La France insoumise met le “rapport de force” au cœur de son programme municipal de rupture
Le candidat insoumis Sébastien Delogu présentait les principaux axes du programme de sa liste "Marseille fière et populaire". Les nombreuses mesures "de rupture" présentées visent à l'émergence d'une "révolution citoyenne", sans calendrier ni véritable chiffrage.
Les principaux artisans du programme de La France insoumise posent autour de la tête de liste, Sébastien Delogu. (Photo : ML)
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Au moins, Delogu et Vassal sont d’accord sur un point : ils veulent faire la manche auprès de l’Etat (dont chacun connaît la situation financière) pour financer les transports publics tout en élargissant sans condition de ressources la gratuité pour les usagers. “Je n’ai pas assez d’argent et je vais m’organiser pour en avoir encore moins, mais l’Etat paiera à notre place.”
Vachement crédible.
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Il y a plusieurs ordres de grandeur entre les investissements nécessaires dans les transports et les revenus des abonnements des jeunes.
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Merci, je suis bien au courant. Mais quand on doit développer un réseau dramatiquement sous-dimensionné, tous les euros comptent.
Je ne vois par ailleurs pas ce qu’il y aurait de honteux à ce que les dispositifs de gratuité soient soumis à condition de ressources. Personnellement, je suis hostile aux subventions indifférenciées.
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La cotisation et l’impôt sont de très bons moyens pour rendre équitable le financement des services publics. Pour un sujet aussi structurant que les transports, un peu d’ambition serait la gratuité totale.
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La gratuité totale est une subvention aux riches. C’est une vision très particulière de ce qu’est une mesure “sociale”.
Les effets de la gratuité sur la fréquentation, j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, sont nuls ou marginaux si l’offre de transport n’est pas à la hauteur, tous les experts du secteur l’ont mesuré.
Le cas de Dunkerque, que j’ai étudié de près, est un très bon exemple d’une gratuité dont le bilan est intéressant : en positif, la collectivité a fortement investi dans la restructuration et l’augmentation de l’offre au moment où la gratuité a été mise en place, parce qu’elle avait les moyens de le faire ; mais en négatif, le réseau est désormais saturé, et les conducteurs font face à des conditions de travail dégradées. A Montpellier, où l’offre n’a pas été augmentée, le réseau et ses salariés souffrent aussi d’une insuffisance de moyens face à la fréquentation, et il n’est pas sûr que la métropole ait encore les moyens d’investir ce qu’il faudrait.
La gratuité totale ici, ce serait au moins 150 millions d’euros à trouver auprès des contribuables ou des entreprises. Mais si l’on n’est pas capable de financer un “choc d’offre” au moment de sa mise en place, comme Dunkerque a pu le faire, on se condamne à accroître le sous-dimensionnement et la vétusté du réseau.
Quant au discours selon lequel “l’Etat paiera”, j’ai du mal a réprimer le sourire qu’il m’inspire.
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En toute franchise, aller contre la gratuité des communs parce que ça serait injuste envers les plus pauvres, c’est claqué au sol.
Mais tu as raison pour tout le reste et je suis très pessimiste quant aux ruptures nécessaires à un choc d’offre.
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“[…] la Révolution française, le 13 juillet 1793, c’était idéaliste, et le 14, c’était une réalité.” Je me trompe souvent, mais là… 1793. La Terreur. Sublime perspective.
La conflictualisation systématique de tous les échanges & évènements est le dogme de Mélenchon, qui sait qu’il ne gagnera jamais une élection majeure : il ne peut compter que sur le chaos pour avoir une chance de se positionner.
On entend parler dictature, mais dans la bouche de ceux qui veulent le pouvoir par la force ça a une saveur et une odeur plutôt gênante.
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@Malleus Maleficarum
Belle référence historique en effet. À méditer !
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Vous proposez la mollesse sociale démocrate qui n’amène qu’une chose : le montée de l’extrême droite ? LFI propose une méthode : la démocratie ou « l’union populaire ». La rédaction de ce programme et les modalités d’actions des militant·es insoumis démontrent leur capacité de passer de la parole aux actes.
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Le chaos? Mais le chaos, il est déjà là ! Trump, Poutine,…, La guerre pour horizon. Les ultras riches qui se planquent pour ne pas partager leur richesse. Alors LFI semeuse de chaos ! Laissez moi rigoler😂
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Qu’il l’ait semé ou non, LFI se nourrit du chaos et de la discorde, notamment à gauche. Il ne faut jamais oublier que le parti a été fondé par un ancien socialiste qui veut tenir sa revanche parce qu’il n’a pas été élu premier secrétaire du PS il y a bientôt 20 ans…
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Marrant de dire qu’un parti réformiste et parlementaire “veut le pouvoir par la force”
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Les réseaux sociaux ça a donné la parole à des demeurés, et on voit où ça nous a menés avec cette candidature, qui même si elle n’ira pas loin, salit l’image de notre ville.
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Effectivement, cela vous a donné la parole.
