurs agiteront ceux tombés en pleine fête le 13 novembre 2015. Ce soir-là, Kelemenis et Cie étaient en tournée. Ce soir-là, ils dansaient. Ces prochains soirs, ils danseront. Et nous danserons avec eux pour tous ceux qui ne peuvent plus danser. Pour que l’infinie beauté de l’être au monde, de l’être ensemble, résiste au funeste, à l’effroi et au chaos.

Entre ces deux évènements, une série de rendez-vous à Klap, Maison pour la danse, tout au long de la prochaine quinzaine. Des chorégraphes invités ouvrent la discussion à la suite de la présentation de leur projet en cours. L’occasion de rencontrer Kaori Ito et les interprètes de Chers accompagnés de leurs fantômes (le 12), Linda Hayford et son frère qui partagent généreusement leur indéfectible lien dans Alshe/me (le 7), ou encore Charlie Prince et Keren Rosenberg, en provenance d’Amsterdam et à destination d’ailleurs — Not on this Earth — pour un dialogue sur ce qui fait différent, ce qui fait conflit, à prolonger hors plateau (le 9). Plus tard, Dikie Istorii Company propulse danseurs et spectateurs dans un même espace cette fois, traversé de sons, de paroles, de lumières, expérimentant la réalisation en cours d’une émeute annoncée : ¡ No pasaran !

Question de Danse, c’est aussi l’occasion de faire l’expérience de propositions singulières. Comme celles, entre autres, de Philippe Connaughton sur le processus de mémorisation avec son Mamafesta Memorialising inspiré par la démence sénile de sa mère, de Mathieu Hocquemiller guidant la danseuse iranienne Rana Gorgani dans son Dialogue avec Shams, grande figure du soufisme, et de Simone Mousset, avec The Passion of Andrea 2 en imaginant qu’il y ait eu un The Passion of Andrea 1 — tel est en tout cas le postulat de départ de cette farce chorégraphique.

Un tarif extrêmement alléchant (5 euros) est proposé à tous pour profiter de ces précieux moments suspendus qui échappent au réel…

Audrey Chazelle

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