Le Pacte démocratique pour Marseille

Billet de blog
le 29 Août 2019
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Le Pacte démocratique pour Marseille est une initiative visant à constituer des listes citoyennes en 2020 pour une Marseille vivante, accueillante et populaire, avec et pour toutes et tous ses habitants. Elle lance les premières assemblées citoyennes avec ses partenaires dès septembre 2019.

 

Des habitant·e·s, militant·e·s, travailleur·euse·s des quartiers populaires de Marseille et allié·e·s, se sont réuni·e·s ce samedi 6 juillet dans le Grand St Barthélémy, lieu symbolique de la vitalité démocratique de Marseille et siège d’innombrables combats. D’autres, venu·e·s de toute la ville de Marseille nous ont rejoint autour de ce Pacte démocratique au fil des semaines afin d’approfondir ce processus de façon ouverte et transparente. Les signataires de ce pacte se sont réuni·e·s le 19 août et ont décidé de faire campagne dès maintenant pour constituer une liste citoyenne, démocratique et unique. Nous nous associerons à toutes les forces et appels qui partagent nos valeurs afin de créer des groupes de travail communs, ouverts et transparents, des assemblées de quartier, préparer un grand événement de rassemblement au début de l’automne et faire remonter les besoins et propositions des habitant·e·s pour changer Marseille.

Signez et participez au Pacte démocratique pour Marseille

Nous avons fait ensemble le bilan des politiques qui ont dévasté Marseille socialement, écologiquement, économiquement et politiquement. Nous vivons au quotidien les résultats de cette incurie qui divise Marseille, l’atomise, transforme nos quartiers populaires en Zones Prioritaires d’Inégalités et nos noyaux villageois en oppidums ! Des décennies de clientélisme et d’affairisme, qui ne profitent qu’à une poignée. Des années de stigmatisation, d’intimidation et d’infantilisation des habitants, qui nous condamnent à la passivité , et au ressentiment politique !

Un mouvement citoyen et politique, antiraciste, écologiste, féministe, et militant doit relever les défis à venir. Nous devons désormais franchir une nouvelle étape : définir une méthode de co-décision pour placer les citoyen·ne·s au cœur de toute démarche politique à venir. Le rassemblement se fera à ce prix : celui de la transparence, du respect démocratique des aspirations populaires et celui de la convergence respectueuse des dynamiques et réflexions déjà engagées.

La séquence politique et sociale qui s’est ouverte depuis le 5 novembre 2018 à Marseille, autour des Gilets Jaunes ou des mouvements pour le climat au niveau national est inédite et constitue notre bien commun. Partout, des collectifs et des individus se sont unis, transcendant les divisions spatiales et communautaires qui nous ont été imposées. Nous avons mis en acte notre volonté de faire de la politique autrement et avons à nouveau prouvé notre capacité à commencer à changer la ville dès maintenant à partir de notre expertise citoyenne. La campagne électorale qui s’ouvre ne doit pas seulement en prendre en acte, elle doit en être l’émanation loyale et s’en inspirer.

Les Etats Généraux de Marseille ont été un moment historique pour le mouvement social local et ont rendu visible un pouvoir et une intelligence citoyenne capable de se maintenir sur le temps long. La future municipalité devra prendre acte de cette émergence, respecter son indépendance et considérer ce pouvoir citoyen comme un partenaire, d’égal à égal, choisir de lui rendre des comptes plutôt que de céder aux assauts des compagnies de croisiérisme, aux multinationales et à la poignée de notables locaux qui dirigent la ville. La réussite future des Etats Généraux de Marseille est primordiale pour que les rapports de force changent profondément dans cette ville. Nous nous engageons à les soutenir sans condition et en respectant l’indépendance de cette dynamique apartisane. L’équipe municipale à élire devra choisir son camp sans hésitation et sans compromission : Le Peuple Marseillais ou les intérêts particuliers !

