À Cortiou, les récifs artificiels ont ramené de la vie en eaux troubles

Série
le 11 Sep 2021
8

Pendant une semaine, 20 000 congressistes du monde entier étaient à Marseille pour échanger sur la biodiversité à l'occasion de l'UICN. Marsactu n'est pas en reste et vous propose une série d'articles sur les enjeux locaux. Depuis 2017, les poissons ont pris leurs marques sur les récifs artificiels installés à Cortiou, où sont rejetées les eaux usées de la ville. Après de premiers résultats sujets à débat, la question de la poursuite du projet se pose.

Plusieurs types de blocs de béton ont été déposés dans la zone il y a trois ans. (Photo : Julien Dalle, Seaboost)

Plusieurs types de blocs de béton ont été déposés dans la zone il y a trois ans. (Photo : Julien Dalle, Seaboost)

“La vie revient !”. Le constat est là, indéniable. Les eaux de Cortiou abritent une nouvelle population. Là où se déversent chaque jour des centaines de milliers de litres d’eaux usées – après un passage par la station d’épuration – nagent désormais girelles, sars, crevettes, poulpes et même quelques mérous. “Nous avons recensé 62 espèces […]

Contenu réservé aux abonnés au journal

Offre découverte 1 € le premier mois puis 6,99 €/mois JE M'ABONNE

Si vous avez déjà un compte, identifiez-vous

Commentaires

L’abonnement au journal vous permet de rejoindre la communauté Marsactu : créez votre blog, commentez, échanger avec les autres lecteurs. Découvrez nos offres ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

  1. Brallaisse Brallaisse

    Oui peut-être mais cela ne change en rien le problème de Cortiou.Cette zone est pourrie, et si vous y passez en bateau vous brassez de la merde.
    Alors plutôt que s’esbaudir sur des équipements qui abritent des poissons et crustacés “mange caca”, traitons le vrai problème de la station d’épuration. Après, cela occupe quelques “chercheurs” qui pensent trouver un créneau dans le traitement de la pollution marseillaise.L’argent n’a pas d’odeurs.
    Avec ce système nous aurons bientôt non plus de la pêche locale, mais plutôt de la pêche fecale

    Signaler
    • Jacques89 Jacques89

      Pas sûr que ce soit Geolide, Braillasse. Suffit de se balader en rive du “vélodrome” pour constater que ça fonctionne (même si pas tout à fait dans les clous pour la réduction de charge polluante). Mais entre le stade et Cortiou, il y a une installation de traitement des boues (à Sormiou) celle qui produit du biogaz, qui pourrait bien être à l’origine des blooms constatés régulièrement depuis sa mise en service. Une fois fermentée, les boues restent des déchets et, c’est une habitude, dans le secteur, on préfère mettre Méditerranée à contribution.

      Signaler
  2. Bibliothécaire Bibliothécaire

    Merci beaucoup pour cet article éclairant sur ce qui se passe sous l’eau. Très intéressant aussi celui sur le Gecko du château d’If.

    On attend impatiemment la même chose sur le récif du Prado, j’ai cru comprendre qu’il avait été créé grâce à l’obstination de quelques uns seulement et bien entendu pas des politiques.

    Signaler
  3. barbapapa barbapapa

    L’émissaire de Cortiou a été un haut lieu de la pêche du bord dans les années 50/60. L’abondance de matières organiques rejetées sans traitement favorisait la présence monstrueuse de poissons, et de pêcheurs qui prenaient des risques insensés pour traverser la colline abrupte par l’égoût, puis ensuite s’attachaient à la falaise pour pêcher à la longue et lourde canne de bambou (les moulinets existaient à peine) d’énormes muges, loups, dorades… Il y a eu des morts !
    Aujourd’hui, la calanque de Cortiou sent la menthe et la chlorophile chimiques. Malgré l’interdiction, plusieurs pêcheurs viennent y prélever du poissons, des gars de la Cayolle qui vendent leur pêche à des restaurateurs peu regardants, il y a eu les “braconniers des calanques” qui vendaient aussi du poisson fléché ici à des restaurants de renom + d’autres…
    Faire proliférer du poisson ici ne me semble pas judicieux, hors quelques poissons sédentaires comme les fielas et murènes, les autres espèces naviguent au gré des saisons, des périodes de frai, de la température de l’eau, des courants et alors la population marseillaise consomme par la force des choses du poisson très pollué.

    Signaler
  4. TINO TINO

    se rassurer avec l’existence des poissons dépollueurs n’est ce pas chercher à effacer notre culpabilité dans les massacres écologiques. Se dire: puisque la nature est capable de digérer nos rejets pollués, et bien continuons à polluer.

    Signaler
    • Brallaisse Brallaisse

      Bien résumé !

      Signaler
  5. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Techniquement, il est tout à fait possible de ne rejeter à la mer que de l’eau potable – voire de la recycler. Voyez ici cet extrait d’un livre de Henry Augier : https://paca.lpo.fr/protection/engagements/actualite/3315-petition-debarrasser-definitivement-les-calanques-du-rejet-polluant-de-cortiou

    Se satisfaire de la situation actuelle n’est pas à la hauteur des enjeux (économiser l’eau, moins salir notre environnement)… encore moins quand notre pollution est tranquillement rejetée dans un Parc National !

    Signaler
  6. Florence Joly Florence Joly

    Un rapport récent (2021) sur un suivi de 20 ans de la pollution chimique en méditerrannée conclue “Certains secteurs présentant des niveaux de conta-
    mination élevés, parfois au-dessus des seuils régle-
    mentaires, sont cependant clairement identifiés : le
    secteur de l’émissaire de la ville de Marseille
    (Cortiou) (…)”. la figure p82 est synthetise les données…https://archimer.ifremer.fr/doc/00673/78554/80744.pdf

    Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire