Marseille renversée

Billet de blog
Kevin Vacher
6 Avr 2019 3

Crédit : https://charte.collectif5novembre.org/indigne-toits/

Voilà cinq mois que ces immeubles se sont effondrés sur nous tou·tes, comme le dit Liliana aujourd’hui dans la Provence. A chaque cinq ou deux du mois, j’ai l’impression de devoir tenir un bilan, comme si nous étions comptables de l’avenir de chacun·e de nous, comme si la ville se transformant devant être tenue en retour pour comptable de chacune des micro-bifurcations de nos parcours de vie, de chacune de rencontres intimes, des événements qui ne cessent de graver profondément nos trajectoires. Nous en tenons en grand nombre des comptes, celui des délogé·es, des mois qui passent, de la centaine d’activistes du Collectif du 5 novembre qui ne cessent de me surprendre de leur énergie et leur inventivité, des dizaines de comités de quartiers qui se (re)découvrent un avenir commun et solidaire… Puis nous tenons des comptes plus intimes, du nombre de verres pris à regarder en arrière, à nous rendre compte de ce que nous devenons (on boit même parfois du champagne au Collectif du 5 novembre – scoop, parce qu’on a besoin de rire, souffler et fêter nos événements personnels), des rues à éviter pour aller d’un endroit à l’autre, des tremblements de mains qui diminuent au fil des rencontres avec les pouvoirs publics, de l’angle de nos mentons qui se relèvent, des émotions et des amitiés, voire des amours, qui se nouent ici et là.

 

Après cinq mois, le « pacte de solidarité » que nous avions formé lors de la première assemblée des délogé·es au mois de décembre tient toujours. Le 2 février, troisième mois de la mort de Zineb, jour d’une grande manifestation de l’unité des collectifs de quartier, j’en doutais pour dire vrai. Une séquence semblait se refermer, et cela a sûrement été le cas. La manifestation, toujours très massive, n’avait logiquement pas rassemblé autant que lors de la précédente, le 1er décembre. La mobilisation était loin de faiblir, mais elle exprimait, elle laissait place à un nouveau moment politique. A l’émotion et la colère se substituait alors une alliance sociale, politique et humaine qui ne savait pas bien où elle se dirigeait. Les semaines qui ont suivi laissaient paraitre un profond épuisement, dû à quelques tensions inter-associatives qui je pense resteront une anecdote de cette histoire, à un mois entier à préparer cette manifestation en s’appuyant sur toutes les ressources que l’on pouvait attraper, après une période de fêtes où beaucoup d’entre nous avions annulé nos vacances, pour cause de délogement et/ou d’activisme. C’était un drôle de mois de janvier, qui avait démarré par un affrontement physique, le délogement policier des habitant·es du 1er arrondissement lors des vœux de Mme Bernasconi et les saillies de Mme Vassal contre nous. Un mois entier à forcer la porte pour prendre la parole, à chercher inlassablement le numéro de Pamela Anderson pour signer une tribune de soutien aux délogé·es (oui oui…), à produire avec notre Pamela à nous, Keny Arkana, une vidéo pleine d’énergie pour appeler à descendre dans les rues, à redoubler d’initiatives, d’affichages, d’actions à la rue Beauvau, un mois de belle fatigue. Mais force est de constater qu’au soir du 2 février, nous ne savons pas bien où aller. L’offensive avait démarré, venue d’en face. Gaudin voulait « sortir de la rue d’Aubagne » et Vassal voulait se positionner comme sauveuse de la ville. Le conflit était bien là. Pendant 3 mois, Noailles était le poumon tonique de la ville, de ces espoirs, rythmant de nos coups d’éclat l’actualité politique locale. A un an et demi des élections municipales, qui s’attendait à ce que les Anissa, Maël, Karim, Badra, Valérie, Marie, Bernard, Jean, Martin, Antonin, Zhora, Kevin, Nassera, Laurent, Clara, Alice, Nathalie, Henry, Laura, Anne, Anik, Fathi, Kader, Michelle, Emilie, Sophie, Anne-Marie, Zania, Corine, Mahira, Cécile, Coco, Annie, Marie-Françoise, Christine, , Molly, Mohamed, Nicole, Claudette, Mireille, Françoise, Carima, Aurore, Carla, Cindy, Olivier et tou·tes les autres continuent à donner le tempo ? (la lecture des noms vous donnera une idée de la sociologie du collectif, polarisé par des femmes de plus de 50 ans organisant la solidarité sociale et des jeunes activistes, un collectif mixte racialement, fortement féminisé et ancré dans des origines sociales populaires et assez mixte socialement malgré des différences de positions dues au capital militant et scolaire bien souvent). C’était inacceptable pour « eux ». L’Etat venait d’annoncer son refus de continuer à prendre en charge les rencontres avec les associations suite au rassemblement devant la préfecture du 17 décembre, vexé d’avoir à assumer sa part de responsabilité et celle de la Mairie en supplément. La préfète nous rappelait alors à chaque début de réunion à nos erreurs, nos coquilles, nous qui n’étions que des « simples citoyens ». Mme Vassal tentait elle de reprendre la main sur l’agenda politique, le réduisant à ses opérations de communications pré-électorales autour du lancement des « assises de l’habitat » (dont l’ampleur de l’échec m’a moi-même surpris). Fatigue et agacement des pouvoirs publics étaient les ingrédients principaux d’un « retour à la normale » après cet hiver chaud.

 

Et pourtant. L’alliance que nous venions de nouer pourrait aujourd’hui révéler toute sa puissance. Il a fallu laisser passer du temps : quatre réunions en février et mars pour s’interroger sur l’avenir du collectif, la pertinence de nos permanences qui tendaient à se s’enliser dans le travail pré-judiciaire de cabinets d’avocats surchargés et à palier aux défaillances de l’accompagnement social par la puissance publique. Les épaules tombaient et les cerveaux s’interrogeaient. Et pourtant. Pendant ce temps, de nouvelles personnes ont continué à taper aux portes du collectif, ne sachant pas bien comment entrer tandis que nous ne savions pas bien quoi et comment leur ouvrir, il fallait transformer le collectif. Les voisin·es continuaient à nous interpeller, dans la rue, au bar, au café, à nous encourager mais aussi, parfois, à questionner notre combat. Lors d’une assemblée d’interrogation interne, un sympathisant, revenant d’une réunion dans le 3ème arrondissement, nous lance « vous n’imaginez pas ce que vous avez provoqué ailleurs, il y a une onde dans Marseille qui vient d’ici ». Le corps marseillais de flétrissait pas, c’était une crise au noyau. Regarder les options stratégiques choisies pendant une mobilisation, c’est bien sûr regarder les choix, les débats, les tensions parfois. Au lendemain du 2 février, un militant anonyme publiait une saillie violente, diffamante et personnifiée contre trois militant·es du collectif,  où j’étais particulièrement visé, citations tronquées à l’appui, pas content que la manifestation n’ait pas amené les familles de délogé·es dans les nuages de lacrymos. Dans un telle période d’interrogation, cela laisse un goût amer, une sale impression de boire la tasse sans raison. Au-delà de l’attaque prise personnellement, le texte évacuait toute interrogation fine et cognitive sur ce qui était en train de se passer. C’était pourtant bien dans les fragilités du noyau de ce corps mouvant et en pleine adolescence que beaucoup de choses se jouaient, dans la fatigue et le doute. Avec le recul, c’était sain d’être ainsi.

