Fin des municipales 2020 : mon expérience d’insoumise avec les verts.

Billet de blog
le 2 Juil 2020
1

Fin des municipales 2020 : mon expérience d’insoumise avec les verts.

« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres » (Gramsci)

Les municipales à Marseille ont été riches en rebondissements… C’est le moins qu’on puisse dire. Je souhaite revenir sur ces mois de bataille pour construire une fédération populaire qui n’aura vu que partiellement le jour dans le cadre des élections municipales 2020. Avec d’autres, nous n’aurions jamais imaginé une telle situation de fracture politique à différents niveaux : la première fracture au sein de ma famille politique La France Insoumise, la seconde, plus globale, celle de la Gauche au sens large du terme.

Durant cette période politique chaotique, les militants de La France Insoumise ont souhaité mettre en place une fédération populaire véritable afin de générer une majorité populaire concrète avec un projet alternatif de société, en rupture avec la politique libérale et autoritaire du gouvernement en place. Dans le texte de la France Insoumise, « Municipales 2020 : Le peuple aux commandes ! », il ne s’agissait donc pas dans nos esprits de remettre au goût du jour une union de la gauche revisitée à maintes reprises au cours de ces dernières décennies. En effet, la réflexion nous semblait simple : ce n’est pas en partant des anciens partis et de leur coalition que l’on parviendrait à le faire. Il nous fallait donc un projet radical qui transforme le mode de production et d’échange, loin des additions de logo habituels. La crise climatique finissant par nous rattraper, nous devions partir des mouvements sociaux et des revendications écologiques, sociales qu’ils portent pour construire cette nouvelle majorité. Les partis politiques dits progressistes devaient se mettre au service de cette dynamique sans chercher à prendre le dessus. Leur rôle essentiel était simplement d’aider à la construction de ce nouveau pôle humaniste et donc de rassembler tous ces collectifs plus ou moins structurés sous un label commun à nouveau (cf. structuration du mouvement LFI pour les élections présidentielles).

De manière générale, y’avait deux camps : les « gagner à tout prix » qui incluait donc les partis et les accumulations de logos et les « fédération populaire véritable » avec l’émergence du pacte démocratique.

Une partie des militants de La France Insoumise et des militant.es de collectifs, associations, syndicats de renoms à Marseille ont souhaité être les agents catalyseurs d’une fédération populaire véritable.

Quelle fédération populaire ?

J’ai l’intime conviction que la fédération populaire ne pouvait émaner que des collectifs citoyens qui défendent globalement les sans voix, les exclus. Cette dynamique ne pouvait être enclenchée par les partis politiques et leurs représentants. A mes yeux, le collectif Mad Mars à l’initiative de la structuration du Printemps Marseillais était une pure création électorale et politicienne sans implication citoyenne forte, notamment du fait que les premières rencontres pour former la machine électorale « Printemps Marseillais » se sont mises en place qu’avec des professionnels de la politique et des organisations de ces derniers.

Le collectif Mad Mars à l’initiative de la structuration du Printemps Marseillais, était constitué d’une trentaine de militants sociaux-démocrates, dont presque aucun ne faisait partie des luttes qui secouent Marseille ces dernières années comme le collectif du 5 novembre pour ne citer que lui.  En ce sens, il ne pouvait absolument pas être le point de départ de la nouvelle ère que les militants des collectifs citoyens appelions de toutes nos forces et de tous nos vœux.

Mad Mars et la fracture de LFI

Que pouvaient penser les militants de terrain de Mad Mars en vérité ? Un collectif sorti de nulle part, sans bilan de terrain et qui affichait dans un premier temps la possibilité d’alliance avec La République en Marche. Ce fût d’ailleurs l’une des premières sources majeures de division interne au sein de la FI locale : « une idée folle » comme les madmarsiens le disent !

[Extraits de la présentation du collectif Mad Mars par sa fondatrice, Olivia Fortin : « Nous avons la conviction profonde que le développement économique et la cause écologique ne sont pas incompatibles », précise Olivia Fortin, directrice de production événementielle et porte-parole du mouvement. Interrogée sur son affiliation politique, elle refuse de l’indiquer : « quand on parle de lutte contre la pauvreté, on ne peut pas dire qu’on soit très En Marche et quand on parle de développement économique, on ne va pas nous classer côté France Insoumise ». « Nous pensons qu’aujourd’hui on ne peut plus être élu par rapport à l’étiquette d’un parti et qu’il est nécessaire de faire émerger un candidat sur une liste unique et progressiste ».

L’équation électorale de Mad Mars, qui consulte des Insoumis aux Marcheurs, ne peut pas être dans la réalité politique. Les politiques locales ne peuvent pas être déconnectés des politiques nationales. On ne peut s’allier avec le parti politique que l’on combat. Or, les réticences, Olivia Fortin s’y est habituée comme le révèle un journal : « Les compétences de tous sont utiles, plaide-t-elle. Se couper des uns ou des autres au nom de leur appartenance politique n’est pas la solution. Beaucoup partagent le même constat et ont des envies convergentes. Se rassembler autour d’un projet porté par la société civile, c’est la seule solution pour faire passer la pilule des unions contre-nature. ».]

Ainsi la fédération populaire ne pouvait venir que d’une autre organisation politique d’où la naissance du Pacte Démocratique qui n’a jamais été issu du Printemps Marseillais quoi qu’en dise la définition fantasmée enregistrée sur Wikipédia. En effet, la création du Pacte s’était déroulée lors d’une réunion à ciel ouvert dans un lieu emblématique des luttes phocéennes : le Mac do de St Barthélemy dans les quartiers nord en présence de militants populaires de terrain de longues dates. Ils et elles ont fait naître le Pacte Démocratique Pour Marseille, un collectif représentatif des quartiers populaires marseillais qui a su mettre en avant les exigences éthiques et démocratiques que cette ville mérite à travers son texte où la transparence, le renouvellement et la représentativité étaient très présents. Le seul moyen de s’assurer de mettre au cœur des décisions politiques les habitants de Marseille. Son slogan : « Les citoyens et les citoyennes aux commandes de la ville ! ». Sa raison d’être : permettre une consultation citoyenne véritable et faire en sorte que les décisions circulent enfin du bas vers le haut.

A nos yeux, le Printemps Marseillais n’était quant à lui qu’une union de la gauche déguisée, un « citizenwashing » puisque qu’on se rend compte qu’au final, les têtes de listes et les personnes susceptibles d’être élu.e.s sont pour la grande majorité des coutumiers de la vie politique à quelques exceptions près.

Le Pacte Démocratique 

Ils et elles sont 444, les premiers signataires qui ont travaillé cet été autour de 16 points ; un chiffre « pas assez importants » aux yeux des dirigeants politiques qui ont construit le Mouvement Sans Précédent devenu ensuite le Printemps Marseillais.

Que proposaient ces 444 premiers signataires ?

