« La municipalité peut changer les choses pour la communauté queer »
[Allô, mairie !] La campagne pour les municipales a-t-elle la même résonance partout ? Avec cette série de reportages, Marsactu prend le pouls de la ville et de ses habitants. Qu'ils soient au cœur des enjeux municipaux ou non, militants ou pas.
Soirée du 14 février organisée par le collectif La Fièvre, à la Joliette. (Photo : Geneviève Mitry)
Karim* a vu de la lumière, des filles, et a entendu de la musique. À l'entrée du bar, le videur lui demande : "Vous avez une place ?" Karim, gel dans les cheveux et look total jeans, prend l'air étonné. Le videur lui fait signe d'approcher son oreille. "C'est une soirée lesbienne", lui glisse-t-il, en toute solidarité masculine. Demi-tour. Ce samedi soir, l'Absolem, lieu de fêtes des Docks, à la Joliette, accueille une soirée organisée par le collectif La Fièvre.
Né il y a quatre ans du constat que Marseille était pauvre en lieux de rencontres pour les femmes homosexuelles, La Fièvre se revendique comme un collectif de lesbiennes qui organise des événements pour les lesbiennes et personnes queers. "On fait des événements, mais aussi des ateliers de poésie, de danse, des clubs de lecture. Avec l'objectif d'en faire des lieux de rencontre, intergénérationnels, où l'on se sent à l'aise et qui permettent de créer du lien dans la communauté queer", explique Amandine, co-fondatrice de La Fièvre, entre deux réglages de balance son.
Les règles de la soirée, affichées sur les réseaux sociaux notamment, sont claires : "Priorité aux lesbiennes, bi, pan, et adelphes [qui combinent les notions de fraternité et de sororité] queer, les allié·es sous réserve de places disponibles, comportements lesbophobes, biphobes, transphobes, racistes ne sont pas tolérés." Mais ce soir-là, Amandine n'est pas qu'organisatrice, elle sera aussi DJ, et clôturera la soirée après une succession de sets menés par des filles, lesbiennes et débutantes dans l'exercice.
"Bien sûr que la fête est politique, rien que le fait d'être visible, d'adopter une posture accessible, pas forcément très militante. En . . .
Merci pour ces témoignages. Compte tenu de l’atmosphère fascisante qui oriente de plus en plus le conservatisme cité par une intervenante et, en parallèle, mobilise une autre frange de la jeunesse (comme en témoigne encore une actualité malheureuse), on se demande ce que pèse réellement cette communauté militante dans le calcul électoral de l’ensemble des candidats. On peut déjà dire que l’attitude du département, de la métropole et de la region vis-à-vis des asso en charge de ces problématiques en dit long sur les risques encourus en cas de victoire de la droite, avec ou sans RN. Et il faut espérer que Marseille aura « le courage de dire non ». Cela dit, tout en saluant l’action de ces militantes, j’ai envie de dire qu’une cause communautaire, si légitime soit-elle, ne suffit pas à nourrir une politique. Des priorités et des victimes d’injustice, il y en a plein d’autres. En plus, pas sûr qu’en dehors des réserves de voix, la génération au pouvoir prenne au sérieux ces combats-là. De l’intérêt peut-être d’élargir le prisme de l’engagement pour peser davantage.
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Des enfants de bourgeois, pour la plupart. Qui ne feront pas d’enfants, pour la plupart. En attendant iels sont biens sympathiques. Tous.tes.x +
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Deux clichés. Je vous laisse lire la réponse de @DominiquePH.
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réponse à Patafanari :
est vraiment vieillote l’idée préconcue selon laquelle les personnes LGBT émaneraient hyper-majoritairement de la bourgeoisie.
Toutes les origines sociales, toutes les origines ethniques sont concernéesà part égale.
De plus, est carrément erroné l’à priori selon lequel la plupart des personnes LGBT n’ont pas d’enfant.
Savez-vous Patafanari qu’en France au moins 45 000 naissances chaque année sont le fruit de procréation médicalement assistée ?
Quoi qu’il en soit, merci ++ à Violette Artaud pour cet excellent reportage.
Il est tellement agréable à lire que je ne résiste pas à en proposer une bande-son :
Marguerite – Les filles, les meufs
J’aime les filles, la parodie au féminin ( sur youtube ) https://www.youtube.com/watch?v=2kIi4tMKFRo ( une merveille )
Yelle – les femmes
Barbara – Qui est qui ?
Indochine – 3 eme sexe
Safia Nolin et Pomme – Lesbian Break-up Song
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Une seule solution pour éviter le RN: fusion des deux listes de gauche au deuxième tour
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Yep! ….
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