 

D’autres ont pris le relai. Les habitant·es de Maison Blanche ont gagné leur combat pour faire rénover leur cité, les mineurs de St Just ont été un exemple de dignité extraordinaire pour tou·tes, on m’a même rapporté que Gaudin avait été bousculé par les CIQ lors de la séance privée d’opéra de rentrée en janvier, le Collectif contre le PPP des écoles a obtenu une victoire qui nous a regonflé d’espoir. Noailles n’était donc peut-être pas le centre du monde, mais quelque chose venait de souffler sur la ville. Si Noailles, un poumon gonflé à bloc, a insufflé quelque chose de nouveau dans la Ville, les José, Mohamed, Kamel, Naer, Djamila, Samy, Karima, Paul, Philippe, Soraya, Kader, Pierre-Alain, Mickaël, Fatima, Bruno, Aïcha et toutes celles et ceux qui se sont (re)rencontrés autour du Manifeste pour un Marseille vivant et populaire sont le cœur battant de cette ville.

 

On était là, tou·tes, les délogé·es, les citoyen·nes solidaires, les proches de Zineb, hier, devant la Mairie, uni·es, avant d’être reçu·es par l’Etat et les adjoint·es. Après 4 mois d’allers-retours entre les Assemblées de délogé·es et les associations et collectifs solidaires, de co-écriture et parfois d’agacements mutuels sur ce qui allait trop ou pas assez vite, nous avons pondu 13 pages d’un document citoyen de politique publique rigoureux, ambitieux, applicable immédiatement, protecteur pour les délogé·es futur·es et actuel·les. Ça, on se l’est rappelé bien souvent : il y a ceux et celles qu’on a délogé aujourd’hui, mais personne n’est à l’abri demain. Un exemple inouï d’intelligence citoyenne et d’ambition de faire polisprudence si l’on peut dire ainsi, sur le temps long, là où celle de la puissance publique déraille. Chacun·e y est allé·e de sa compétence, de son témoignage, de son expérience, confiant·e ces dernières semaines dans notre capacité à être meilleur·es que nos interlocuteurs. Lors de la dernière assemblée des délogé·es, j’ai prévenu : « je vais vous lire le texte actuel de la charte pour voir si on doit modifier des choses, ça va être long et chiant, je vous préviens ». Tout le monde est resté, a commenté, a débattu, pas croyable, ça a bien duré une heure, j’avais soif à force de lire et Laurent ne savait plus bien comment noter toutes les idées et commentaires qui remontaient. D’autres font de même, comme le collectif des écoles qui produit son propre cahier pour recenser les problèmes des établissements, pendant que députés, gouvernement et mairie se battent pour savoir qui devra faire l’audit des écoles. Laissez-nous faire, franchement, ça vaut mieux.

 