« Nous proposons à toute la ville, à toutes celles et ceux qui n’ont pas renoncé à décider ensemble de construire une ville écologiste, juste, égalitaire, fraternelle, de constituer une liste unique, unitaire et éminemment citoyenne pour les élections municipales de 2020. Ils et elles viennent de la Busserine, d’Air-Bel, du Roucas Blanc, de la Pointe Rouge, de la Plaine, de Noailles, de Maison blanche, des Chartreux, d’Endoume et d’ailleurs… Ils et elles sont avant tout des citoyens et citoyennes de Marseille qui souhaitent transformer en profondeur leur ville. Ils et elles sont des militants de longue date ou qui vivent leur premier engagement, ils et elles sont dans des syndicats, des collectifs de quartiers, des associations, des Gilets Jaunes, ou s’engagent simplement dans leurs quotidiens. Ils et elles sont des intellectuel·les, des non-diplômé·es, des artistes, des salarié·es, des intermittent·es, des retraité·es, des chômeur·ses, des galérien·nes. Ils et elles sont Marseille, la Marseille plurielle, vivante, engagée, qui se rebelle, qui propose, accueillante, populaire et mixte. Ils et elles se sont mobilisé·es depuis le 5 novembre 2018, ou bien avant. Certain·es élu·es et responsables politiques désireux·ses de rompre avec le clientélisme et le néo-libéralisme nous ont rejoint. ».

La fédération populaire se voulait à l’image de la société. Elle veut former une unité du peuple qui la compose par les actions de terrain partagées qui favorisent les biens communs. Elle devait être structurée par des militants associatifs et politiques, des habitant.Es, des syndicats, des collectifs, des gilets jaunes soucieux de l’intérêt général dans des rôles DECISIONAIRES pouvant mener les listes voir la liste pour la mairie de Marseille, et non pas qu’en simple représentation. Il ne s’agissait donc pas de partir seul mais de ne plus faire des partis politiques ( La FI comprise) le centre de tous les intérêts. L’organisation de la cité doit se faire avec toutes ses composantes populaires. La politique devait retrouver son sens noble et chacun doit pouvoir y trouver sa place. Et pourtant, nous constations encore en observant les huit têtes de liste du Printemps Marseillais que seule Olivia Fortin était issue de la société civile. Une candidate citoyenne qui semble bien déconnectée de la réalité.  Elle nous raconte que le fait d’avoir permis à un jeune des quartiers nord de faire un stage lui a changé sa vie ! Voilà son explication pour vouloir faire de la politique. Il y’a trop de personnes qui veulent représenter un secteur mais dont ils ne connaissent rien. A défaut d’être allé chercher les bonnes personnes qu’il fallait, on présent des touristes inaudibles quand ils se rendent dans les quartiers où ils font campagne. Les habitant-e.s des quartiers nord et d’ailleurs n’ont pas besoin de la charité, et ils n’ont pas besoin qu’on fasse à leur place, ils doivent prendre leur place sans une domination paternaliste.  Quand on parle d’un sentiment de « mépris », ils ne comprennent toujours pas. En tant que travailleuse sociale, j’accompagne les personnes en situation de précarité et elles restent maitre de leurs parcours. J’ai l’impression qu’Olivia Fortin et d’autres du PM ne voient pas cela sous le même regard. La politique n’est pas un théâtre où l’ont fait venir des acteurs stars pour la faire vivre.

Une véritable implication et représentativité citoyenne est la base nécessaire à la vie de cité. La Codécision et co-construction voulue par le pacte démocratique : deux termes utilisés par le Printemps Marseillais ne trouvaient aucune application réelle sur le terrain. Malgré des réunions publiques ou autre éléments concrets et la volonté affichée de ne pas donner le sentiment que tout est vertical et alors même qu’il n’est question que de l’écriture d’un texte au nom du « rassemblement », nous avions d’un côté les sachants et de l’autre ceux et celles qui ne le sont pas.

Et pourtant, dans ces non-sachants nombreux sont des experts en matière de vie de cité. Leur vécu et parmi eux, leur militantisme de terrain fondent cette expertise. Les faits parlent d’eux-mêmes puisqu’au final, dans les listes aux municipales, les classes moyennes ont été majoritaires. Les classes populaires nettement moins, d’où les tensions sur la « représentativité ». De ce fait, lorsqu’un politique fait des démarches solitaires où se contente de les produire avec d’autres formations politiques ou encore des « personnalités » (toujours les mêmes), il ne peut que se couper de cette co-construction/ codécision avec les habitants de la cité. D’autant plus que le programme du PM dans sa grande majorité a été construit en dehors de ces réunions publiques.

Les partis politiques en ne se parlant qu’à eux-mêmes ne peuvent concrétiser la fédération populaire. Ainsi, ils forment un « clan politique » et s’opposent plus ou moins consciemment à ce qui constituera « le peuple ».

Rompre avec le système clientéliste et criminel comme boussole

En quittant le printemps marseillais, la CGT avait demandé dans un communiqué à la France Insoumise et au PCF de se mettre au travail pour construire l’union large pour le progrès social et une nouvelle façon de faire de la politique. Le PCF n’a pas saisi l’appel de la CGT et n’a pas pris ses responsabilités qui devait se finir avec l’adhésion du pacte démocratique. Pourtant, le renouvellement et la représentativité du terrain étaient dans le cœur des débats avec les représentants politiques et le pacte démocratique. Des débats houleux, car nombreux du vieux monde savaient que le recyclage politique était envisagé, ils n’étaient pas prêts à faire du neuf et investir financièrement sur de nouvelles personnes issues de la société civile. Le changement réel avec le nouveau monde, faut croire qu’ils ne sont pas prêts. D’ailleurs l’union avec le pacte démocratique ne s’est jamais faite. On le voit dans les têtes de listes qu’ils ont choisi et dans les listes. Combien sont dans un mouvement politique ? Combien des élus sortants ? Combien étaient déjà du réseau Guériniste où du réseau Andrieux ? Il a fallu une photo volée de Bacchi-Andrieux, retrouvée sur internet pour que le printemps Marseillais s’oblige à ne pas mettre Rébia Benarioua sur les listes. En effet, ce conseiller municipal de la majorité d’arrondissements de Samia Ghali serait un proche de Jean-Noël Guérini.

Les Insoumis sont des lanceurs d’alerte.  En voulant nous faire taire, on souhaite juste s’en prendre à une autre façon de faire politique et freiner une émergence citoyenne véritable.  Faut-il encore rappeler que, Sylvie Andrieux représente ce système qui a tué notre ville et notre confiance envers la gauche ? Ce clientélisme, ces coquilles vides financées par de l’argent public. Le recyclage avec des élus condamnés, ou des proches de ces derniers est un mauvais signal quand on se veut porteur de renouveau.  Nous avions écrit et dénoncé dans un communiqué « Pourquoi nous ne ferons pas campagne pour le printemps marseillais ».

« Nous, militant.e.s de La France Insoumise engagés au sein du Pacte Démocratique pour Marseille, faisons le choix de ne pas rejoindre le cadre du Printemps Marseillais à l’occasion de cette campagne municipale. En effet, nous avons multiplié depuis des mois les gestes de bonne volonté envers le Printemps Marseillais. Nous n’avons pas fait cas d’une tête de liste insoumise pour conduire le rassemblement, nous demandions seulement à ce que l’ouverture prétendue du Printemps Marseillais à tous les habitant.e.s de cette ville soit effective. » « Nos nombreuses sollicitations en ce sens restent lettre morte. Malgré notre persévérance à vouloir construire un rassemblement à la hauteur des enjeux de Marseille, nous prenons acte du refus du Printemps Marseillais d’ouvrir son périmètre d’union d’une partie de la gauche à une dimension citoyenne représentative de la diversité sociale et militante de notre ville incluant le Pacte Démocratique pour Marseille et de nombreux collectifs des quartiers populaires. »

Oui le Printemps fût bien dans un cadre de « recyclage de professionnels de la politique qui ont tant de fois trahi la confiance des habitant.e.s de Marseille. Le drame de la rue d’Aubagne ne doit jamais nous faire perdre de vue le caractère criminel des politiques clientélistes et affairistes menées depuis trop longtemps par une oligarchie locale qui s’arroge tous les pouvoirs et se les répartit en toute impunité. » « Ainsi, la présence au sein du Printemps Marseillais d’individus ayant assumé leur soutien à des figures du système mafieux nous démontre clairement que les tenants de l’ordre établi sont toujours à la manœuvre pour conserver leurs privilèges. Oui, nous pensons sincèrement que Marseille mérite mieux que ces calculs politiciens. »

L’appel aux sirènes de l’union à tout prix a eu raison de nos alertes.

Malheureusement, on savait dès le départ ce qui allait se passer car les réunions qui ont permis au « mouvement sans précédent » de voir le jour ont été effectuées essentiellement par des « personnalités » et des professionnels de la politique. Les 8 têtes de listes ne sont pas une surprise, elles étaient les seules à communiquer et à être mises en avant de la création du rassemblement PC/PS jusqu’à la fin de la campagne devenue EELV/PS. UN magma politique où tous les représentants de la gauche se donnent RDV à Marseille sans se soucier de gommer les dernières traces citoyennes du rassemblement marseillais.

Michelle Rubirola explique sur le plateau de Mars actu, le manque de représentativité de ses listes par le choix d’un programme. Cela voudrait-il dire que les gens issus de la diversité ne peuvent pas produire un « bon programme » ? Les assemblées citoyennes du 4-5 ont produit 116 mesures et cela vient juste invalider les propos maladroits de Madame Rubirola. En parlant de programme, celui du printemps marseillais a été jugé insuffisant par le Réseau Action Climat France. Donc, si on n’a ni le programme, ni les gens réellement représentatifs du terrain pour faire changer les choses, que nous reste-t-il ? Le pari d’un semblant d’union de la gauche qui peut être porteur sur une ville abandonnée par la droite depuis des décennies.

Un élu est le liant entre la population et les institutions. Il est censé représenter les voix populaires qui veulent se faire entendre en les transformant en lois, projets issus du terrain. Un élu déconnecté sera forcément un mauvais élu car il n’aura pas su être ce liant et gagner la confiance des concitoyen.es. Il sera jugé NON REPRESENTATIF. L’abstention ne sera pas vaincue et la bataille pour la démocratie non plus. Le coronavirus aura juste amplifié le problème, près de 70% des électeurs ne sont pas allés voter et plus encore dans les quartiers populaires.

 La confiance se renouera que si ces partis politiques qui se veulent parler au nom de la « gauche » mettent fin aux pratiques clientélistes, à l’élitisme en politique, à la division du peuple entre les classes moyennes et populaires. La marseillaise se posait la question ; « c’est quoi le système ? »

Le clientélisme ( les acheteurs de voix pour un logement, une place en crèche…) , les politicards mafieux et criminelles ( les loueurs d’appartement insalubres, les voleurs de subventions , les pratiques politiques de caniveau : intimidations, menaces, fausses rumeurs , mensonges, magouilles etc…) , affairisme ( quand faire de la politique c’est juste pour s’en mettre plein les poches) , népotisme ( la dynastie familiale au pouvoir…) , les ennemis de la laïcité ( les chercheurs de voix dans les églises ou autres etc…) et de la République sociale mais aussi le modèle économique actuel…

C’est cela le système !

La confiance envers nos politiques s’est complètement altérée par des fausses promesses ou des abus de pouvoir qui ont fait l’argent roi. L’humain est mis de côté, seul le profit monétaire est considéré. On dit que le vote local n’est pas celui du national où de Bruxelles. Il n’y a pas de colonne vertébrale, le retournement de veste est à la botte des plans de carrières ! En effet, il existe des alliances politiques contre nature. Le PS et EELV sont de très bons professeurs en la matière. Le PS a tué le socialisme pour le libéralisme. D’où l’intérêt de s’être battus pour ne pas avoir un responsable PS qui prenne la tête du rassemblement aussi charmant soit-il !

La CGT a aussi fini par claquer la porte au printemps pour cette raison. Avec le PS, on a eu droit à une trahison des intérêts de la classe ouvrière qu’il prétendait représenter. On se souvient de la construction d’une Europe libérale qui donne une politique d’austérité profondément inégalitaire, du traité de Lisbonne (où le referendum du NON à 55% est bafoué), des guerres en Afrique, Libye, Syrie, La loi travail, le 49-3 (à 6 reprises), la déchéance de nationalité, les cadeaux mirifiques au patronat (sans contrepartie), promotion du FN en parfait épouvantail, et la naissance de Macron. Ces partis politiques dits de gauche ne peuvent pas être pris au sérieux s’ils continuent à agir de la sorte. Ils doivent aussi être exigeants pour regagner la confiance du peuple. Les partis politiques doivent revoir leurs méthodes de fond en comble. Qu’ils arrêtent de parler d’union si ce n’est que pour parler entre eux sans considération de cette majorité silencieuse mais qui n’en pense pas moins. Toutes les démarches qu’ils doivent entamer qui visent le commun doivent se faire avec la population en priorité, et dans ces moments-là, la rencontre avec d’autres formations politiques est possible. Possible, car on sort de l’entre soi politique.

D’ailleurs les Gilets Jaunes ne parlent pas du RIC pour rien, que le Printemps n’a pas intégré dans son programme contrairement à UNIR et Debout Marseille, il constitue le symbole du changement démocratique tant souhaité. La France insoumise est partisane de la 6eme république qui permettra de donner la place au peuple ! Une solution à la hausse de l’abstention aux élections et l’irresponsabilité des élus, et aussi au manque de représentativité populaire. Il a fallu attendre Caroline Fiat pour avoir une aide-soignante sur les bans de l’assemblée nationale !

Soyons exigeants car il est plus que temps que le peuple refonde la République !

Les Sondages

Les sondages durant les municipales ont été, eux aussi d’une absurdité sans nom et il ne suffit pas que Phillipe Pujol relaie des sondages pour les prendre au sérieux.   L’union de la gauche n’est pas suffisante pour gagner la ville surtout quand une partie a été délaissée en route et notamment la classe populaire et ouvrière.  En effet, quand l’union est simplement comptable, la confiance populaire est sous la barre du zéro !

Tant que ce n’est pas par secteur, les sondages diffusés par la Provence ne nous éclairent pas vraiment plus car la mairie centrale se gagne en fonction du nombre de secteurs remportés. Mais en comparant ces scores à ceux de 2014, ces chiffres me donnent le vertige et viennent conforter que l’union de la gauche ne suffit plus pour gagner face à une droite en perdition. Le total à gauche est passé sous les 40% et l’abstention ne fait que grimper. Ces élections ne seront gagnées par personne au final, d’autant plus qu’avec une mairie sans métropole, les champs d’actions seront très minces.  L’honneur des vaincus et l’arrogance des vainqueurs ? La gauche est divisée entre l’honneur de ceux arrivés 4 ou 5 ème au premier tour et l’auto-satisfaction somme toute prématurée ce ceux arrivés en 1 ou 2 ème. Les premiers ont gagné sur l’éthique et la morale politique en voulant aller chercher les abstentionnistes.

