A boire ! Les plantes tweetent quand elles ont soif

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le 2 Oct 2013
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A boire ! Les plantes tweetent quand elles ont soif
A boire ! Les plantes tweetent quand elles ont soif

A boire ! Les plantes tweetent quand elles ont soif

"Il fait trop chaud pour faire des fleurs", "Tu me ramènes un verre en passant ?", "C'est à quelle heure la brise marine ?". Ces messages, ce sont les plantes elles-mêmes qui les envoient sur le compte twitter du Jardin du camping. Ce sont en réalité des posts préprogrammés, que les plantes envoient via des boîtiers conçus spécialement. Posés à même la terre, ils sont composés des capteurs qui recueillent des informations sur la température, l'hydrométrie ou la pression atmosphérique.

Ce projet, développé en juillet dans le jardin hors-sol du camping alternatif Yes we camp, est le fruit d'une rencontre, celle de deux femmes, Lisa George et Frédérique Muscinési. La première, "a toujours donné la parole aux plantes" selon ses propres mots, tandis que la seconde, de l'entreprise Ultra-Lab, "expérimente des outils numériques". Toutes deux se passionnent pour l'open source, l'accès libre à la connaissance. Le tout avec une dose d'humour et de poésie.

Alerte ! Une chenille !

"A la base, on s'est inspiré d'un vieux projet qui date d'une dizaine d'années, raconte Lisa George. Il était possible de recevoir un message sur la boîte vocale de son téléphone lorsque vos plantes domestiques manquaient d'eau". Aujourd'hui, Botanic Calls a migré vers Twitter. Mais si le kit technique est à monter soi-même, il est commercialisé par une entreprise américaine pour plus d'une centaine de dollars.

Dans la version marseillaise, l'ambition est de rendre ce système accessible à tous via l'open source soit l'utilisation de logiciels gratuits et de techniques expliquées en ligne. "Le but c'est de ne pas avoir à être ingénieur pour pouvoir reproduire le boîtier", explique Lisa George. Le matériel utilisé est relativement simple : un circuit imprimé, quelques leds, un capteur d'humidité et un câble éthernet (liste complète disponible sur le blog du projet). Quand au boîtier abritant le système, il est issu d'une impression 3D à partir d'un modèle  disponible gratuitement sur internet.

"On voulait quelque chose de décalé"

"Deux modules ont fonctionné, un mesurant la température et un autre la pression atmosphérique", précise-t-elle. Mais plutôt que d'opter pour des messages purement informatifs, le jardin du camping a choisi des tweets plus légers. "On a détourné un peu ce système, beaucoup d'agriculteurs ont aujourd'hui des capteurs qui les informent mais nous, on voulait quelque chose de décalé", ajoute l'initiatrice du projet.

Si l'expérience du camping alternatif du Off touche à sa fin, avec la "decamping night", samedi 5 octobre, cela ne signe pas la fin du projet des plantes twitteuses, qui vont connaître une seconde vie. La centaine de pots va bientôt être installée dans les rues du quartier Chapitre-Réformés et seront entretenus par des riverains. Mais les deux initiatrices espèrent bien poursuivre ce mouvement de "jardinage urbain".

"On voudrait faire d'autres modules", confie Lisa George. En attendant, un exemplaire du boîtier imaginé sera visible ce dimanche au 109 boulevard Longchamp à l'occasion des Portes Ouvertes Consolat (POC). Pour ceux qui voudraient recréer ce petit gadget, un "Do it yourself" – guide pas à pas – est en ligne sur le blog du projet né au camping. Comme quoi, à Marseille, un camping en bois peut être un laboratoire du futur.

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