À Marseille, la clarté républicaine ne devrait jamais être un motif de sanction
À Marseille, la clarté républicaine ne devrait jamais être un motif de sanction
Remettre les faits à leur juste place
Depuis plusieurs semaines, mon nom circule davantage pour une convocation disciplinaire que pour les analyses politiques que je produis depuis des années. Il me paraît donc nécessaire de remettre les faits à leur juste place et d’expliquer calmement ce qui est réellement en jeu.
Le 30 janvier, j’ai été convoqué par la Commission nationale des conflits de Renaissance pour avoir exprimé publiquement une analyse politique concernant la situation marseillaise. Cette analyse, publiée dans Marsactu, alertait sur une dérive que je considère préoccupante : l’ambiguïté entretenue localement à l’égard de l’extrême droite.
Exprimer une analyse politique n’est pas une rupture
Je n’ai ni quitté mon parti, ni soutenu une autre formation politique, ni appelé à une quelconque rupture. J’ai exercé ce que tout responsable politique devrait pouvoir faire dans un cadre démocratique : alerter, argumenter et assumer publiquement une position républicaine claire.
La loyauté politique ne saurait se confondre avec le silence, ni l’adhésion avec l’alignement automatique.
Le débat d’idées comme engagement constant
Depuis plusieurs années, je m’investis pleinement dans le débat public à Marseille. J’ai produit de nombreuses tribunes, analyses et contributions politiques, toujours signées, toujours argumentées, toujours dans le respect des valeurs républicaines.
Le débat d’idées n’a jamais affaibli un mouvement démocratique. Bien au contraire : c’est son étouffement qui le fragilise.
Une procédure qui interroge
Lors de mon audition devant la commission départementale des conflits, les faits reprochés sont apparus flous, multiples, parfois contradictoires. J’ai également été privé de l’assistance pourtant expressément prévue par ma convocation, ce qui m’a conduit à affronter seul neuf membres de la commission.
Cette expérience, éprouvante humainement, renforce ma conviction qu’un parti démocratique doit être exemplaire dans ses procédures autant que dans ses principes.
Un enjeu politique qui dépasse mon cas personnel
Mon propos n’est pas de régler un contentieux individuel. Il est d’alerter sur un enjeu plus large et plus grave.
Marseille traverse un moment politique décisif. Elle a besoin d’un projet clair, large, rassembleur, et sans aucune ambiguïté avec les extrêmes. Cela suppose l’union de forces républicaines responsables, capables de débattre sans s’exclure et de s’élargir sans se renier.
La clarté républicaine comme exigence démocratique
La liberté d’expression interne, le pluralisme des opinions et la clarté politique ne sont pas des menaces. Ce sont des exigences démocratiques fondamentales.
Les sanctionner, même indirectement, serait une erreur politique majeure.
C’est dans cet esprit que je me suis rendu sereinement devant la Commission nationale des conflits : non pour provoquer, mais pour défendre une idée simple et essentielle — la démocratie ne se renforce jamais par le silence imposé, mais par le débat assumé.
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