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?
oui, sur les réseaux sociaux, sévissent des demeurés, illettrés pour la plupart.
pour salir l’image de la ville, le bashing effréné qu’on subit depuis quelques années est suffisant largement.
pour ce qui concerne la candidature delogu, comme c’est le premier, en tout cas le seul jusqu’à présent qui présente les pistes de son programme, j’attends avec impatience les autres candidats. on verra mieux qui salit ou pas, à la lecture des propositions et des intentions pour la ville des autres candidats.
pour moi, un “rapport de force” n’est pas forcément violent, c’est conflictuel bien sûr, mais ce n’est pas forcément non plus la dictature.
on verra après les élections, notamment pour la métropole et les responsabilités qui sont les siennes, et les intentions aujourd’hui des candidats pour “défendre” la ville centre sont une indication.
mais jusque là, le rapport de force était plutôt le fait de vassal, et les “chikayas” qui ont eu lieu n’ont pas servies à grand chose.
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@ julijo : “un rapport de force n’est pas forcément violent” . Admettons.
Mais il y aussi “Et si ça ne suffit pas, je vais bloquer le tunnel avec la population.” Le maire a la qualité d’officier de police judiciaire (art 16 du code de procédure pénale, rappelé par l’article Article L2122-31 du Code général des collectivités territoriales) : M. Delogu annonce donc tranquillement que l’officier de police judiciaire qu’il serait devenu grâce à son élection irait bloquer la circulation d’un axe important de la ville, en limitant la liberté de circulation des citoyens ? Ça promet…
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Oui Syol, bloquer un tunnel peut faire effectivement beaucoup de bruit, les gens pris en otage etc,etc.
De toute façon si il n’y a pas de rapport de force, le département et la métropole continueront à faire avec la ville ce qu’ils veulent… Et pourrir complètement la situation.
Alors quelque part je souhaite quand même qu’il y ait installation de rapports de force, que ce soit le PM ou LFI qui l’installe.
Mais si les quelques ” chicayas” plutôt insignifiantes ne passent pas à la vitesse supérieure, il ne se passera rien.
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On peut émettre des reproches à l’encontre du Printemps Marseillais, notamment d’avoir été trop ambitieux par rapport à tout ce qu’il a fallu reconstruire/rétablir à Marseille après 25 ans de gaudinie, que “lourd a été le parpaing de la réalité sur la tartelette aux fraises de leurs idéaux”, pour reprendre un fameux auteur de BD contemporain.
Mais on ne peut pas leur enlever d’avoir essayé et d’avoir rendu Marseille plus chouette à vivre, en dépit des blocages politiques et du manque de moyens liés à la Métropole, des investisseurs AirBNB, des conditions climatiques, etc.
Tout cela exposé, il s’agirait d’expliquer aux Insoumis qu’avec une tartelette aux fraises plus grandes, ils n’échapperont pas au parpaing de la réalité…
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Les militants insoumis sont sur le terrain toute l’année et n’attendent pas les élections pour passer à l’action, participer aux luttes, proposer des solutions programmatiques. Les militants insoumis ne cesseront pas d’être militants une fois élus. Voilà la distinction majeure avec le PS de Payan. Le parpaing, on connaît et il ne fait pas peur. Lisez le programme.
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Tasogare, vous piquez ma curiosité.
Qu’a fait la municipalité pour le vivre chouette?
Par ailleurs, mais peut-être est-ce normal, je suis surpris par l’indigence et même l’absence de programme réel des principaux candidats à qq semaines du scrutin.
Peut-être est-ce pour nous faire de chouettes surprises ensuite ou nous éviter toute désillusion… à moins qu’ils n’aient pas vraiment eu le temps d’y réfléchir, trop occupés à se tirer les cheveux.
Pour la (fausse) bonne idée de la gratuité totale des transports, je cherche mais ne trouve aucune étude démontrant son caractère positif à terme mais l’inverse oui.
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@Alexis Feix : Militer au quotidien & proposer des “solutions programmatiques” ≠ diriger & exécuter lesdites solutions. 🙂
C’est bien de dire “lisez le programme”, mais encore faut-il pouvoir l’appliquer. Le Printemps Marseillais aussi avait plein de bonnes idées, de bonnes intentions et de bonnes volontés en 2020, avant de devoir se frotter à un département et une métropole présidés par une personne de mauvaise volonté parce qu’adversaire politique qui estimait que la mairie de Marseille lui revenait de droit successoral…
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Mr Payan n’a pas tenu ses promesses la faute à Mme Vassal
S’il perd les prochaines élections se sera la faute à LFI
Les explications sont toutes trouvées
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Delogu, lui, il annonce la défosse avant même d’être elu : ce sera la faute à l’Etat 😂
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Mieux vaut aller à la source de la boite à outils nationale de LFI qui doit être déclinée dans les programmes municipaux : https://programme.lafranceinsoumise.fr/municipales-2026/ .
Et ici une analyse intéressante de ce positionnement : https://metropolitiques.eu/Municipales-2026-la-conversion-communale-de-La-France-insoumise.html
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Alors oui je connaissais la boîte à outils proposée.
J’ai tendance à trouver cela plutôt réconfortant, dans cette ambiance nationale de campagne où les idéologies sont souvent à géométrie variable.
Les candidats LFI proposeront donc des programmes qui présenteront une base nationale, qui reprend aussi le programme du NFP, sans être uniforme puisque la boîte à outils a des options adaptables.
Que penser des autres partis que ce soient LR le RN ou le PS, EELV et le PC et aussi le fameux socle commun macroniste qui présentent des listes de circonstances pour lesquelles les programmes sont effectivement très flous ou très différents d’une ville à l’autre, quand ils existent.
Alors je pense qu’il est intéressant de tenir compte des particularités locales, mais pas forcément de l’idéologie variable de certains partis qui font des alliances souvent contre nature.
Et de la sorte on appelle une liste de droite ou de divers droite et on y trouve des candidats de LR au FN, ou des listes de gauche et de divers gauche où on trouve le PS jusqu’à Glucksmann avec parfois quelques centristes…..
Je trouve ça troublant et surtout brumeux.
Le PM tel qu’il était présenté en 2020 et tout au long de la mandature me convenait.
Je n’ai pas pris de décision perso mais j’avoue que ces temps-ci ma confiance est un peu émoussée.
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Dans la version longue du programme, dans les transports, si la “mesure 294
Désenclaver durablement le nord et l’est de Marseille en planifiant l’extension du métro en priorité vers ces territoires.” est intéressante, quoique encore assez vague, la “mesure 296 Renforcer le réseau de tramway comme colonne vertébrale des déplacements urbains en poursuivant son extension” me laisse plus sceptique quant à la qualité du programme et la volonté de bousculer les choses en termes de transport, en tant que technique : la colonne vertébrale d’un réseau de transport urbain est normalement la ligne la plus structurante, donc c’est censé être le métro, ou à défaut un couple affirmé métro-tramway…A voir les précisions, mais venant d’un parti de gauche en opposition à la gauche au pouvoir, je trouve ça tièdement décevant, alors que des projets ont été chiffrés
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Personnellement, j’habite au sud et, contrairement peut-être aux idées reçues dues au fait que c’était le fief de Gaudin, il ne me semble pas que ces quartiers soient moins enclavés que ceux de l’est (dont certains sont déjà desservis par le métro ou par le tramway). Au-delà du Rond-Point du Prado, nous avons droit à quelques bus insuffisants. C’est toute la périphérie qui mériterait plus de transports collectifs, et pas seulement certains quartiers.
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Ben au moins ça fait causer !
J’ai le souvenir de la première conférence de presse du printemps marseillais en 2020. La question du financement du programme est posée. C’est Coppola qui se colle à la réponse : ce sera une question de rapport de force. Viendront rapidement la visite de Payan à l’Elysée, puis le plan Marseille en grand. Bref ça s’est passé comme sur des roulettes.
Sauf à ce qu’arrive une réalité politique globale à parfum insurrectionnel, c’est difficile d’imaginer une praticabilité durable à la proposition de LFI. Mohamed le dit d’ailleurs, avec son évocation de la révolution française. Ça met haut la barre.
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Quand on regarde le programme on se rend compte que c’est grosso modo le même que celui du printemps marseillais. La différence c’est une posture très Yakafokon.
En vérité je n’ai jamais compris pourquoi LFI n’avait jamais voulu rejoindre le Printemps marseillais en 2020 et pourquoi, après la NUPES et le NFP, ils n’ont pas rejoint la reste de la gauche pour les municipales alors même que Payan et ses adjoints mène une vraie politique de gauche.
C’est dommage parce que a force de créer de l’antagonisme là Ville peut tomber a l’extrême droite. Ce serait terrible
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Il est grand temps que la bataille des égos cesse ! Il faut une alliance au plus vite entre le Printemps Marseillais et LFI. Messieurs Payan et Delogu, vous dites tous les deux vouloir défendre les marseillais. Alors prouvez-le et faites listes et programmes communs !
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Certes il y a d’excellentes mesures dans le programme de la France insoumise. Mais nous devons, surtout ne pas nous mentir. Il faut bien se mettre dans le crâne que Marseille est menacée par la droite dure et les fachos du R N. Que chacun puisse compter ses voix au premier tour, pourquoi pas, c’est le jeu sinon la règle ? En revanche au second tour la fusion entre les listes de gauche, est indispensable, existentielle, vitale. Sinon on ouvre pour six ans, au moins, une autoroute au R HAINE. On peut s’attendre alors à toutes les dérives, et au chaos. Certes Marseille déjà empéguée fortement par les narco trafiquants, a besoin d’une réponse sécuritaire ferme. On ne saurait pour autant abandonner le
social, l’éducation, le logement, la culture dans les quartiers populaires. Cet abandon, a été la spécialité de Gaudin, pendant ses 25 ans de règne. Ce Multi décoré des ordres du Vatican, subventionnait sans complexe l’enseignement privé, pour satisfaire sa clientèle de riches boutiquiers, de certains professionnels de l’immobilier, ou de certains CSP +.
En même temps, le parc des écoles publiques souffrait du froid, de l’humidité, de la chaleur et souvent des insectes parasites.
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