À Grand Littoral, la vaccination à reculons

Reportage
le 20 Août 2021
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Depuis le 19 juillet, un centre de vaccination est ouvert dans le centre commercial du 15e arrondissement. Plus de 6521 doses y ont été délivrées, mais sur place, beaucoup de patients continuent d'exprimer leurs doutes sur le vaccin.

Ce matin-là, le centre est assez calme et l
Ce matin-là, le centre est assez calme et l'attente rapide. (Photo SL)

Ce matin-là, le centre est assez calme et l'attente rapide. (Photo SL)

Dans l’ancien magasin de prêt-à-porter Mango, au deuxième étage du centre commercial, des cabines de vaccination ont remplacé les cabines d’essayage. Le rideau bleu se soulève. Une jeune femme sort, deux sacs en papier siglés Primark à la main. Dans cet espace de 1000 mètres carrés, la Ville de Marseille a installé un centre de vaccination le 19 juillet dernier. Jeunes et moins jeunes s’y succèdent afin d’y recevoir une dose du vaccin Pfizer. Comme partout ailleurs, dans les quartiers Nord, on peut se faire vacciner chez le pharmacien ou auprès de son médecin, selon les profils, mais il n’y avait plus de centre de vaccination municipal après la fermeture de celui installé dans la mairie des 15/16 au Parc Billoux. Des arrondissements où le taux de pauvreté est élevé et le pourcentage de personnes vaccinées reste en deçà de la moyenne de la ville, dessinant la fracture vaccinale qui touche Marseille. La mairie explique l’ouverture de ce centre en zone commerciale par une stratégie du “aller vers” les publics hésitants.

Pour y accéder, il faut se rendre au niveau de l’issue de secours, située à gauche de l’entrée 4. Ce matin le calme règne et le déroulé des patients est fluide : la file d’attente ne dépasse pas les cinq personnes.  Seule une barrière, ornée d’une toile bleue, indique l’accès au centre vaccinal. “Pfizer 1ère et 2e dose sans RDV”, peut-on y lire.

6521 vaccins depuis l’ouverture

Au bout des escaliers, les patients qui viennent pour la première dose tournent à droite. Pour les rappels, ils prennent à gauche. S’ensuit alors un petit parcours, de bureaux en bureaux, jusqu’à la salle de surveillance. Au total, vingt-cinq marins-pompiers sont mobilisés à Grand Littoral, six médecins-prescripteurs et huit infirmiers et infirmières. Depuis l’ouverture, 6521 vaccins ont été inoculés. “On voit sur nos courbes que depuis l’annonce de Macron, il y a un regain de la vaccination avec une population de mineurs importante“, explique Thierry Zaveroni, le maître principal des marins-pompiers présent sur place.

Dans la salle de surveillance, où les patients doivent attendre 15 à 30 minutes après l’injection. (Photo : SL)

Les données des livraisons de vaccins, mises en ligne par le gouvernement, indiquent que pour la semaine du 16 août, 1800 doses ont été livrées pour Grand Littoral. Le centre étant ouvert six jours par semaine, 300 doses sont allouées pour une journée. “On évalue les besoins d’une semaine sur l’autre avec un stock tampon”, indique encore le marin-pompier. Les flacons sont reçus tous les matins dans des glacières à -20 °C. Quand, à la fin de la journée, il en reste, les doses partent au Palais des Sports, le principal centre de la ville. Au contraire, s’il manque des flacons, c’est le Palais des sports qui alimente. Pour l’instant le centre est ouvert de 9 h 30 à 14 h 30. “Si la demande se faisait sentir on pourrait augmenter la plage horaire”, assure Thierry Zaveroni. Mais pour le moment, dans l’ancien magasin Mango, le flux n’est pas tendu.

La méfiance persiste

Il y a une grosse différence entre le début de l’été où les personnes à risque venaient se faire vacciner en étant tout contents, et maintenant où les gens se sentent obligés.

Une infirmière

Malgré un dispositif rodé et une organisation, cadrée la plupart des personnes rencontrées sur place reste sceptique à la vaccination. Une infirmière, aux yeux aussi clairs que les rideaux de sa cabine, attend les prochains patients. Elle décrypte : “Il y a une grosse différence entre le début de l’été où les personnes à risque venaient se faire vacciner en étant tout contents, et maintenant où les gens se sentent obligés”.

Une bonne partie de la patientèle du jour est venue par proximité géographique. Mete Sahin travaille dans la maçonnerie et habite à Marseille depuis quatre ans. Pour aller récupérer des matériaux, il a besoin d’un passe sanitaire. Il est venu accompagné de son ami, Recep Adas, un chauffeur de poids-lourds qui ne parle que le turc. C’est Mete qui traduit les indications des marins-pompiers et du personnel soignant à Recep. Une situation récurrente. “On aide beaucoup les patients dans la rédaction des documents parce qu’ils ne savent pas tous lire, ni écrire”, constate Thierry Zaveroni. Mais les deux hommes l’assument : ils ne se seraient pas fait vacciner s’ils avaient eu le choix. “On entend beaucoup de choses. Moi, ce que je voudrais savoir c’est ce qu’il y a dans ce vaccin. Avoir une notice. Je suis sûr que dans cette salle personne ne le sait.

C’est aussi à un travail de pédagogie que se livrent les équipes du centre. Le maître principal du bataillon voit bien qu’aujourd’hui le public vient par la contrainte. Gisèle Sebah, une des infirmières, confirme : “La semaine dernière une jeune de quinze ans était en pleurs. Sa mère l’obligeait à se faire vacciner. On l’a rassurée. Ici, on n’oblige personne.

Mete Sahin et Recep Adas sont venus se faire vacciner pour obtenir un passe sanitaire. (Photo : SL)

La difficile pédagogie

D’après les chiffres du site de l’Assurance maladie, l’écart entre les arrondissements du Nord et ceux du Sud persiste. Au 1er août 2021, 60,9% des habitants du 7e arrondissement avaient reçu une première injection, pour seulement 33,1% des habitants du 15e, et 26,4% en avaient reçu deux. Si l’accès à la vaccination est facilité, notamment avec la création de ce centre, l’accès à l’information, lui, reste réduit. Pour distinguer le centre de la galerie marchande, des palissades de chantier séparent l’espace vaccinal des rangées de commerces. Si bien que les deux espaces sont étanches. “À partir de lundi, on mettra en place de l’affichage sur ces palissades et un marin-pompier sera posté devant pour interagir avec les clients de la galerie marchande” précise Thierry Zaveroni.

Je n’ai pas peur du Covid, si ça arrive, ça arrive.

Yamina Abdelgheffar, cliente du centre commercial

Pour aller faire leurs courses, nombreux sont les clients du centre commercial qui préfèrent se faire tester plutôt que vacciner. Yamina Abdelgheffar redescend difficilement les escaliers du centre de vaccination avec son cabas. Elle s’est trompée de destination, elle voulait aller faire un test antigénique. Elle a appris la veille, par sa voisine, qu’il lui en fallait un pour entrer à Grand Littoral. La septuagénaire semble complètement perdue. Le vaccin ? “Non, non, non, au village, mon médecin m’a dit que je n’étais pas obligée.” Pourtant, cette vieille dame cumule plusieurs antécédents médicaux : elle a subi récemment un infarctus et à la suite d’une opération, sa capacité pulmonaire est amoindrie. “Je n’ai pas peur du Covid, si ça arrive, ça arrive” assure-t-elle. Elle vit seule à Saint-André et n’est pas au courant des dernières mesures gouvernementales. “Pourquoi, le test va être payant ? Il faudra en refaire un pour revenir ?

Malgré le créneau réservé aux commerçants entre 8 h 30 à 9 h 30, Yannick Laporte, buraliste dans la galerie marchande se dit, lui non plus “pas intéressé”, par la vaccination. Cheveux tirés en arrière, deux diamants aux oreilles, il ne s’attarde pas sur le sujet. “C’est pas pour moi. J’ai peur de ce qu’il y a dans ce vaccin. Pour le moment je préfère me faire curer le nez tous les 2-3 jours.” Mehdi Benaili, jeune serveur au café du Littoral, se montre également dubitatif : “Quand on sait que les médicaments mettent quinze ou vingt ans à être commercialisés, et que là on a mis un an pour faire ce vaccin …

Un premier bilan assez satisfaisant

les gens ont associé la lutte contre le gouvernement avec la lutte contre le vaccin. Alors qu’il faut le voir de manière scientifique.

