À Marseille, l’inexorable hausse des hospitalisations psychiatriques sous contrainte
Tiraillés entre enjeux sécuritaires, thérapeutiques et droits des patients, les soins sans consentement reposent sur un équilibre délicat. Dans les services de psychiatrie marseillais, plusieurs soignants témoignent d'un raidissement de l'attitude de la préfecture.
Les couloirs de l'hôpital psychiatrique Édouard-Toulouse. (Photo : V.A.)
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Article tres intéressant. L’etat de la,psychiatrie est déjà délétère sans avoir besoin d’une instrumentalisation politique…
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Tout à fait d’accord avec vous. D’autant plus que ça ne concerne pas que les détenus nécessitant des soins. En unité psychiatrique, un patient placé par la famille pour le protéger de lui même peut être retrouvé suicidé peu de temps après son entrée en service psychiatrique. Manque de moyens, manque de personnels …
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Pour l’administration centrale, l’hospitalisation psychiatrique en SDRE n’est qu’une filière d’incarcération ( mais hors statistique pénitentiaire), l’aspect soins ne l’intéressant manifestement pas.
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une question centrale :
pourquoi augmente autant ( et depuis si longtemps ) le nombre de placements sous contrainte en psychiatrie ?
Pour y répondre, il ne faut point omettre que l’immense majorité de ces personnes placées en SDRE est soit au chômage longue durée, soit carrément SDF.
Or, au moins 4 années sur 5, le taux de chômage ne cesse d’augmenter et cela depuis les années 70 – 80.
D’autre part, nombre de ces personnes internées sous contrainte sont dès l’arrivée placées non-stop en chambre d’isolement ( = mitard de 12 m2 à la porte blindée ) , certaines parfois pendant plusieurs semaines consécutives.
N’était-ce pas moins pire de conserver au moins un service fermé mais dont les patients SDRE sont en chambre ouverte et peuvent aller librement en salle TV et peuvent aller librement aux activités socio-thérapeutiques et peuvent aller librement dans le jardin ( grillagé il est vrai ).
Comme le dernier service fermé à Marseille a été détruit ( pourtant il y en a 1 à Aix, 1 à Toulon, 1 à Nice ) , beaucoup de ces patients SDRE se retrouvent 24 H / 24 au mitard c’est à dire en “cellule”, chambre fermée sans livre, ni poste-radio, ni TV ni vue sur la verdure.
Ce dernier service fermé ( Cassiopée, hôpital Sainte-Marguerite) n’était pas entretenu par l’APHM ce qui, au fil des années, a fait son délabrement et a donné prétexte à sa fermeture.
Le comité de présidence de l’APHM ( où siégeait J-C Gaudin et où depuis 2020 siège Mme Rubirola ) n’a jamais penché en faveur de travaux de réfection de Cassiopée.
D’où la situation actuelle ( depuis 2022, année de fermeture de Cassiopée ) c’est à dire, nombre des personnes en SDRE sont en cellule fermée 24 H / 24.
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