Gaudin nous a fait un sale coup lundi dernier, à quelques jours de la première véritable négociation sur ce document. Plus de cantine pour les délogé·es, la générosité a assez duré. Bim. C’est dit. C’est violent. On a visionné et revisionné la vidéo du conseil municipal pour être sûr·es. Oui, c’est dit : « générosité ». « Le vieux », comme certain·es l’appellent, déraille souvent, c’est sûr. Dès qu’il lève les yeux du carnet que sa garde rapproché lui a écrit, on ne sait plus bien ce qu’il dit. Comme lors du conseil municipal du 4 février, où il annonçait que la Mairie écrivait sa propre charte et n’avait donc pas besoin de la nôtre. J’ai du mal à croire qu’il savait ce qu’il disait, le Vieux. Il a sûrement mal compris ce que ces adjoint·es lui avaient rapporté. Mais quand le chef dit, le discours a parfois force de loi. C’est l’une des bizarreries des politiques publiques dans un pays aussi bureaucratisé. « Nous, Maire de Marseille », c’est la formule consacrée, forme du « Le roi dit nous voulons » à l’époque de la France contemporaine. Alors le roi Boutef…pardon, Gaudin, a dit. On était pas sûr·es de notre capacité à mobiliser, mais on a tenté tout de même, Dominique et d’autres avaient un peu insisté, pari réussi. Et les élu·es, hier, était bien embarrassé·es de devoir rectifier le tir. Ils n’ont pas prévu d’arrêter les hôtels ni d’arrêter de proposer des logements, disent-ils. Non pas qu’ils le fassent bien à l’heure actuelle, mais faire moins serait trop dangereux politiquement. Mais peu importe, il y a sûrement quelque chose qui nous échappe dans cette histoire. Les droites sont divisées et le roi ne sortira pas humilié de cette histoire : hors de question pour lui et ses fidèles. Ils ont même envoyé Gondard, le Directeur Général des Services, fidèle parmi les fidèles, pour nous rencontrer hier, preuve qu’ils nous prennent au sérieux. En ligne, ils ont envoyé leurs twittos marteler que « la générosité a assez duré ». Comme ce monsieur qui nous écrit parfois, un « vrai contribuable » qui nous offre le droit de nous exprimer mais tout de même pas trop. Il faut resserrer les rangs et sauver l’honneur du roi. Mais ça aussi, c’est nous prendre au sérieux. En vingt-quatre heures, nous étions cent, deux cents, au-delà de nos propres espérances, devant la Mairie. Chaïma, en grève de la faim – on savait que ça arriverait un jour et on avait averti tout le monde, a fait gronder sa rage au miniphone rouge du collectif. Prendre la parole juste après n’était pas chose facile, ça rappelle à l’humilité de ce que nous sommes, militant·es solidaires, qui réussissons à sortir la tête hors de l’eau, à sortir du trauma de voisin·es qui a été le nôtre mais qui gardons nos appartements, tandis que propriétaires et puissance publique continuent de noyer certain·es des nôtres. Ils nous ont reçu avec la police « – Bonjour, vous venez pourquoi ? votre nom s’il vous plait. – M. Vacher, on vient, invités pour une réunion avec Mme Fructus, vous n’allez quand même pas faire comme si on ne se connaissait pas ? – Oui, certes ». Et puis on rentre, pas besoin d’attendre d’être invité·es, la porte du pavillon Daviel ne nous impressionne plus comme au début. Pourtant, il parait que c’est là que la guillotine se dressait jusqu’au XVIème siècle. Autre « funfact » : à Beauvau, où a été installé la guichet unique d’accueil des délogé·es, se tenait fut un temps « l’Arsenal des galères ». Les rues parlent d’elles-mêmes, il suffit de savoir les écouter.

 

Rester uni·es pendant cinq mois, vu le trauma, vu la crise sociale qui nous frappe chaque jour, vu les différences de générations et de pratiques militantes, de position sociale, ce n’est pas chose évidente. Je ne vais pas dire que nous le sommes toujours. Mais chacun·e a conscience de son appartenance à une même famille sociale, d’avoir fait ce « pacte de solidarité » qui nous tient toutes et tous.

 

Gaudin, dans son interview à Joffrin hier, a eu les mots durs qu’ils avaient envie de nous envoyer au visage. En décembre, lorsque nous l’avons rencontré, le Vieux savait très bien qui j’étais. « Kevin, j’ai bien envie de vous écouter, allez-y ». Puis, à la fin, en me saluant avant de sortir « Vous savez, il ne faut pas croire que nous sommes des ennemis ». La tentative de séduction a cessé. Hier, dans Libé, c’était plutôt « les collectifs ne représentent pas le peuple », « ils ne m’aiment pas » (certes…), c’est des « hommes de gauche ». Le roi bientôt déchu est même allé jusqu’à nous provoquer : « qu’ils se présentent aux élections ». S’il savait. S’il avait mis un pied à l’une de nos manifestations. S’il avait participé à l’une de nos réunions ou permanences. Qui croira que nous allons attendre jusqu’en 2020 ? Cinq mois qu’inlassablement nous prouvons que nous sommes bien meilleur·es qu’eux et elles. Un sympathisant nous disait récemment « vous êtes en train de réinventer le travail social, vous acceptez cette zone tampon, de silence, d’écoute dont les gens ont besoin et que plus personne ne sait faire ». La gestion des opérations par des opérateurs spécialisés ? notre idée. Un lieu unique pour l’accueil des délogé·es ? notre idée. Le suivi aux hôtels ? notre idée. Les critères de définition d’un logement adapté ? notre idée. Un guide pour l’accès aux droits ? notre idée, toujours, et les avocat·es eux-mêmes préfèrent utiliser celui édité par le collectif plutôt que le prospectus de la Mairie. 2020 ne doit être qu’une anecdote de l’histoire de 2018, des délogé·es, des 8+1 victimes, des collectifs d’habitant·es. C’est à cette condition qu’on se souviendra de 2020 autrement que comme un moment de renouvellement du personnel politique dans les carcans dits éternels du clientélisme des « 3 G ».

