Au tribunal, une association veut obliger l’État et EDF à restaurer l’étang de Berre
Ce jeudi, le tribunal de Marseille a audiencé une affaire dans laquelle l'association de protection de l'environnement L'Étang Nouveau assigne EDF pour ses rejets dans l'étang de Berre et l'État pour laisser-faire. Le rapporteur public estime quant à lui que cette requête ne tient pas.
La centrale hydroélectrique EDF de Saint-Chamas, vue de l'étang. (Photo : Violette Artaud)
Ce jeudi, la justice s'est penchée sur une affaire dans laquelle une association de protection de l'environnement assigne EDF ainsi que l'État devant le tribunal administratif. L'Étang Nouveau reproche à l'industriel son impact néfaste sur l'état écologique de l'étang de Berre et à l'État son inaction pour stopper ses effets sur la lagune salée. Elle demande ainsi 100 000 euros au titre du préjudice moral et autant pour préjudice écologique, ainsi que la restauration du milieu qui a connu, notamment en 2018, de fortes perturbations. Les conclusions du rapporteur public dans ce dossier risquent cependant de pousser le tribunal à rejeter la demande de l'association.
En effet, Mathieu Boidé* estime que "la réalité des atteintes" est difficilement mesurable, car elles s'étalent sur "un cycle long et avec des modalités changeantes". En rejetant une grande quantité d'eau douce dérivée de la Durance dans l'étang, la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas modifie pourtant les caractéristiques de ce dernier. En 2018, une importance "crise d'anoxie", se traduisant par un manque d'oxygène dans l'eau, a entrain . . .
le tribunal administratif est une juridiction indépendante, compétente pour statuer sur les litiges qui opposent les citoyens à L’Administration. En l’espèce il été saisi par un recours pour excès de pouvoir, et non pas d’une demande d’avis. C’est pourquoi à l’issue de son délibéré le tribunal rendra un jugement.
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