Pour celles et ceux qui pensent que les chiffres s’ajoutent : La gauche ne représenterait que 37% à Marseille en 2020, soit moins qu’en 2014 (43%). Et encore, les 3 « gauches » (PM DM ET GHALI)  ne s’entendent pas et se regardent avec méfiance et doute.  Où sont passés les gens de gauche ??? Ils sont pris en joug dans une 5ème République à bout de souffle démocratique qui ne veut pas se renouveler et où un système clientéliste et la professionnalisation politique ont pris le pouvoir.

Selon la Provence, 58 % des insoumis voteraient le PM, 17 % Ghali et 5% Barles.  On pourrait y mesurer ici le degré des positions dites de « gauche » de ces 3 listes. C’est vrai qu’en terme de clarté en plus de l’exemplarité et de la représentativité, ces gauches ont du chemin à faire. La FI pourtant ne soutient pas, comme organisation politique le Printemps Marseillais. Il y a des « insoumis du printemps  » à l’intérieur mais pas l’organisation politique en soi car la place du citoyen n’était pas au centre de la démarche. La non-intégration du pacte démocratique et la surreprésentation des politiques n’étaient pas la stratégie de la FI aux municipales. Les médias ont du mal à le comprendre malgré nos communiqués disant que la FI ne partirait pas sans le Pacte Démocratique (mouvement de collectifs citoyens, de quartiers et des luttes marseillaises de ces derniers mois : lutte Macdo, lutte à Air Bel pour l’eau, lutte contre les Écoles délabrées, lutte contre les punaises de lit, lutte contre les logements insalubres etc.… donc justice sociale avant tout. ) ! Ils n’ont peut-être pas compris le changement de paradigme de la fédération populaire que l’on souhaitait mettre en place. Ils sont habitués simplement à celle de l’union de la gauche. Aussi, nous n’avons pas eu les personnes qui ont su comprendre les mouvements sociaux pour les premières négociations. Ces dernières n’ont pas su faire confiance aux militants actifs des quartiers populaires et n’ont pas su les intégrer dans les discussions. Le rejet ressenti est terrible, la déchirure portera des conséquences sur l’unité de la ville souhaitée.

Le pacte démocratique et leur force de terrain auraient pu apporter le nombre nécessaire de secteurs pour se retrouver en position de gagner dès le premier tour. L’exclusion des quartiers populaires aurait pu être évitée. Il est question d’obtenir plus de 4 secteurs pour gagner la ville. Comme quoi, le plus petit dénominateur commun ne doit pas être écarté, faute d’une gauche unie dans les idées et le renouvellement des pratiques et l’inclusion citoyenne véritable. On reste donc avec une ville qu’on ne soigne pas de sa fracture déjà bien profonde car on oublie « les riens, non-sachants, pas assez bancables faute de réseau suffisant », au processus d’unité.

Les 3 derniers sondages donnent Rubirola en tête à 35 %, derrière Vassal à 30 % (avec Gilles ca ferait 36 %). La gagne de la mairie de secteur et de la métropole se jouait ainsi dans les secteurs de droite 6.8 et 11.12. Vassal fait sa fin de campagne dans la peur d’un péril rouge avec Mélenchon pris pour cible. Comme on dit on sait qu’on est de gauche dans le regard de la droite.

Faire revenir les abstentionnistes

Il faudrait vraiment réfléchir à comment faire revenir les abstentionnistes. Le pacte démocratique avance bien sur la question avec une méthodologie qui met à l’honneur la démocratie participative (et pourquoi pas une vision sur un municipalisme comme nouvelle voie de la démocratie locale). La liste Unir l’a aussi mise en pratique avec un temps de campagne très court. La majorité populaire devrait être une exigence pour sortir de cet entre-soi des étiquettes politiques qui ne représentent plus rien. Il y’a aussi un message à faire passer pour ceux et celles qui pensent ratisser large avec des alliances de droite et de gauche : ils et elles se trompent aussi ! Avec ce genre de magouilles, on risque juste de perdre encore plus les électeurs et de finir par dégoûter davantage les citoyens qui n’y croient déjà plus. Ces alliances contre nature pour lesquels PM comme DM ont pourtant songé faute d’ambition à vouloir convaincre les abstentionnistes.

Quand, parlerons-nous plutôt d’un VRAI rassemblement citoyen avec une colonne vertébrale locale et nationale coordonnée ? Pourquoi alors les représentants des anciens partis ont préféré les prendre sous tutelle politique plutôt que de les voir mener le rassemblement nécessaire ?  Les acteurs de terrain ont toujours été les pions du système dans les élections. Des faire-valoir, des vitrines, des petites mains…des sous-fifres, des instrumentalisés, des dominés. Penser les municipales de la sorte, c’est se tirer une balle dans le pied car on ne combat pas l’abstention, on la maintient ! L’expérience que j’ai vécue de près, me fait comprendre que l’union est une lutte et que ce sont les dirigeants des partis qui empêchent l’union des classes moyennes et populaires car ne veulent pas lâcher leur siège. Cela au détriment des militants de bases, souvent manipulés d’ailleurs ! Ils sont les diviseurs que la société ne veut pas et se font passer pour des héros dans les médias avec du blabla bonimenteur ! Les dirigeants politiques ont le devoir d’éveiller les consciences et pas de les endormir. Ils devraient faire de la politique avec une vision moins électoraliste et plus humaine ! Mais plus, ils réfléchiront la politique de façon comptable, plus ils perdront des voix de façon durable!

Si les gilets jaunes où les gens dits de  » gauche » se détournent de la politique et font parfois des choix incompréhensibles comme Richard Martin, ça ne m’étonne plus ! Dans des pays, la gauche n’existe plus d’ailleurs, faute de personnes qui l’incarnent réellement ! Quand on veut susciter l’espoir mais qu’on n’a pas les convictions suffisantes, ni l’encrage de rassemblement nécessaire entre toutes les couches de la société, on va droit dans le mur ! Travailler avec chacune d’entre elle, c’est accepter de ne pas les travestir en rejetant les mots, les luttes et les représentant.es qu’elles veulent mettre en avant.   Les personnes issues des classes moyennes ne doivent plus penser et chercher à contrôler celles des classes populaires.

Ces diviseurs en herbe prospèrent parfois sans s’en rendre compte car ils pensent que la convergence ne peut être qu’un ralliement. La ville de Marseille en est l’exemple, on cherche un trait d’union entre le nord et le sud, entre les classes populaires et les classes moyennes mais on n’a pas la technique qui va avec. L’espoir ne se construit pas avec des entre-sois politiques, en petit groupe où qu’au sein d’une classe unique ! Les voix qu’on entend le plus sont des voix où la compromission et le retournement de veste sont une habitude. Et, ils sont censés nous représenter mais ils ne pensent pas par eux-mêmes. Ils sont des pions de la société qu’on place à la guise de décisions personnelles alors qu’on parle d’intérêt général. Je me rappelle avoir dit que je voulais faire de la politique pour être au plus près des sans voix et je voulais aussi comprendre ce qui se passait en interne.  J’ai compris, pourquoi les choses se font toujours sans les représentants des luttes et avec un mépris pour les classes populaires. Les bloqueurs et les racistes qui ne disent pas leurs noms et qu’on laisse prospérer, devront s’en expliquer. Le manque de courage politique ne pardonne pas quand on se dit anti-système et susciteur d’espoir. La politique demande de la clarté et des positionnements qui posent des actes politiques forts avec toujours à l’esprit d’être au plus près des gens, pas du ni-ni macronien et d’une illusion de façade qui amènent à un rejet profond !

