En observation, Fil Rouge obtient un nouveau délai et évite la liquidation judiciaire

Délai
Bref
le 2 Fév 2026
0

La pression retombe temporairement pour l’entreprise d’insertion marseillaise Fil Rouge, chantre du made in France et prestataire notamment de Puma, pour l’OM, et Décathlon. Sous le coup, depuis le 12 janvier, d’une demande par son administrateur judiciaire de la conversion de son redressement en liquidation, au regard des dettes de l’entreprise, le tribunal des activités économiques de Marseille a accepté une prolongation d’un mois de sa période d’observation. L’entreprise emploie une soixantaine de personnes, dont une trentaine en insertion.

Placée en redressement judiciaire depuis le 1ᵉʳ décembre, Fil Rouge fait face des problèmes de trésorerie depuis un an. “On veut limiter la casse au maximum, mais on va rester optimiste car on attend le versement d’un crédit d’impôt important et parce que [cette période de crise] a renforcé nos liens avec nos clients et avec les institutions”, explique à Marsactu Jean-François Aufort, le PDG de la société, à la sortie de l’audience ce 2 février. En pleine période électorale, le patron aimerait un soutien appuyé des candidats et candidates à la mairie de Marseille. Il souhaite également que les collectivités soient plus vertueuses dans leurs appels d’offres, en y intégrant des clauses d’insertion.

Du côté des salariés, si leur représentante, Lindsey Laurans assure que ces derniers “sont motivés pour sauver l’entreprise et leurs emplois”, certains en interne ne cachent pas leur inquiétude. “Les derniers salaires de décembre ont été versés le 24 janvier”, alerte l’un d’eux. “Une audience intermédiaire est prévue sous quinzaine, car la juridiction est attentive au versement des salaires”, veut rassurer Chloé Fleurentdidier, l’avocate de l’entreprise.

La justice est d’autant plus attentive à la situation de Fil Rouge qu’elle impacte celle d’Insermode, un atelier d’insertion également géré par Jean-François Aufort. En redressement judiciaire depuis un peu plus d’un an, la structure est un prestataire important de sa grande sœur et emploie une centaine de personnes en insertion.

Jean-François Poupelin

Commentaires

Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local. Découvrez nos offres


ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire