En observation, Fil Rouge obtient un nouveau délai et évite la liquidation judiciaire
La pression retombe temporairement pour l’entreprise d’insertion marseillaise Fil Rouge, chantre du made in France et prestataire notamment de Puma, pour l’OM, et Décathlon. Sous le coup, depuis le 12 janvier, d’une demande par son administrateur judiciaire de la conversion de son redressement en liquidation, au regard des dettes de l’entreprise, le tribunal des activités économiques de Marseille a accepté une prolongation d’un mois de sa période d’observation. L’entreprise emploie une soixantaine de personnes, dont une trentaine en insertion.
Placée en redressement judiciaire depuis le 1ᵉʳ décembre, Fil Rouge fait face des problèmes de trésorerie depuis un an. « On veut limiter la casse au maximum, mais on va rester optimiste car on attend le versement d’un crédit d’impôt important et parce que [cette période de crise] a renforcé nos liens avec nos clients et avec les institutions », explique à Marsactu Jean-François Aufort, le PDG de la société, à la sortie de l’audience ce 2 février. En pleine période électorale, le patron aimerait un soutien appuyé des candidats et candidates à la mairie de Marseille. Il souhaite également que les collectivités soient plus vertueuses dans leurs appels d’offres, en y intégrant des clauses d’insertion.
Du côté des salariés, si leur représentante, Lindsey Laurans assure que ces derniers « sont motivés pour sauver l’entreprise et leurs emplois », certains en interne ne cachent pas leur inquiétude. « Les derniers salaires de décembre ont été versés le 24 janvier », alerte l’un d’eux. « Une audience intermédiaire est prévue sous quinzaine, car la juridiction est attentive au versement des salaires », veut rassurer Chloé Fleurentdidier, l’avocate de l’entreprise.
La justice est d’autant plus attentive à la situation de Fil Rouge qu’elle impacte celle d’Insermode, un atelier d’insertion également géré par Jean-François Aufort. En redressement judiciaire depuis un peu plus d’un an, la structure est un prestataire important de sa grande sœur et emploie une centaine de personnes en insertion.
Allô Lycées, enfin une mesure forte qui va permettre de réparer les plafonds qui s’écroulent, les toits qui fuient, les mobiliers vétustes, les fenêtres qui ne ferment plus, les aérations bouchées, les sanitaires du 20eme siècle, les emplois du temps absurdes, les cantines infâmes et puis certainement créer de nouveaux postes de professeurs, Allô Lycées fallait y penser!
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Bien sûr que pour les classes surchargées (nb d’élèves / nb de profs) ça relève de la politique ministérielle, de choix budgétaires élyséens ou matignonnesques (maquignonnesques ?).
Mais pour les conditions matérielles = état du bâti, fluides, entretien sanitaire, équipements divers, ça semble dépendre de la région.
Un signalement systématique sur un n° Allô Lycées peut aider en faisant prendre conscience à Nos zélus (&/ou aux ‘fonctionnaires territoriaux’) que la communauté enseignante, pas plus que la communauté ‘apprenante’, n’est résignée ni à avaler toutes les couleuvres, ni à ramer pour faire voguer toutes les galères. Sûr que si on ‘fait avec’ sans moufter, les apparatchiks n’ont aucune raison de vouloir améliorer l’existant.
Quant aux emplois du temps, c’est en gros l’interface entre démographie (nombre de profs & d’élèves = ministère / rectorat) et topographie (gestion de salles, bâti, capacité, équipements = région). Là aussi, un gueuloir téléphonique = cahier de doléances !
Pas forcément suffisant, mais déjà nécessaire (et urgent)
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