Michèle Rubirola

Manifestement, la méfiance persiste sous les néons de la galerie marchande. “Les réseaux sociaux ont fait beaucoup de mal, ce n’est pas facile, convient Michèle Rubirola, première adjointe au maire de Marseille en charge de la santé. Et puis les gens ont associé la lutte contre le gouvernement avec la lutte contre le vaccin. Alors qu’il faut le voir de manière scientifique.

Un mois après l’ouverture du site, l’élue en tire toutefois un bilan satisfaisant. “C’est un centre qui a répondu immédiatement aux besoins des gens qui n’avaient pas envisagé de faire le vaccin parce qu’il est sans rendez-vous. On voulait faciliter l’accès à la vaccination avec un système “d’aller vers”. On avait essayé aux plages du Prado mais ça n’avait pas marché”. Michèle Rubirola estime que ce centre de vaccination est une des solutions pour atténuer la fracture vaccinale. Mais n’est pas la seule. Une opération de vaccination éphémère – avec une tente et des médiateurs pour sensibiliser la population – est prévue samedi 28 août à l’espace santé de l’AP-HM aux Aygalades et aussi dans le 13e arrondissement. Les centres de vaccinations municipaux, eux, resteront ouverts jusqu’au 30 novembre. Qu’ils fassent le plein ou pas.

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Commentaires

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  1. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Il faudra peut-être un jour expliquer aussi que les tests antigéniques ne sont pas “gratuits”, mais financés par l’Assurance Maladie, donc par tout le monde. Et faire un test tous les trois jours, à 25 € l’unité, ça coûte plus cher que faire deux injections de vaccin.

    Je ne vois pas d’inconvénient à ce que les cotisations sociales financent ces tests, mais avec mesure : quand cela devient des tests de pur confort ou de pure convenance, parce que j’ai envie d’aller en boîte, il me semble que ce n’est pas à la solidarité nationale de financer.

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    • jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

      Vous avez raison. La solidarité ne doit pas être ”de confort”. Vous verrez la différence quand Amélie va cesser de financer parce que les libéraux nous expliqueront que l’Assurance Maladie est endettée
      et je remets le son;
      Quand tout sera privé, nous serons privés de tout…!

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    • LN LN

      Je me demande d’ailleurs qui sont tous ces jeunes qui testent à tour de bras devant les restos (place aux Huiles, E. d’Orves…) Ont ils des qualifications ? Des compétences ? Embauchés par les restos ? Ils appellent même le chaland à faire le test… Ca coûte combien ça ? On est dans du pur délire là

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    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      Je vous confirme, Jean-Marie Memin, que ma solidarité personnelle ne va pas jusqu’à avoir envie de financer les tests de ceux qui en font 3 fois par semaine “parce que c’est gratuit” (sic) simplement pour aller en boîte ou boire un coup avec les potes. La solidarité n’a jamais donné le droit de faire n’importe quoi n’importe où aux frais des autres : c’est comme cela qu’on la tue.

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    • Germanicus33 Germanicus33

      Comme le souligne le Pr Mégarbane, mieux vaut un vaccin qu’un test!
      Pr BRUNO MEGARBANE. Medecine intensive-reanimation . Réanimation Médicale et Toxicologique. Voir la page du service. Hôpital Lariboisière .

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  2. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    Quand le politique prend le pas sur ”le scientifique” cela donne cette valse-hésitation entre les scientifiques et les politiques entièrement inféodés aux grands labos ou autres.
    Et encore nous avons rien vu.
    Attendons la campagne électorale pour 2022, cela va se durcir…! Le calme avant la tempête.
    Va falloir choisir son camp…C’est ça la Démocratie, si il en reste un peu en France…!

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    • Richard Mouren Richard Mouren

      Je ne vois pas quel est le rapport de votre commentaire conspirationniste avec l’article.

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    • MarsKaa MarsKaa

      Le commentaire de Jean-marie Memin (avec d’autres lus et entendus ici ou là) montre à quel point nous sommes proches en France de ce qui s’est passé aux États-Unis lors des dernières élections présidentielles Trump/Biden : Des gens intelligents et honnêtes sont convaincus “qu’on leur ment”, que les dirigeants et les medias sont ” tous corrompus”, qu’ils sont les “ennemis à abattre”, pour sauver “la democratie” et “la vie” de ses proches.
      C’est très inquiétant. Car cela n’a rien à voir avec du militantisme politique (contre une politique menée par un gouvernement) , quand cela devient à ce point irrationnel, déconnecté des faits réels.
      Je vois des personnes autour de moi qui ne font plus confiance aux politiques, plus confiance aux chaines de télé (aucune), plus confiance à aucun médias, ne veulent plus ecouter aucun scientifique ou medecin digne de ce nom, mais qui croient dur comme fer ce qu’ils regardent/écoutent sur youtube ou facebook.
      Et deviennent très agressifs.
      Très inquiétant.

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    • Pierre12 Pierre12

      Intelligents vous y allez fort !

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Pour un pays où la démocratie n’existe pas tout le monde s’exprime librement y compris en disant n’importe quoi.

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    • jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

      Cher M. Mouren
      Mon commentaire n’est en rien ”conspirationniste” sauf qu’il anticipe la campagne électorale qui me semble va être ”polluée” par cette pandémie.
      Si vous pensez que les ”grands labos” ont effectués des contrats opaques, des irresponsabilités stratégiques et qu’ils dépensent beaucoup d’argent pour ”influencer” des politiques de gauche ou de droite, se serait ”conspirationniste” alors nous ne sommes plus d’accord sur les mots …à moins que…

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    • Germanicus33 Germanicus33

      De curieuses prédictions, sans rapport avec la réalité…

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  3. jasmin jasmin

    La science va si vite que la grande masse de la population est totalement dépassée et préfère se laisser influencer par les théories conspirationnistes et la magie. C’est sûr qu’il faut de la patience, de la pédagogie, parfois de l’obligation et de la pédagogie pour que ça finisse par allumer une ampoule dans la tête. Et pourtant, c’est le risque de la démocratie. Tout le monde peut voter, et il est difficile d’imposer la connaissance à tout le monde. Les gens sont persuadés que leur patrimoine génétique est fantastique et qu’il pourrait être endommagé par des manipulations génétiques de ce mystérieux vaccin à ARN messager. Ils préfèrent répandre la mort et risquer leur propre anéantissement que de se renseigner correctement et prendre une décision au regard de ces éléments. Ca fait froid dans le dos de savoir qu’ils votent… Il a fallu cette pandémie pour réaliser l’incapacité à chercher et comprendre l’information disponible pour la moitié de la population.

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  4. Alceste. Alceste.

    La carte verte pour beaucoup signifie gratuité.
    Malheureusement ce n’est pas le cas. Solidarité oui, gaspillage et irresponsabilité,non.

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  5. MarsKaa MarsKaa

    Cette initiative “d’aller vers” dans les quartiers populaires est essentielle. C’est une bonne idée, le centre commercial.
    Maintenant reste la méfiance envers le vaccin. Qui est la conséquence de plusieurs éléments. Mais si le gouvernement avait davantage fait preuve de pédagogie, en s’adressant à l’intelligence des gens, et si certains n’avaient pas propagé de fausses informations sur les réseaux sociaux, on n’en serait pas là.
    Le contenu du vaccin Pfizer est public, son action est expliquée, ses effets documentés. Et le recul, on l’a aujourd’hui. Mais encore faut-il être correctement informé.

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    • Pierre12 Pierre12

      De quelle pédagogie fallait-il qu’il fasse preuve ? Je sui curieux de savoir.