La « gauche » comme ils disent c’est nous ensemble avec celles et ceux qui sont au plus près du terrain et qui ne sont encartés nulle part, humanistes dans l’âme avec des valeurs de la gauche aux tables de décisions et non plus que dans la distribution de tracts.  La domination oligarchique se trouve aussi dans nos rangs, il faudra y mettre un terme pour permettre aux classes moyennes et populaires de se rencontrer sans mépris et méfiance ! La gauche (enfin ce qu’il en reste) doit aller chercher les acteurs de terrain et les rendre visibles.  Ces traits d’union véritables qui sauront rassembler ! Les organisations politiques doivent se donner comme mission de vouloir former le plus largement possible. La formation est importante pour na pas avoir des personnes qui pensent que la gauche doit servir d’équilibre entre la gauche radicale et la droite libérale.

L’union est un combat que seuls les gens du bas sauront concrétiser !

Cas du 15-16 et 13-14

Le 13-14 est l’exemple même que l’union pour le PM est un ralliement aveugle à une force qui se veut dominante (PS/PC). L’union véritable est un assemblage de forces qui se retrouvent ensemble pour converger vers un but commun AU MÊME NIVEAU ; SANS DOMINANCE des unes sur les autres. Dans ce processus unitaire on y trouve les Syndicats des quartiers populaires de Marseille, le Pacte démocratique, la France insoumise, Debout Marseille suite à l’appel des citoyens Samy Joshua, Anik Chaillé et Kamel Guemari pour porter l’alternance politique dans le 13/14 détenu par l’extrême droite et Stéphane Ravier.

La fièvre unitaire du printemps n’a pas prise bizarrement alors que tous les ingrédients étaient posés. Certains disaient qu’il ne faut pas  » un mec des quartiers » et qui s’appelle « Mohamed » pour représenter ce secteur face au FN. Oui, l’irresponsabilité et le mépris (pour pas dire autre chose) se retrouvent parfois au plus près de nous ! Un mépris pour un autre processus unitaire venant de la base citoyenne.  En effet, nous apprenons dans la presse que Jérémy Bacchi est désigné unilatéralement tête de liste du 13/14 par le PM seul se moquant ainsi, des réunions passées avec les autres organisations de terrain. Quel cadeau offert à Ravier en retrouvant des logiques d’appareils vieilles depuis plus de 70 ans….  Unir a souffert de sa couleur verte défavorable au secteur en plus de l’absence de mobilisation des abstentionnistes que la liste voulait chercher. Ensemble , ils auraient pu se retrouver en seconde position et être en mesure d’emporter le secteur.

Dans le 15-16, on peut dire que le système va avec le système à 3 semaines des élections du premier tour. Le système s’autopurge d’un certain point de vue quand les habitudes des vieilles méthodes ne sont pas abandonnées. Lydia Freitzel quitte les verts et va avec le printemps Marseillais à deux jours de dépôt des listes. Quelle était la stratégie ? Finir devant pour espérer que Ghali se retire au second tour ? On sait qu’entre Ghali et le Printemps de Coppola, un rassemblement semble impossible. Les gens dits de gauche dans le secteur reprochent au Printemps la non-représentativité et son non-renouvellement et, à Ghali un manque d’exemplarité dans les valeurs de la gauche. D’un côté comme de l’autre, ils devraient laisser la place à de nouvelles personnes qui sauront réconcilier les 2 gauches car finalement les perdants sont toujours les électeurs. D’ailleurs quand la place a été laissé aux verts après le départ de Lydia, ces derniers ont pu créer une nouvelle liste renouvelée à 100% avec 92% issue de la citoyenneté civile en moins de 2 jours. On peut dire que le renouvellement est possible. Il faudrait juste assurer une formation politique pour que la relève puisse être disponible sur tous les sujets de société avec une ligne humaniste commune.

Dans tous les cas, le choix politique dans les quartiers nord n’était pas pour des questions de convictions écologistes ou sociales mais de calculs électoraux qui n’avaient pas le but de battre le RN. On le voit quand on constate que le PM ne se retire pas dans le 15-16 contrairement au 13-14 alors que le risque RN est présent dans les 2 cas. Dans le 15-16, le RN étant à 400 voix de Ghali. La réélection de quelques-uns et l’apport financier que les élus procurent aux partis politiques sont les raisons de ces pratiques. « Quand les élections sont vues que de manière comptable, c’est l’abstention qui gagne de façon durable. »

Le combat contre les extrêmes (RN et droite Vassal) est notre lutte, à nous les gens de gauche. La décision du retrait de la liste du PM portée par Jéremy Bacchi s’est effectuée sans dialogue interne ou externe avec les partenaires possibles. Cette façon de faire, démocratiquement est une grosse erreur.  Des décisions comme celles-ci ne peuvent pas se prendre tout seul. Et, pourquoi cette décision individuelle dans la précipitation ? Alors que le second tour n’était pas pour demain ? Alors même si « les gauches » sont irréconciliables (PM et Ghali), il ne faudrait pas oublier les électeurs qui sont loin de ces guerres intestines et légitimes aux partis et aux egos. Mais voilà, La liste Ghali du 13 14 n’est pas celle du 15 16.  La 3eme voix doit pouvoir s’exprimer SI elle peut gagner et c’est le CAS avec un socle possible (PM- UNIR-MARSEILLE AVANT TOUT) entre 32 et 35 %.

Dans le 13-14 c’est  » entre la peste et le choléra, on ne choisit pas ». Les électeurs de  » gauche » ne voteront ni pour l’un ni pour l’autre. On maintient l’abstention en leur donnant aucune voix de recours. UNIR a fait le choix d’aller chercher ces personnes, il faut continuer à appuyer ce dynamisme effectué en si peu de temps. Dans la liste Ghali du 13 14, on y trouve des gens issus du terrain et des quartiers populaires. Ils ne sont pas ce système de gauche ou de droite qu’on souhaite voir s’effondrer. Si c’est inconcevable pour certains de se mettre dans une liste de fusion technique, qu’ils laissent d‘autres personnes en capacité de le faire.

Il doit y avoir du ménage à faire dans les listes et aussi dans celle du PM, pour que seules les personnes hors-système et représentatives de terrain composent la liste finale.