 

Le roi s’en va et la majorité municipale n’a toujours pas réussi à ré-imposer son agenda politique, elle est à court d’idée pour gérer une ville aussi tumultueuse et croulante que celle qu’ils nous laissent. Une alliance sociale et politique extraordinaire se noue en face et pourrait, elle, continuer à imposer un nouvel agenda politique et social, culturel et solidaire, comme elle sait produire et imposer ses idées, sa façon de construire la ville et la démocratie autrement, dans les ruelles de Noailles et les blocs d’immeubles de la Busserine, les places de la Plaine et les littoraux pollués, quitte à devoir s’abriter de temps à autre d’un plafond d’une école de la Belle de Mai ou de l’Estaque qui s’écroule.

 

Marseille ne s’est peut-être pas effondrée, elle s’est peut-être renversée comme des centaines de nos vies, troublées mais qui trouveront bien un horizon commun à (re)construire. Chiche.


Commentaires

Vous devez être vous-même abonné pour écrire un commentaire sur un article réservé aux abonnés.

  1. isadesobryisadesobry

    Merci pour cet article… Habitante du Panier, je me dis que vous pourriez aussi parler de ce qui se passe ici ?
    Isabelle

    Signaler
  2. brimadubrimadu

    Merci pour cette tribune, lucide.

    L’équipe municipale (aujourd’hui départo-métropo-municipale) a joué un jeu dangereux (pour les autres) depuis si longtemps et au mépris des marseillais.
    Depuis le 5 novembre 2018, elle s’est enfermée dans un déni et a décidé, face au gouffre, de poursuivre dans la même direction, et ce sont toujours les mêmes qui en souffrent.

    Pour l’enquête citoyenne du collectif des écoles de Marseille : http://ecoles-marseille.fr/

    Déjà plus de 100 écoles sont « couvertes » (environ 150 réponses que nous recoupons).

    Parents, personnel municipal, enseignant.e.s, diret.rice.eur.s, n’hésitez pas à renseigner l’enquête pour votre école, y compris si tout va bien. Nous réalisons un travail sérieux dont les résultats seront rendus publics.

    Signaler
  3. Antoine de MeriaAntoine de Meria

    En d’autres temps j’aurais rédigé le commentaire suivant : « rien de neuf sous le soleil » au sujet de cette contribution. Mais là, non.
    Non , car ces quelques lignes sont la résultante d’un vécu, et non pas le commentaire d’un architecte , d’un sociologue ou d’un commentateur extérieur aux événements. Tout est intelligent, réaliste, touchant et terriblement lucide.
    La description des rapports aux « politiques  » locaux est stupéfiante notamment par le cynisme , l’inhumanité et les intérêts particuliers de ces derniers .
    Alors Marseille renversée sûrement pas, secouée peut être.
    En lisant la revue municipale cette dernière semaine il y avait dans la Provence la présentation du cirque marseillais des prétendants au siège de maire, Quelle désolation à la vue du trombinoscope et comment trouver cet « horizon commun » avec cette clique de tous bords qui quelque soit sa couleur fonctionne sur les mêmes méthodes.
    Alors souhaitons nous bon courage.

    Signaler

Ajouter un commentaire

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire