À Saint-Antoine, des familles avec enfants vivent dans des voitures depuis des mois

Reportage
le 21 Fév 2020
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Sur la place Canovas, à Saint-Antoine, des familles avec de tout jeunes enfants vivent depuis des mois dans des voitures comme seuls logements. Pour l'heure, cette installation n'est pas connue des services sociaux et de la protection de l'enfance.

Dans plusieurs voitures de la petite place de Saint-Antoine, plusieurs voitures servent de logements permanents. Dessin : Ben 8.

Dans plusieurs voitures de la petite place de Saint-Antoine, plusieurs voitures servent de logements permanents. Dessin : Ben 8.

La scène tient de l’écart, d’un accroc dans le réel. Sur le tranquille parking de la place Canovas, dans le cœur villageois de Saint-Antoine (15e), le passant ne remarque pas ces voitures garées. Il ne fera pas plus attention aux silhouettes qui les entourent. Pourtant les riverains immédiats de la place savent bien que cette […]

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Commentaires

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  1. djf djf

    C’est effectivement lamentable, mais cet article risque d’être contre productif, car en nommant les lieux, il vont être délogé par nos « forces de l’ordre » sous peu.

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    • Jean-Marie Leforestier Jean-Marie Leforestier

      Bonjour, nous nous sommes posé la question en réalisant ce reportage. Les personnes concernées nous ont assuré qu’elle ont déjà eu à plusieurs reprises la visite de la police. Leur situation est donc parfaitement connu des autorités.

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  2. Marie-Claire DELAIRE Marie-Claire DELAIRE

    Quelle misère, oui! Mais sommes-nous vraiment « en capacité », comme disent les politiques, de recueillir toute la misère du monde?

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    • LN LN

      La phrase de M. Rocard (1989) prend tout son sens si on va jusqu’au bout : « La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part. »
      Au Liban, 25% de la population sont des réfugiés syriens.
      Je pense qu’on a de la marge. Il s’agit de volonté politique et non pas de discours

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  3. Malaguena/Jeannine Malaguena/Jeannine

    mais la misère du monde on ne pourra pas la retenir, il y aura bientôt les migrants climatiques et ts les autres. Lorsque un peuple crève il part vers des pays plus riches!! quand à vassal/gaudin ils les laissent because élections municipales mais après??

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  4. Brigitte13 Brigitte13

    ils ne sont pas les seuls. Des familles vivent sous les grands ponts d’autoroute et de métro, ligne 1 direction La Rose

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  5. Marie-Claire DELAIRE Marie-Claire DELAIRE

    Si ce sont des Roms en Europe centrale, ils sont environ 2 millions. Dans leurs pays d’origine, depuis des siècles, d’après les chiffres des Études Tsiganes, ils ont vécu de petits métiers, itinérants et sédentaires. Sous les régimes communistes,on leur a octroyé des terres, ou des emplois. Mais avec leur chute, les Roms se sont apparemment de nouveau ségrégés ou l’ont été. Et alors, quoi en faire? Ils sont 300 000 environ en France : que font-ils? payent-ils des impôts? comment peuvent-ils acheter leurs caravanes? Pour beaucoup d’entre eux, Ils utilisent les routes, l’eau gratuite des communes, polluent les endroits herbeux près des lieux où ils séjournent et transforment les endroits où ils se sont sédentarisés en casses automobiles, gardées par des chiens… Les vieux réflexes d’exclusion resurgissent chez les populations et eux ne font rien pour montrer qu’ils ont à cœur de s’intégrer : rien que s’arrêter de faire des enfants, apprendre la langue du pays, envoyer les enfants à l’école…(ce que font, certes, les Roms français, changeant d’école au gré de leurs déplacements). Cela montrerait qu’ils sont prêts à changer de comportement et de modèle sociétal…Ils assurent qu’ils n’embêtent personne, mais ce n’est que partiellement vrai…Leur style de vie me parait difficilement compatible avec le nôtre, sauf à transformer certains endroits en ghettos où seuls les services sociaux mettront de temps en temps le bout du nez.

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