Merci Maryse !

Billet de blog
le 28 Mai 2019
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Après 15 ans de mandat comme première magistrate d’Aix en Provence, force est de reconnaître que la ville a connu, avec Maryse Joissains, une mutation considérable, dans le cadre d’une gestion dont la qualité est rare.
Tout n’est pas parfait bien sûr, mais les candidats à sa succession seraient avisés de ne pas trop s’aventurer dans des critiques faciles (et de circonstance) d’un aménagement urbain, culturel et sportif globalement positif.
Merci à Maryse Joissains, pour l’engagement et l’énergie qui ont accompagné ses mandats. Même si ceux-ci ont pu, parfois, ressembler à une obstination stérile.
La nécessaire restructuration de la Ville est engagée et doit se poursuivre. Mais Aix en Provence n’est ni une monarchie héréditaire et affranchie du droit commun, ni une forteresse autonome. Elle s’inscrit dans un territoire en mutation, dans un pays dont les dernières échéances électorales (et mouvements de contestation) montrent des transformations sociologiques et culturelles profondes, dans une Europe qui se cherche et que l’on ne peut ignorer.
Notre avenir s’écrit dans une perspective qui est illisible pour l’ancien monde moribond.C’est vrai au national, c’est également une réalité locale.
On ne peut plus gérer une grande ville avec une petite poignée de proches plus ou moins légitimes.

On ne peut plus inscrire sa ville dans un territoire en se focalisant sur des intérêts égocentriques et des réseaux obscurs

On ne peut plus rassembler sans projeter la ville dans des objectifs qui dépassent l’immédiateté populiste.
Aix est ouverte, attractive autant pour y travailler que pour y vivre. Elle est naturellement internationale et européenne par ses entreprises, ses étudiants, ses visiteurs, son patrimoine, son histoire et ses nouveaux habitants. Elle doit l’affirmer par une politique et des délégations dignes de ce nom.
Aix a un devoir d’intelligence, d’une part en acceptant l’évidence de compétences transférées à un collectif solidaire plus large dont elle est un acteur majeur, d’autre part en inventant un autre modèle de développement et du vivre ensemble. Basé sur la transparence, la qualité de vie personnelle et professionnelle, l’exemplarité écologique, l’ouverture au Monde. La reconnaissance exceptionnelle dont elle jouit, et la lisibilité qui en résulte, l’y autorisent.
Une page se tourne, la nouvelle ne peut être écrite de la même main.
Voilà pourquoi, et si la justice de notre Pays ne le fait pas avant nous, nous devons remercier Madame Joissains en mars 2020.

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