Dans le 15 16, je comprends bien qu’une union PM et Ghali soit difficile ; 2 solutions :

– Se retirer et laisser les électeurs choisir (Le peuple est souverain)

– S’allier avec Ghali de façon technique et non politique

Au lieu de se remettre en question de pourquoi le PM n’est pas arrivé premier, sa tête de liste du secteur préfère dire que c’est à cause d’un manque de conscientisation des habitant.es du 15eme gangréné par le clientélisme à la différence de ceux et celles qui habitent le 16eme. La gauche véritablement unie dans les quartiers nord et dans les autres secteurs de la ville, passera par de nouvelles personnes. En exemple, EELV soutient le PM dans les autres secteurs sauf dans les quartiers nord car le choix stratégique est incompréhensible pour eux.  Les barons politiques qui se détestent doivent laisser leur place à la nouvelle génération prêtes à tout reconstruire sans le passé destructeur des 2 clans Guerini/Menucci&Andrieux. Sinon, espérer leur effondrement sans qu’apparait un entre deux du danger RN . Les monstres se trouvent exactement dans cet entre-deux.

Le faussé entre les élus locaux et la population des quartiers populaires s’explique souvent par le paternalisme. Le manque de représentativité y est pour beaucoup. Les élus sont déconnectés de la population en plus de ne pas être exemplaires et actifs localement sur le terrain. A coté, il y a la situation globale que rien ne changera car peu importe qui on met en haut, les choses se passent toujours de la même manière.

Aussi, il est question de la spécificité des luttes portées dans les QP qui ne sont pas soutenues par les élus. Ces luttes jugées « communautaristes ou dangereuses » alors qu’il s’agit de se battre contre le racisme. A croire que pour les representants de cette gauche, on ne devrait parler que de travail et écologie. Ces derniers veulent faire changer les mots des luttes qu’ils portent, les contrôler…ça ne leur plait pas de les voir autonomes mais ils ne veulent pas non plus leur laisser porter le drapeau. En ne leur laissant pas cette place et en les mettant toujours sous une domination paternaliste, on y voit créer des contrepouvoirs et un rejet mutuel. J’ai l’impression qu’on voit les militants des QP comme des concurrents politiques, et du côté des militants on y voit des bloqueurs d’idée et du mépris.

On me dit que lorsque Coppola (élu PC) s’exprime , les gens de cités ne se sentent pas représenter contrairement à Ghali ( élue ex ps ) malgré tout le mal qu’on peut penser d’elle. Comment ne pas se sentir mépriser quand il veut expliquer ses mauvais résultats, il ose dire que le 15em ( secteur où y a le plus de cités et où Ghali s’en est mieux sortie) n’est pas conscientisé contrairement au 16em ( secteur où le candidat pc a eu le plus de succès). D’ailleurs la différence en terme de voix s’est faite dans les cités en faveur de Ghali notamment dans les quartier de la Savine et Campagne Levêque.

Dans les cités ce que j’entends ; « Avec Ghali on peut au moins discuter.. »   » Ils nous prennent pour des animaux qui ne pensent pas « . Il y a un gros sentiment de mépris de la gauche vis à vis des habitants des QP. Y’a une chose qui ressort souvent  » faire sans nous c’est faire contre nous ». Les partis politiques dits de  » gauche » doivent apprendre à sortir de leur entre-soi et arrêter de se compromette aux idéologies du centre et de (extrême) droite. La gauche doit arrêter de vouloir penser pour les quartiers mais laisser les QP penser pour eux-mêmes en les intégrant dans la lutte commune au sein du parti politique d’égal à égal. Mais j’ai l’impression que la gauche continue a préféré les pantins des quartiers populaires manipulables , achetables qui ne pensent pas trop justement si ce n’est à leurs places dans le jeu politique.

   La FI apporte son soutien à la gauche traditionnelle pour le second tour

La FI apporte son soutien à la liste contre celle de Vassal. Les marseillais doivent pouvoir tourner la page de l’ère Gaudin et c’est à eux de le rendre possible. Il s’agit d’une gauche traditionnelle, mais entre cette gauche et le clan Vassal, y’a pas photo !

On aurait préféré dès le départ une union PM – DM et pacte démocratique (citoyens, collectifs marseillais et notamment une représentation significative des quartiers populaires). JLM et notre mouvement n’ont ainsi soutenu que la liste UNIR dans le 13 14 (un aboutissement des 3 mouvements était presque effectué, malheureusement le PM n’est pas allé jusqu’au bout de la démarche). Pour le reste des secteurs, la FI s’est mise à l’écart quand elle a vu qu’il y avait des insoumis et insoumises présents dans les différents mouvements pour les municipales.

Comme quoi les liants de la véritable fédération populaire ont été ceux-là.

Pour la stratégie du PM concernant les quartiers nord, on reste perplexe. Un pari sur une possible dynamique de second tour, qui semble quand même difficile à défendre quand on a un danger du Fhaine en face. La responsabilité politique sera prise par les concernés. Les quartiers nord ont été les grands perdants dans cette histoire des municipales. Comme quoi faire sans eux, c’est faire contre eux !

Plus de 70 % d’abstention dans les quartiers nord et plus de 60 % à l’échelle de la ville, la démocratie est mise à mal et ça devrait nous questionner.

Fin du Game pour moi au second tour

J’ai pris la décision de ne pas être sur la liste de fusion au second tour. Je suis aussi de celles et ceux qui ne voulaient pas s’opposer à cette union et j’ai fait entendre ce choix. Vassal et compagnies je n’en veux pas pour ma ville. Un petit premier pas nécessaire pour que dans quelques années, un renouveau de fond en comble puisse réellement se faire sans les barons marseillais des camps de Mennucci, Andrieux où Guerini qui ont assassinés les valeurs de gauche. Je tiens à re-préciser que je ne suis pa EELV mais issue des rangs de la France Insoumise. Je tiens toujours à cette clarté sur la trajectoire d’une orientation politique avec des valeurs réellement progressistes et non une illusion de comptoir.

Pour moi LREM, LR, les droites , extrême droite ne sont ni progressistes, ni écologistes et ne représentent pas mes valeurs politiques et le projet de société auquel j’aspire. Rien que le fait que certains aient pu penser qu’une coalition avec elles, était possible de façon souterraine où assumée m’hérisse les poils. C’est ce genre de contradiction qui ne permet pas un rassemblement paisible, avec du sens mais favorise plutôt l’abstention et le vote vers l’extrême droite.

Debout Marseille était un rassemblement unitaire qui portait un projet démocratique avec un collège du futur. Ce qui semblait pouvoir ressembler à un conseil municipal alternatif. Je voulais m’impliquer dans la défense de cet axe particulièrement. Je constate que la place des citoyens à de nouveau été mise à mal durant cette élection.

Le problème étant la gouvernance non visible d’une même poignée aux habitudes clientélistes et dans une logique de saupoudrages sans réelle représentativité de terrain. À mon sens, il n y’a rien de glorieux quand on pense qu’il y a eu plus de 70% d’abstention. Une élection à la démocratie confinée. Je crois toujours que la force citoyenne doit être véritablement représentée pour que l’on puisse parler de fédération populaire. J’espère qu’un jour on arrivera à la faire entendre et à la mettre en place. Les citoyens et les collectifs seront là pour le faire rappeler. Marseille est une ville où la résilience de sa population l’a fait ressortir plus forte de ses expériences.

J’ai souhaité tout de même bonne chance à la liste de fusion.

Les verts et moi

J’ai été durant ces municipales dans un mouvement écologiste et citoyen appelé « Debout Marseille » avec un chiffre de 70% de société civile.