Cette alternative ne se construira que sur la convergence des mobilisations citoyennes, populaires, écologistes, syndicales et des forces politiques qui sont clairement dans l’opposition a l’héritage de Gaudin, au néo-libéralisme qui nous écrase au niveau national et international et des politiques clientélistes de droite ou dites de gauche. Cette rupture doit être claire, nette et sans équivoque ! Rien de bon ne poussera sur le champ de mines que ces pratiques nous laissent en héritage. Le Rassemblement National a prospéré notamment sur celui-ci. Battre ce dernier doit être une priorité et pour cela, il faudra changer radicalement de cap et reconstruire l’espoir d’une société juste et égalitaire. La future municipalité aura pour responsabilité de défaire l’apartheid social, racial et territorial mis en place par l’actuelle Mairie . Elle devra réfléchir à des alternatives démocratiques innovantes et ambitieuses, à la réhabilitation politique des quartiers populaires et à transcender les décennies de divisions qui nous ont été imposées.

Nous voulons le Rassemblement. Et ce de façon sincère ! A commencer par le rassemblement de tou·te·s les Marseillais·es de toutes origines, confessions ou nationalité ! Il faudra ainsi se battre pour le droit de vote des étrangers et en appliquer le principe dans notre propre campagne électorale. Ce rassemblement doit désormais, au-delà des déclarations d’intentions, poser comme pierre angulaire et préalable un événement qui prendra la forme d’une assemblée ouverte, participative et délibérative, à laquelle seront invitées à participer toutes les forces et les dynamiques qui veulent le changement et qui sont déjà en cours. Cette assemblée populaire permettra à l’ensemble des protagonistes, des habitant·e·s, citoyen·ne·s français·es ou non, associatif·ve·s, syndicalistes et politiques de prendre part à l’ensemble des décisions stratégiques, programmatiques et organisationnelles. Elle devra s’ancrer dans l’ensemble des territoires et couches sociales de la ville pour permettre à toutes et à tous de délibérer collectivement, dépasser les logiques d’appareils et rassembler la pluralité du mouvement social et la myriade des engagements citoyens qui fait la force de notre ville.

Nous soumettons des premiers éléments à débattre en annexe et organiserons ces prochaines semaines un processus permettant à toutes et tous de s’impliquer, débattre et délibérer collectivement. La co-décision entre citoyens et politiques doit être au cœur de notre projet municipal et mise en application dès la campagne électorale. Nous mettons en place dès maintenant un agenda d’ateliers citoyens pour Faire Marseille Ensemble et une plate-forme numérique participative. Les signataires de ce Pacte Démocratique pour Marseille prennent l’engagement solennel d’œuvrer collectivement à la réhabilitation de Notre Marseille. Cette ville qui n’aurait jamais dû cesser d’être ce qu’elle a longtemps été : Une ville ouverte, vivante, populaire, fraternelle et accueillante !

Premiers signataires :

Abadli Sid Amed, association de locataires, la Busserine
Amorín Laeticia, Militante associative, Gilet jaune, mouvement climat, Vieille chapelle
Arvois Emmanuel, Syndicaliste CGT dans l’éducation, Panier-Joliette
Attalah Yazid, militant associatif, La busserine
Barlatier Alain, documentariste et enseignant
Barles Sébastien, Militant écologiste, Chapitre
Batoux Marie, Militante pour le droit à la ville, Noailles
Belaid Mohamed, Responsable syndical, La calade
Bensaada Mohamed, SQPM, Le Clos la Rose
Berriche Karima, Militante SQPM, Saint-Barthélemy
Blanc Felix, Enseignant, membre de Marseille en commun, La plaine
Bonjour Karine, auteur et productrice, Roucas Blanc
Borgialli Bernard, Syndicaliste cheminot, 2 ème
Bottero Cédric, syndicaliste, responsable national d’une organisation antifasciste
Boualia Djenna, Militante, Saint Henri
Bouaroua Fathi, Militant contre les exclusions et pour le droit à la ville, l’Estaque
Boukenouche Saïd, citoyen, 16ème, militant de la Marche pour l’égalité et contre le
racisme de 1983
Bouvier Jane, militante pour la scolarisation des enfants Roms
Brahim Rachida, sociologue
Bregliano Mickael, professeur des écoles, syndicaliste, membre de collectifs du 3e et du
Collectif des écoles de Marseille
Cally Guy, adhérent C.I.Q
Camard Sophie, député suppléante, conseil aux salariés
Cardona Pierre Alain, Militant pour le droit à la ville, La Plaine
Cavacas Maxim, Secrétaire National MNL, Les Olives
Challande Theo, responsable écologiste, militant associatif en faveur des sans-abris,
activiste « LGBTI » pour l’égalité des droits, Cinq Avenues
Ciot Pierre, Photographe, Cours julien / La Plaine ;
Comptour Sandra, militante du droit à la ville pour tous, Noailles
Coppola Jean-Marc, élu municipal communiste
Delage Pauline, militante féministe
Davi Hendrik, syndicaliste CGT
Delhoum Badra, syndicaliste et militante associative, 15 ème
Delogu Sébastien, Militant, La Viste
Eynaud Bernard, Militant associatif pour la défense des droits et de la citoyenneté, Ste
Marthe
Fontan, Fanny, artiste-réalisatrice, Camas ;
Foulquié Philippe, citoyen et opérateur culturel, Belle-de-Mai
Fourest Alain, Ligue des droits d l’Homme, militant associatif
Garino Audrey, responsable politique communiste
Godard Caroline, militante Ligue des Droits de l’Homme
Goldet Hélène, militante associative, Chartreux
Gourvitch Emmanuelle, l’art de vivre, administratrice culturelle
Grabsi Salim, Président d’association, Quartiers Nord
Guemari Kamel, Syndicaliste à McDonald’s St Barthélémy ;
Guendouz Arab Soraya, militante SQPM
Harbaoui Anissa, Militante au Collectif du 5 novembre, Délogée
Haouache Djamila , responsable d’une association de locataires, Air Bel
Helfter-Noah Prune, Juriste, La Valbarelle
Ibrahim Abdallah Naer, collectif des habitants de Maison Blanche
Johsua Samy, militant 13/14, St Joseph
Kopp Jean-Paul, Militant associatif, 13008
Lefebvre Martin, Militant au Collectif du 5 novembre, Panier
Lézeau Pierre, Militant, membre du Conseil citoyen 13/14
Maisetti Nicolas, chercheur en science politique
Mansouri Aicha, collectif des Bourelly, Gilet Jaune
Manteau Valérie, romancière, membre du collectif du 5 novembre
Memain Nicolas, urbaniste poète
Michel Claude, Militant à l’association ANTICOR
Mounier Bernard, Militant pour les « communs », Belle de Mai
Nedelec Patrick, Ancien Directeur Régie 13/14 et délégué Général de FACE
Negri Jean-François, Syndicaliste enseignant
Patris Emmanuel, Musicien et urbaniste, La plaine
Peraldi Michel, anthropologue
Perrier Gérard, Syndicaliste depuis 1968, Pointe Rouge
Pujol Philippe, Écrivain
Rodriguez Tony, syndicaliste à McDonald’s St Barthélémy
Rubirola Michèle, élue écologiste, Le rouet
Samson Michel, journaliste, documentariste
Sansal Amel, militante des luttes de l’immigration
Soncin Jacques, Journaliste, retraité, Marseille en commun, Saint-Antoine 13015
Sopena Antonin, Avocat et militant pour le droit à la ville, Conception
Sreinfels Nicolas, membre du CeM – collectif des écoles de Marseille, belle de mai
Tagawa Anne-Marie, citoyenne engagée dans le grand saint Barthelemy
Taguelmint Hanifa, membre du collectif « Mémoire en Marche »
Tournier Pauline, féministe et syndicaliste, Réformés
Vacher Kevin, Sociologue, Militant des quartiers populaires, Noailles
Vaïsse Thomas, Artiste, La Blancarde
Yakoubi Katia, Conseillère en économie sociale et familiale, Membre des collectifs
Kalliste et Cabucelle
Zlassi Leila, Gilet Jaune, Les Micocouliers

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Commentaires

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  1. MM

    « Appartheid Racial ». Ah bon!!!??? On m’avait toujours dit en France qu’il n’y avait pas de « races » mais des communautés.

    Je ne sais pas qui a écrit ce billet, mais il sent bon le vocabulaire des lobbies néolibéraux de centre gauche made in Uncle Sam. Vous pourriez au moins faire l’effort d’une reflexion pour adapter les concepts aux réalités locales…
    Ces lobbies sont ceux dont se revendique E.Macron et LREM; ils se disent progressistes par « marketing » politique. Car en France, toutes les lois imposant les égalités existent. Il suffit juste de donner les moyens à la justice de les faire appliquer drastiquement!!!
    Par contre, ces lobbies néolibéraux éludent complètement les questions d’oppositions frontales entre le système économique/financier actuel et la destruction/effondrement de l’environnement et du tissu social.
    Or Il y a du travail grace au modèle consumériste. Il y a un modèle consumériste parce que produire à l’autre bout de la planète en profitant des inégalités sociales est possible grace aux énergies fossiles. L’exploitation des inégalités à l’échelle mondiale n’a été possible que parce que dans les produits consommés nous ne payons que le coût d’extraction des matières 1ères. Par contre les matières premières elles sont gratuites!!!!
    Il faut entre 100 et 300 MILLIONS d’années pour produire la totalité du gaz naturel et du pétrole mondial. Vous croyez que les multinationales pétrolères ont investi pendant tout ce temps pour produire cette matière 1ère? Non, elle existait. Ils ont creusé, se la sont accaparés et l’ont vendue…
    Idem pour les métaux et tout le reste.
    Nous avons en moins de 150ans rejeté dans l’atmosphère plus de la moitié du carbone capté dans les sols pendant des centaines de millions d’années via des cycles de transformations naturels ultra-lents…

    Indépendemment d’un modèle de développement basé sur les énergies fossiles, aujourd’hui se pose malgré tout la question de comment continuer à se développer sans…
    Il faut savoir que l’énergie et plus particulièrement le pétrole, charbon, gaz entrent directement ou indirectement dans au moins 60% de la composition (mais aussi de la valeur) de ce qui nous entoure.
    Il faut savoir également que nous avons atteint un pic en 2008 de production de pétrole conventionnel et que le maintien de la consommation actuelle est dû à la production d’énergies fossiles non conventionnelles (pétrole/gaz de schistes, sables bitumineux, etc…),
    Il y a 1 siècle l’énergie d’un baril de pétrole permettait d’extraire 100 barils. Aujourd’hui, l’énergie d’un baril permet d’en extraire 3. Parce qu’il faut aller chercher cette énergie dans des endroits toujours plus extrêmes. que l’on croit ou pas au réchauffement climatique du fait du CO2, morsque nous arriverons à 1 baril consommé pour 1 baril extrait alors tout s’arrêtera.

    Votre bla bla creux digne d’un politicien en campagne sur les gilets jaunes est juste révélateur d’une totale inconscience de la hauteur du défi. Et, je n’ai aucun que si vous arrivez au pouvoir, votre absence de vision fera que ces gilets jaunes (que vous associez malgré eux à votre campagne) sortiront la huillotine et que votre tête sera la première à rouler pour avoir fait des promesses non tenues.

    Le pétrole, dans sa forme naturelle, est l’énerie la plus puissante que l’humanité puisse exploiter. On ne peut pas produire de ciments et de briques ou sortir des pierres des carrières sans machines monstrueuses alimentées au pétrole!!! Nous ne pouvons pas transporter ces marchandises depuis leur lieu de production aux lieux de constructions/utilisations sans des engins fonctionnant au pétrole. Les panneaux solaires et les éoliennes nécessitent du pétrole pour être fabriqués.
    Les gains de productivité qui nous permettent d’avoir des médicaments ou de la nourriture une population avoisinant bientôt les 10 milliards ne sont possile que grace à l’exceptionnelle concentration énergétique du pétrole.
    L’énergie contenue dans 1 litre de pétrole est équivalente à 1 an de travail musculaire d’un ouvrier du batiment. On comprendra que lorqu’il n’y aura plus d’énergie équivalente au pétrole il faudra se dire que la force musculaire reprendra ses droits et que les inégalités naturelles face à la répartition de cette force reviendra comme elle l’était il y a 100ans.
    Bref, si nous ne nous préparons pas maintenant, la société risque de régresser violement au niveau d’il y a une centaine d’années…

    Tout ceci ne risque pas d’arriver dans 50ans, mais très probablement durant le mandat du prochain maire.

    Que proposez-vous concrètement pour préparer les gens?
    Etes-vous prêt à assumer des actes/choix dont les conséquences pourraient sauver ou causer la mort d’un nombre très important de personnes?

    Signaler

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