À Istres, un projet de chaufferie qui cache un incinérateur

Info Marsactu
le 1 Avr 2026
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Mi-avril s'ouvrira à Istres l'enquête publique d'un projet de Suez passé jusqu'alors sous les radars. Caché sous l'appellation de "chaufferie", celui-ci s'apparente plutôt, note l'Autorité environnementale qui a étudié le dossier, à un incinérateur.

Capture d'écran de la note de présentation non technique du projet
Capture d'écran de la note de présentation non technique du projet

Capture d'écran de la note de présentation non technique du projet

La nouvelle n'a pas fait grand bruit. Il faut dire que le nom de ce projet, "Istres Recyclage et Énergies", n'est pas vraiment évocateur. Pourtant, ici, sur cette commune du pourtour de l'étang de Berre, la multinationale Suez, spécialisée dans le déchet, envisage d'implanter une installation brûlant des déchets pour générer de l'énergie ou, plus précisément, une "chaufferie CSR", acronyme pas plus parlant utilisé par l'industriel. D'autres parleront d'incinérateur.

Si l'appellation de l'installation fait débat, les travaux, eux, doivent commencer en 2027, avec une mise en service de ce que Suez appelle encore l'unité de valorisation énergétique en 2029. Et bien qu'en amont de l'enquête publique, qui vise à informer et recueillir l'avis des citoyens, le projet reste confidentiel, les instances administratives ont été sollicitées depuis plusieurs années. En 2024, Suez a ainsi effectué une demande de classement de son site en "installation classée pour l'environnement" (ICPE), autre acronyme barbare, mais indispensable pour les infrastructures pouvant avoir un impact sur l'environnement.

329­ 000 tonnes de déchets par an

L'objet de cette demande ? La "transformation" de son centre de tri déjà présent sur la zone d'activité du Tubé, au nord-ouest de la ville, en "site de production de matières recyclées et d'énergie". À terme, Suez compte recevoir 329 000 tonnes de déchets par an pour les changer en énergie, chaleur, gaz ou encore engrais pour l'agriculture. Le tout grâce à deux procédés principaux : la méthanisation et l'incinération, donc. Pour ce dernier procédé, on parle de 200 000 tonnes de déchets par an (à titre de comparaison . . .

Violette Artaud

Commentaires

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3 commentaires


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  1. MarsKaa

    J’ai d’abord cherché le « poisson d’avril », mais non, tout cela semble (malheureusement) très sérieux 🙁 . Très bonne chute à l’article.

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  2. CAN Environnement

    Merci pour l’information
    Nous la relayons pour prise en charge
    France Nature Environnement Bouches-du-Rhône
    RH

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  3. Neomarseillais

    Personne ne veut de ces équipements et ça se comprend mais bon vu notre mode de vie, ils sont nécessaires j’imagine. On me prouvera le contraire sûrement. Bref, pourquoi ne pas les construire en pleine brousse loin des habitations ?

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