Les verts ont eux au moins 3 mérites : rechercher l’union dans les 13/14, prendre en considération le pacte démocratique lors de ces élections, ils ne sont pas comptable du déclin/de la déchéance de Marseille. Les verts ont misé sur une « vague verte » à Marseille qui n’est pas arrivée. Marseille est une ville insoumise de nature, la couleur de ses veines est bien rouge. Nous savons que la question de l’écologie est importante et, le PM a su l’utiliser avec une tête de liste écolo tout en s’appropriant la couleur rouge insoumise.

La préoccupation environnementale gagne toutes les catégories de la population. Jean Luc Melenchon fût un des précurseurs de cette question et il n’a pas eu besoin de l’étiquette verte pour en parler. Aujourd’hui nous constatons, du greenwashing de tous les partis politiques. Pour des derniers, les questions politiques s’abordent en fonction du vent. Il faut bien comprendre que la nature n’est pas un objet de domination, de conquête. La planification écologique doit pouvoir se mettre en œuvre.  Il s’agit d’un nouvel humanisme à mettre en œuvre, une règle verte qui est de ne plus prendre à la nature ce qu’elle ne peut produire. Il y’a une forme d’harmonie à trouver entre la terre et les êtres humains et qui ne fait que croître. Arrêter le nucléaire, créer des nouvelles sources d’énergie, la relocalisation dans le mécanisme économique, revoir nos façons de se nourrir avec du 100% bio et local. La bataille politique est culturelle et affronte un système productiviste et néfaste pour l’environnement. Les verts n’ont aucun intérêt idéologique à s’allier avec les amis du système actuel qui ne porte pas l’exigence écologique dans son cœur. « L’écologie et libéralisme mondialisé sont antinomiques. Le départ de Hulot est un aveu. Un coup d’arrêt au libéralisme, citoyens et mouvements politiques ont une occasion formidable de se fédérer autour de l’écologie politique et populaire. »

Nous devons ainsi, travailler main dans la main avec les écologistes (EELV où pas) pour préparer un meilleur avenir en commun avec une exigence sans faille que le capitalisme vert n’est que mensonge ! Il convient alors de saluer l’honnêteté intellectuelle de « M. Hulot qui par son geste, met au grand jour l’incompatibilité du libéralisme mondialisé avec une planète préservée et harmonieuse pour toutes celles et ceux qui l’habitent. » Il rajoute, « J’ai passé mon temps à être en confrontation avec le ministre de l’Agriculture, à avoir le ministre de l’Economie et des Finances qui, dès que je proposais quelque chose, le sapait derrière ! » Nicolas Hulot s’est « notamment opposé frontalement au ministre de l’Agriculture de l’époque, Stéphane Travert, sur le sujet sensible du glyphosate ».

L’écologie ne peut pas être une variable d’ajustement, mais un changement de société radical. Les électeurs attendent des verts une clarification dans leur stratégie d’alliance qui ne doit pas ressembler à du fourre-tout opportuniste mais plutôt à des alliances cohérentes avec un projet anti-libéral que l’écologie exige. La réussite du projet plutôt que de mauvais calculs électoraux qui veulent ratisser large mais qui à la fin ne toucheront personne. Et ne jamais oublier que les élections européennes n’ont rien avoir avec les municipales et que ces dernières ne correspondent pas non plus aux présidentielles. Ces élections là, nous apprennent que les verts seuls ne remportent aucun match. Avant de vouloir chasser les insoumis, vaudrait mieux réflechir à deux fois !

A Marseille le changement futur ne viendra que par les représentants du peuple venant essentiellement de la France Insoumise, des écologistes non libéraux et des mouvements citoyens comme il fût incarner dans le pacte démocratique

Le peuple est ce grand nombre opposé aux injustices sociales, fiscales, démocratiques et environnementales. Le peuple est celui qui décide et nous devons tous ensemble lui rendre ce pouvoir car le peuple est souverain. Le principe de la République, selon notre constitution est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Les politiques devraient être avant tout des militants au service du peuple. Le militant politique a alors pour fonction de travailler avec cette masse populaire. Je dis bien faire avec lui et pas sans, où pire contre lui ! Nous ne sommes pas dupes, dans le peuple, nous avons aussi des personnes aux idéologies dangereuses pour la cohésion de la société. Mon peuple n’est pas raciste et combat toutes les injustices et les discriminations. Mon peuple est souverain et aime l’internationale. Mon peuple aime son pays sans être nationaliste. Nos valeurs communes nous font nous rencontrer et dans nos tables il n’y a ni libéraux, ni fachos. Mon peuple est courageux et exigeant ! Au nom du pragmatisme, nous ne devons dire : PLUS JAMAIS ! L’audace que nous devons prendre en main fera renaître la confiance de la population.

Il nous faudra encore quelques années avant de renouveler toute la classe politique marseillaise avec un projet cohérent. Ça arrivera quand les partis dits de gauche / progressistes accepteront de ne mettre plus AUCUNE personne dans les listes où discuter stratégie politique / accords avec ils où elles issues du système. Pour l’instant on n’y est pas, le vieux monde est encore robuste ! On a pu trouver des macron-compatibles dans toutes les listes dites de gauche durant ces élections, pire des proches de Mennucci, Guérini et Andrieux.

Alors pourquoi n’ont-ils pas misé sur le renouvellement ? La démocratie c’est aussi participer au pouvoir décisionnel et non pas qu’aller mettre son bulletin de vote dans l’urne à chaque échéance électorale. La démocratie ne devrait pas avoir de coût financier car elle est notre liberté.  Dans les faits, une campagne municipale coûte énormément d’argent. Il faut compter entre 20 à 50 000 euros par secteur à Marseille et, la responsabilité financière est pour la tête de liste. Certes, une campagne est remboursable lorsqu’on fait un score de 5% et, si les comptes sont validés. Il n’est pas ainsi étonnant de voir dans les têtes de liste que des personnes qui peuvent se permettre de mettre une telle somme. Ainsi, on arrive à trouver normal que les plus pauvres et les classes populaires soient sous-représentés et utilisés comme faire valoir, non visible. L’argent est celui qui commande et, est aussi responsable de la non-représentativité de nos listes quand les partis politiques se refusent d’investir sur des têtes représentatives en manque d’argent suffisant. Les places que les militants reconnus de la population doivent prendre, sont prises par des personnes loin de la réalité de terrain. Heureusement qu’il existe une invention populaire qui se trouve dans le nombre pour détourner ce problème d’inégalité. Les riens sont nombreux, la solidarité avec l’emprunt populaire peut parfois sauver la démocratie et la représentativité à défaut de ne pouvoir changer la loi dans une 5ème république à bout de souffle démocratique. Il existe une autre difficulté, celle qui fait que les riens n’ont pas les médias avec eux et on sait combien, la sous-médiatisation peut nuire à une campagne quand il ne s’agit pas d’aller détruire son adversaire avec des fausses rumeurs nauséabondes ! Oui, l’argent, les médias et le réseau sont les 3 nerfs de la guerre.

