« À Marseille, la culture punk est liée à la représentation de la ville rebelle »
Ce samedi, la bibliothèque de l'Alcazar accueille une journée d'étude consacrée à la culture punk, dans le cadre d'un projet de recherche national. À cette occasion, Marine Schutz, historienne, décrypte avec Marsactu l'histoire marseillaise discrète, mais bien réelle, de ce mouvement aussi politique que musical.
Le groupe Nitrate sur les toits du Palais Longchamp en 1981 - Image PIND.
La crête, l'épingle à nourrice, les Doc martens. Une trilogie qui, aux quatre coins du monde, est associée à la culture punk, tout à la fois genre musical, sous-culture et pensée politique. Qu'en est-il à Marseille ? Un projet de recherche porté notamment par le CNRS et nommé PIND - pour Punk is not dead - s'installe pour une journée d'études ce samedi à l'Alcazar pour interroger l'empreinte du punk à Marseille. Une initiative pluridisciplinaire, inédite et ambitieuse qui vise à collecter la mémoire de la culture no future sans la figer, à interroger à la fois les traces et les actualités d'un mouvement qui a marqué plus d'une génération.
En parallèle de cette journée, plusieurs actualités lui font écho : la sortie en décembre dernier d'un documentaire Marseille Yeah ! Yeah ! Yeah ! réalisé par Alexandra Musseau, et la publication en octobre d'une anthologie, Histoire du rock à Marseille, par Pascal Escobar. Deux bases de discussion pour les tables rondes annoncées ce samedi, qui interrogeront aussi bien les questions purement musicales que la culture visuelle ou la géographie des lieux punk à Marseille. La journée à l'Alcazar se clôturera sur un live du Marseillais Mad Sax avant que les participants ne soient invités à rejoindre la Plaine, pour un concert du groupe Les Hyènes, composé notamment d'anciens de Noir désir (Voir le programme complet ici). Relais de ce projet au niveau local, l'historienne Marine Schutz recueille depuis 2015 les témoignages et documents des punks locaux et revient pour Marsactu sur les heures de gloire du mouvement à Marseille.
Marseille, ville punk, l'affirmation a de quoi surprendre, non ?
Effectivement il y a un paradoxe. Cette journée d'études est la 31e que nous faisons à travers la France autour de différentes thématiques et en effet, les premières villes traitées ont d'abord été du côté de la Normandie, de la Bretagne, qui sont les foyers historiques du punk, en raison du transfert avec la Grande-Bretagne voisine. Et bien sûr Paris, ville extrêmement dynamique avec les premiers labels créés comme Skydog par Marc Zermati en 1977. Et puis il y a eu une . . .
Un des lieux punk des années 80 était le Grand Domaine aux boulevard des Dames, où l’on pouvait louer des locaux pour répéter à coté des ateliers de fabrication de textile… les punks et les redskins de la Plaine c’était la défonce, et surtout l’héroïne pas la musique…
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Pour avoir assisté à 2 heures de ces conférences : hétérogène, un poil agité dans les débats (comme il se devait), mais intéressant. Bonne idée de finir sur les acteurs actuels (même s’ils n’étaient pas tous venus) : organisateurs de concerts, labels de disque, salles de concert…
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