Un dérapage verbal de Patrick Mennucci entraîne l’annulation du conseil communautaire

Bref
le 25 Oct 2013
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La séance du conseil communautaire aura fait long feu. Suite un incident de séance entre le sénateur et maire des 4e et 5e arrondissement, Bruno Gilles et le vainqueur des primaires, Patrick Mennucci, le groupe UMP a décidé de quitter l'hémicycle, mettant fin à la séance faute de quorum. En fait, l'incident entre les deux hommes a commencé dès les premiers débats de la séance.

Bronca des élus de droite et suspension de séance. Samia Ghali quitte l'hémicycle. Durant la suspension, la présidente du groupe de droite, Laure-Agnès Caradec discute avec les maires de son groupe. Elle a ensuite une conversation avec Jean-Claude Gaudin, par téléphone à Erevan, qui la convainc de quitter l'hémicycle. Durant la suspension de séance, Patrick Mennucci reconnaît avoir tenu de tels propos et s'en excuse : "Je n'aurai pas dû qualifier Samia Ghali par ses origines. C'est une connerie que je mets sur le compte de la fatigue".

A leur tour, les élus de droite convoquent la presse pour tomber à bras raccourcis sur le candidat socialiste aux municipales. Laure-Agnès Caradec met la dague dans la plaie : "Ce n'est pas possible qu'un tel personnage soit un jour maire de Marseille. Sur ce point, c'est Eugène Caselli qui a été visionnaire". Cette dernière assertion est une référence à un incident entre le président de la CUM et le maire de secteur : le premier avait déclaré à la Provence que Patrick Mennucci ne pourrait jamais être maire de Marseille. La droite insiste également sur le canular de Gérald Dahan, à la veille du second tour des primaires, durant lequel le même Mennucci croyant parler à un conseiller de Marylise Lebranchu avait dépeint en termes crus ses adversaires socialistes, notamment Samia Ghali. Quant à Bruno Gilles, il annonce qu'il va demander à son avocat de porter plainte pour diffamation publique. En attendant, la délibération validant le choix de Veolia pour le contrat de l'eau est ajournée.

Mat_

Commentaires

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  1. Peuchere Peuchere

    Placer votre article dans la rubrique « piscine » est vraiment déplacé !! Le premier ministre qui a pris la parole tout à l’heure à bien confirmé qu’il avait des réunions avec son ministre de l’intérieur cet après midi. Et rien de très étonnant à ca, vu le succès du maintien de l’ordre samedi ….
    Que monsieur Nunez vienne aujourd’hui, demain ou dans la semaine pour constater les dégâts, je ne pense vraiment pas que cela changera quelque chose à la situation que l’on a vécu. Qu’il travaille avec le gouvernement à redéfinir les missions de la police devant ce déferlement de haine et de violence me parait plus pertinent.
    N’en déplaise à Monsieur PAYAN qui va encore bouder.

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  2. Jack Jack

    À trop chercher l’Etat , on finit par le trouver. Le maire de Marseille a vraiment cru qu’il pouvait sommer le ministre de l’intérieur ( qui connaît très bien Marseille pour y avoir été préfet )? La fameuse tactique du « c’est pas moi c’est l’autre » commence à en agacer plus d’un . C’est dommage de se mette à dos l’appareil étatique; et encore plus de jouer la carte du cavalier seul, surtout dans ce contexte .

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  3. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Enfin, Payan peut quand même se plaindre d’avoir comme représentant de l »État un préfet qui parle à tort et à travers !

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