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    • liovelut liovelut

      Disons que si le gouvernement, et surtout les média, n’avaient pas laissé tant de place aux doutes sur le vaccin, on n’en serait pas là effectivement. Entre les antivax invités sur les plateaux et Macron qui va rendre visite à Raoult (surmédiatisé aussi), les conneries sur les masques pour ne pas devoir assumer l’impréparation à la pandémie etc… y’avait du mieux à faire.
      A plus grande échelle, il y a un manque de confiance dans les labo (qui sont des entreprises dont le but premier est gagner de l’argent, pas nous soigner) et les autorités sanitaires (qui ont laissé complaisamment passer quelques scandales sanitaires) à rattraper. Et à long terme, l’enseignement de la science est sérieusement à revoir: le mode actuel qui perd en 4eme toute personne qui n’a pas trop de capacité à ça doit etre rénové…

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  6. BRASILIA8 BRASILIA8

    et en attendant si on évitait les concentrations : 50 000 au stade, combien à Borely pour Mars….si la police municipale faisait son travail en expliquant que les gestes barrières même pour les vacciné sont toujours valables mais bien sur il est plus facile de faire de la com avec des chiffres , si possible précis 6521 !!!! plutôt qu’un vrai travail de fond
    mais du moment que Mme Rubirola est satisfaite de quoi je me plains

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  7. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    Mes commentaires n’apparaissent pas aussi caricaturaux que MarsKaa. Je me suis fait vacciné et je présente mon QR code à l’entrée de chaque endroit où les vigiles le demandent. Par contre abonné à la Quadrature du Net, je me doute que ce contrôle est bien partie pour quelques années.
    Je ne m’estime pas intelligent et je ne sais ce qu’être ”intelligent” exige.
    Mon expérience de la vie politique veut qu’il y a des rapport de forces, d’influences dans tout milieu où le pouvoir règne
    En ce qui concerne les ”médias” je sais que 9 Milliardaires détiennent 90% de la presse hormis Marsactu et d’autres. J’écoute France Inter et je vois bien qu’il y a de la déformation, des oublis (cf Acrimed…) voire de la propagande d’État
    Je ne suis pas agressif, en aucun cas, je suis solidaire avec Trump et ses affidés et j’écris sous mon propre nom donc je fais attention à mes écritures. Contrairement à MarsKaa ou d’autres…Comme les journalistes de Marsactu

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  8. jasmin jasmin

    Je ne sais pas s’il faut faire plus de pédagogie directe et de la propagande pour équilibrer le taux de vaccination des quartiers nord (30%) et sud (70%). Il me semble que si on continue au rythme d’escargot actuel et faire confiance à la pression du pass sanitaire pour sortir n’importe où, on risque de se faire doubler par la fabrication massive de faux pass sanitaires qu’il faudra détecter et combattre. Soit il faut rendre obligatoire le vaccin, soit trouver une incitation financière puisque l’équilibre est à viser pour les quartiers pauvres en majorité. Une mesure dingue consisterait à relier le versement des allocations à la présentation du pass sanitaire ou de l’obligation d’un premier vaccin. C’est un coup à faire sauter le gouvernement, certainement. Une autre méthode pourrait consister à verser une somme-cadeau comme aux USA à ceux qui acceptent de se faire vacciner et dont les revenus sont faibles. Ca ne marche pas très bien là bas, et ça risque de ne pas marcher ici, d’autant qu’on n’a pas les mêmes moyens que le Trésor américain. Peut etre faut il créer un loto-vaccination? Tous ceux qui se feraient vacciner dans la semaine pourraient jouer. Ca peut marcher non?

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  9. Germanicus33 Germanicus33

    Certes il y a une certaine méfiance entretenue par des tweets et certains politiques comme Florian Philippot, Stéphane Ravier ou Dupont-Aignan.
    On oublie que pour certains vaccins on n’avait aucun recul non plus, polio, SRAS, grippe, ébola ou Zyca…mais çà a sauvé des gens.
    La vaccination est plus efficace que le Pass-sanitaire qui est périmé tous les soirs.
    On ne remerciera jamais assez nos Marins-Pompiers, et on ira les revoir pour la 3ème dose et tous les ans comme pour la grippe.
    Bien sûr, ce sera encore mieux quand nous aurons les vaccins Sanofi et Pasteur..
    A noter que les manifs antivax se dégonflent et c’est tant mieux…

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