Ces élections ont été un échec où tout le monde doit prendre sa part de manière humble au lieu de crier victoire. Il s’agit d’un échec de ne pas avoir réussi à faire avec ces collectifs en voulant imposer une omniprésence médiatique des représentants des partis politiques traditionnels, d’ancien où déjà élu.es plus où moins fréquentables d’un côté comme de l’autre. Il est difficile de voir une victoire où un espoir avec la démocratie bafouée des premier et second tour. D’autant plus que la situation des quartiers nord est aussi du fait de cet échec. En voulant faire sans eux, on a fait contre eux. La perte des quartiers nord nous a fait perdre la majorité dont la ville avait besoin. Négliger, mépriser le plus petit dénominateur commun peut être fatal ! Oui, c’était aux partis politiques de se mettre derrière les collectifs, et non d’utiliser les collectifs comme des petites mains à tout faire.
Oui, je crois aussi que si y’a eu des résultats magnifiques pour la gauche marseillaise, c’est qu’un travail de terrain a été effectué par ces collectifs qui n’ont pas attendu les élections pour sortir du bois. On a encore du chemin à faire pour créer un outil électoral qui n’est pas un terrain de dispute/jeu de victoire pour les partis traditionnels que les médias critiquent à longueur de journée au détriment de la confiance et de l’implication populaire.

La victoire, pour moi, se pense de façon globale, avec l’adhésion de toutes les couches de la société du nord au sud. L’abstention record me fait voir combien au fil des années, la gauche a perdu en voix. Certains préfèrent une union de façade des partis politiques et d’autres l’unité du peuple dans toute sa composante.

Qu’on ne vienne ainsi pas me parler de victoire.
La Métropole reste à droite et la mairie sans majorité. Abstention record.

Comment on gouverne la ville comme ça ?
Le programme du PM ne sera pas appliqué.

Oui, j’ose le dire que les quartiers nord auraient pu faire la différence si on avait misé sur un renouvellement et la représentativité dans le 15-16. Dans le 13-14 , la liste unir PM Ghali aurait pu gagner. Mais avoir un gars où une fille de cité en tête d’affiche ça le fait pas trop n’est-ce pas?

Lot de consolation : plus de RN. Mais restons vigilants, le choléra a t-il remplacé la peste?

Samedi qui suivra le second tour aura lieu le 3em tour avec Ghali en faiseuse de reine, roi et on pourra tourner la page de cette mascarade électorale. On peut quand même y voir une défaite du clan Vassal mais pas pour le système G car on continue de faire avec lui, même si ce n’est que pour une majorité relative qui ne donnera pas le budget nécéssaire au changement de notre ville.

Si la ville doit être sous tutelle de la préfecture, je propose qu’elle le soit par une instance où les citoyen.e.s des collectifs et autres organisations de Marseille se retrouvent.

La lutte continue. La vraie révolution est ailleurs !

La lutte continuera

La politique n’est pas faite pour penser argent/place/carrière mais conviction et intérêt général et COHERENCE. Elle est une affaire de toutes et tous. L’appropriation de la chose politique se fera en plusieurs étapes. La première est d’avoir incitée à un quota sur la présence de la société civile dans les listes. Toutes les listes ont été obligées par la pression populaire de faire du citizenwashing.  La prochaine est à construire concrètement sur le terrain avec des gens représentatifs des luttes de terrain, autonomes et indépendants des partis politiques, notamment avec le mouvement du pacte démocratique qu’il faudra soutenir. Y’en aura d’autres d’étapes jusqu’à arriver a du 100% antisystème. Ça sera un de mes combats avec d’autres ! Un pied dehors, un pied dedans.

Plus de compromissions pour un réel changement de pratique politique et arriver à faire de Marseille une ville clean : COUP DE BALAI ! Que la politique retrouve sa noblesse !

Ouvrons un peu les yeux aussi, les appels de sirènes à l’union et faire l’autruche c’est dangereux ! Après je comprends, on a voulu y croire aveuglément, le souhait de ne plus avoir Gaudin, Vassal, Ravier… Mais étions-nous obligés de faire avec le vieux monde pour gagner !? Les véritables maux de notre ville viennent surtout de notre famille au sens large. Une famille qui se veut porteuse d’espoir. Attention camarades, pour vouloir susciter l’espoir, il ne faut pas décevoir surtout quand à la fin c’est la métropole qui donne le budget réel de transformation de la ville ! Le changement en profondeur doit réellement se produire.

Être aveugle par peur de voir Vassal ou Ravier gagner, n’est pas non plus la solution ! Ça peut même être répulsif pour la majorité silencieuse. D’ailleurs le potentiel électorat à gauche a diminué par rapport à 2014. Le peuple de gauche est abstentionniste. Jaurès disait que le courage était d’aller chercher la vérité non ? Alors pourquoi nous faisons taire et rejetons les lanceurs d’alerte, non violents de surcroît ? En faisant cela, on empêche l’émergence citoyenne et la démocratie de s’exprimer !

L’avenir à Marseille se fera avec les abstentionnistes, les mouvements comme le pacte démocratique, les écologistes non libéraux et la France insoumise. Le PS et le PC doivent se défaire des vieilles pratiques hégémoniques avant de vouloir venir s’immiscer dans la reconstruction d’un renouveau. L’un en abandonnant l’envie de conduire la locomotive de « la gauche » et l’autre en ne se positionnant plus comme concurrent de la FI, dans un rôle paternaliste avec les acteurs des quartiers populaires où en étant toujours à la botte du PS. La confiance populaire étant au plus bas.

Combattons le système pour faire respirer la démocratie citoyenne ! La campagne « CI/SI » (Oui aux CItoyen-nes !) se fera sans rien attendre des partis politiques qui ne veulent pas soutenir une émergence citoyenne. Le temps et l’argent devront s’anticiper bien en amont. On apprend de nos erreurs, et tâchons de nous en rappeler aux prochaines élections. Pour que la démocratie respire à pleins poumons, assurons-nous d’avoir les bonnes personnes aux commandes pour permettre cela ! Des personnes qui porteront avec courage et détermination ces questions et qui savent pourquoi ils le font.

Bravo à celles et ceux qui ont contribué et continueront à faire que partout la démocratie (et pas de pacotille), ne soit plus confisquée par quelques-uns et que la souveraineté populaire reprenne le contrôle de son quartier, de sa ville, de sa région, de son pays !

Il est plus que l’heure de mettre dans l’horloge de la vie politique, la démocratie qui lui a manqué et un véritable changement dans les pratiques de faire la cité ! La confiance reprendra son chemin que si nous impliquons et respectons toutes celles et ceux qui veulent faire partie de l’aventure et faisons-en sorte que le plus grand nombre puisse s’y retrouver.

La question maintenant est comment assurer une représentation locale dans le pouvoir décisionnel de la ville. Travaillons ensemble pour un conseil municipal alternatif tous ensemble !

Citoyenne Insoumise un jour, Citoyenne insoumise toujours !

Katia Yakoubi

 

Commentaires

L’abonnement au journal vous permet de rejoindre la communauté Marsactu : créez votre blog, commentez, échanger avec les autres lecteurs. Découvrez nos offres ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

  1. Amelie-48 Amelie-48

    Merci Katya, grâce à toi et la bienveillance des Insoumis Marseillais, je n’essayerai plus de convaincre mes amis abstentionnistes d’aller voter.
    Vous m’avez complètement dégoûtée de l’action politique… quand aux pouvoirs de ce que tu appelles le peuple des QP, j’ai réalisé que partout les « sachants » accaparent la parole et mettent de côté ceux qui ne les suivent pas aveuglément.

    Merci et bravo à toi.
    Amélie

    Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire