Accusé de construire sans autorisation, Ricciotti plaide le génie sans limite urbanistique

Actualité
le 19 Oct 2018
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L'architecte du Mucem a comparu devant le tribunal de Toulon durant deux jours. Rudy Ricciotti y répondait d'infractions au code de l'urbanisme et de travail dissimulé sur le chantier de sa villa à Cassis. Récit d'un procès où le génie sert de prétexte pour s'affranchir des règles.

Photo Esther Griffe.
Photo Esther Griffe.

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"Ce qui fait la renommée de tous mes projets, c’est leur dimension expérimentale". Rudy Ricciotti, Grand prix national de l’architecture en 2006, auteur du Pavillon noir à Aix, du Mucem, et d’ouvrages en Italie, Allemagne ou Corée du Sud, a tenté de faire valoir sa réputation devant le jury. Et d’ajouter, main sur le cœur, la voix traversant sans difficulté la petite salle d’audience du tribunal correctionnel de Toulon : "il faut savoir que je suis extrêmement respecté par mes pairs".

Cette petite mise au point vise à répondre à l’une des charges retenues par le tribunal. Il y était entendu mercredi et jeudi, pour travail dissimulé et surtout violation du code de l’urbanisme dans le cadre du chantier de sa villa à Cassis. La présidente Patricia Krummenacker a jugé à propos de relever une citation du livre L’architecture est un sport de combat, écrit par le prévenu : "Contre cette réglementation assassine, (…) je slalome". Elle demande : "cette phrase, elle laisse comprendre que vous aimez filouter avec la loi, non ?"

Pour Rudy Ricciotti, "la charge est mignonne" et sortie du contexte : "oui, je revendique un usage libre des matériaux pour mes constructions".  Mais si les travaux réalisés sur sa villa ne sont toujours pas régularisés à ce jour, ce n’est pas par désinvolture assure-t-il. "J’estime simplement que ces entorses n’étaient pas d’une réelle gravité", a-t-il affirmé à plusieurs reprises.

Cinq chantiers examinés pour travail dissimulé

Au terme de deux jours d’audience, le ministère public a requis contre la figure médiatique du procès quatre mois de prison avec sursis, 100 000 euros d’amende et la démolition d’une annexe de 20 mètres carrés.

Concernant les quatre prévenus varois à ses côtés . . .

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Clara Martot Bacry

Commentaires

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2 commentaires


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  1. titi

    En faite c’est un génie de la connerie !

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  2. petitvelo

    « N’y voyez pas le fantasme de l’homme, mais plutôt le délire de l’Artiste »
    Le conseil de l’ordre des architectes a t’il la notion d’éthique quelque part ? Et que dire de ces maires qui voudraient garder la compétence urbanistique pour se soigner, eux et leur clientèle, comme le fait l’Etat qui « demande de ne pas inquiéter untel pour sa résidence secondaire », demande manifestement illégale et contraire à l’intérêt général ? Reste-t’il dans la tête d’un de ces « seigneurs » une trace du concept de république ? Un stage d’intérêt général en immersion dans une communauté Emmaüs serait peut-être le premier pas d’un rééducation complète de tous ces citoyens délinquants ?

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