Le conseil municipal de La Penne-sur-Huveaune annule son budget primitif sur demande du préfet

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Carnet de campagne
le 10 Fév 2026
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Lors du conseil municipal de La Penne-sur-Huveaune du lundi 9 février, les élus ont voté l’abrogation du budget primitif pour l’année 2026, adopté il y a pourtant moins d’un mois, le 19 janvier, raconte La Provence dans son compte-rendu de séance. Le maire, Nicolas Bazzucchi, explique : “Dans un courrier daté du 19 janvier 2026 reçu le 22, donc après le conseil du 19, monsieur le préfet a attiré l’attention de la commune sur l’obligation d’approuver les comptes administratifs (de 2025) avant l’adoption du budget primitif. Il appartient donc au conseil municipal de procéder à l’abrogation de la délibération” du 19 janvier.

Ce vote s’inscrit en réalité dans une série d’allers-retours entre le préfet des Bouches-du-Rhône et le maire de la commune sur la situation budgétaire à La Penne-sur-Huveaune. En mai 2025, les services de l’État avaient suspendu son budget, doutant sur “la sincérité de certaines recettes inscrites” selon deux rapports de la chambre régionale des comptes (CRC), avant d’imposer une hausse des impôts. Hausse sur laquelle Nicolas Bazzucchi était justement revenu dans son budget primitif 2026. Après le vote des comptes administratifs de 2025 par les élus lors de la séance du 9 février, le maire annonce : “On reconvoquera un conseil municipal où on votera de nouveau un budget primitif qui sera plus efficient pour les Pennois.” 

Par ailleurs, le conseil municipal a aussi été marqué par une manifestation féministe pendant la séance, raconte également La Provence. “Nous sommes venues pour soutenir les victimes et exprimer notre mécontentement à la suite de l’annonce de la candidature de monsieur Bazzucchi. Nous aurions préféré qu’il prenne ses distances avec son mandat le temps que la justice fasse son travail”, explique au journal Céline Verdier, membre du groupe de militantes. Nicolas Bazzuchi est mis en examen depuis décembre 2024 pour viols et violences aggravées ayant entrainé vingt jours d’incapacité temporaire de travail sur deux anciennes compagnes et enregistrement d’images à caractère sexuel sans consentement.

Source : La Provence
Marie Lagache
marie.lagache@marsactu.fr

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