Julien Chauzit : « Dans mon film la vision des usines les sort de l’insouciance des vacances »

Interview
le 5 Août 2023
1

Dans un docu-fiction disponible en ligne, le jeune Martégal retourne dans sa ville natale pour raconter le choc de quatre amis face à la découverte des industries de l'étang de Berre. Avec Marsactu, il revient sur son propre éveil écologique, son rapport au territoire et à ses enjeux économiques.

Trois jeunes Marseillais et une Parisienne en vacances à Martigues se questionnent sur ce territoire. (Photo : Capture d'écran / Les autres films)
Trois jeunes Marseillais et une Parisienne en vacances à Martigues se questionnent sur ce territoire. (Photo : Capture d'écran / Les autres films)

Trois jeunes Marseillais et une Parisienne en vacances à Martigues se questionnent sur ce territoire. (Photo : Capture d'écran / Les autres films)

Passer des paysages exceptionnels de la Côte bleue aux cheminées d’usines sur la route de Fos. Trois jeunes Marseillais et une Parisienne en vacances à Martigues se questionnent sur ce territoire où réside le plus grand étang salé d’Europe, encerclé d’un immense complexe pétrochimique.

Présenté en 2021 au FID Marseille, La Colline est le premier film de Julien Chauzit, sous forme de docu-fiction. Actuellement au catalogue de la plateforme documentaire Tënk et diffusé par Mediapart, il a notamment été remarqué par Libération. Nous avons rencontré le réalisateur de 27 ans, natif de Martigues, qui aborde cette thématique forte de Marsactu.

D'où est partie l'idée du film ?

À l'été 2018, il y a eu plein d'articles de presse sur le changement climatique et ses conséquences. J'étais sur un tournage de fiction et je me disais « mais qu'est-ce qu'on fait là à faire de la fiction alors que le monde brûle ». Je crois qu'un rapport du GIEC [groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, ndlr] était sorti et m'avait foutu des bouffées d'angoisses. Alors, j'ai eu envie d'articuler un film de vacances à une réalité documentaire. Je voulais parler d'une génération un peu dépossédée de ses moyens d'agir et qui ne sait pas comment s'incarner dans le monde car je constatais cette pénurie d'engagement dans mon entourage. Je me suis mis à chercher un projet écocide en France. Et en revenant à Martigues pour voir . . .

Suzanne Leenhardt

Commentaires

ordre

1 commentaire


Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local. Découvrez nos offres

ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné⋅e.
  1. jean-marie MEMIN

    Par ces temps de chômage, pas facile de trouver un autre emploi…À moins de changer radicalement de vie…
    Heureusement qu’il y à vous, pour documenter un tel film.
    Merci.

    Signaler