La France insoumise met le “rapport de force” au cœur de son programme municipal de rupture

Décryptage
le 16 Jan 2026
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Le candidat insoumis Sébastien Delogu présentait les principaux axes du programme de sa liste "Marseille fière et populaire". Les nombreuses mesures "de rupture" présentées visent à l'émergence d'une "révolution citoyenne", sans calendrier ni véritable chiffrage.

Les principaux artisans du programme de La France insoumise posent autour de la tête de liste, Sébastien Delogu. (Photo : ML)
Les principaux artisans du programme de La France insoumise posent autour de la tête de liste, Sébastien Delogu. (Photo : ML)

Les principaux artisans du programme de La France insoumise posent autour de la tête de liste, Sébastien Delogu. (Photo : ML)

“Viens au premier rang, s’il te plaît.” Alors que la conférence de presse sur la liste de La France insoumise et de ses alliés aux municipales à Marseille va démarrer, le candidat Sébastien Delogu incite les militants de son mouvement à venir le rejoindre pour faire face aux journalistes. Comme il le dira plus tard au micro, il s’agit de poser le contraste avec le lancement de campagne du maire sortant Benoît Payan (divers gauche) : “Moi, je ne suis pas tout seul. Je travaille avec un collectif de femmes et d’hommes qui sont là aujourd’hui.” Ce sont ces militants de La France insoumise et des partis ou collectifs associés qui ont échafaudé ce programme, en partie issu de “Marseille en vrai”, la réponse au plan ...
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Commentaires

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  1. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Au moins, Delogu et Vassal sont d’accord sur un point : ils veulent faire la manche auprès de l’Etat (dont chacun connaît la situation financière) pour financer les transports publics tout en élargissant sans condition de ressources la gratuité pour les usagers. “Je n’ai pas assez d’argent et je vais m’organiser pour en avoir encore moins, mais l’Etat paiera à notre place.”

    Vachement crédible.

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    • hugouf hugouf

      Il y a plusieurs ordres de grandeur entre les investissements nécessaires dans les transports et les revenus des abonnements des jeunes.

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    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      Merci, je suis bien au courant. Mais quand on doit développer un réseau dramatiquement sous-dimensionné, tous les euros comptent.

      Je ne vois par ailleurs pas ce qu’il y aurait de honteux à ce que les dispositifs de gratuité soient soumis à condition de ressources. Personnellement, je suis hostile aux subventions indifférenciées.

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    • hugouf hugouf

      La cotisation et l’impôt sont de très bons moyens pour rendre équitable le financement des services publics. Pour un sujet aussi structurant que les transports, un peu d’ambition serait la gratuité totale.

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    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      La gratuité totale est une subvention aux riches. C’est une vision très particulière de ce qu’est une mesure “sociale”.

      Les effets de la gratuité sur la fréquentation, j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, sont nuls ou marginaux si l’offre de transport n’est pas à la hauteur, tous les experts du secteur l’ont mesuré.

      Le cas de Dunkerque, que j’ai étudié de près, est un très bon exemple d’une gratuité dont le bilan est intéressant : en positif, la collectivité a fortement investi dans la restructuration et l’augmentation de l’offre au moment où la gratuité a été mise en place, parce qu’elle avait les moyens de le faire ; mais en négatif, le réseau est désormais saturé, et les conducteurs font face à des conditions de travail dégradées. A Montpellier, où l’offre n’a pas été augmentée, le réseau et ses salariés souffrent aussi d’une insuffisance de moyens face à la fréquentation, et il n’est pas sûr que la métropole ait encore les moyens d’investir ce qu’il faudrait.

      La gratuité totale ici, ce serait au moins 150 millions d’euros à trouver auprès des contribuables ou des entreprises. Mais si l’on n’est pas capable de financer un “choc d’offre” au moment de sa mise en place, comme Dunkerque a pu le faire, on se condamne à accroître le sous-dimensionnement et la vétusté du réseau.

      Quant au discours selon lequel “l’Etat paiera”, j’ai du mal a réprimer le sourire qu’il m’inspire.

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  2. Malleus Maleficarum Malleus Maleficarum

    “[…] la Révolution française, le 13 juillet 1793, c’était idéaliste, et le 14, c’était une réalité.” Je me trompe souvent, mais là… 1793. La Terreur. Sublime perspective.

    La conflictualisation systématique de tous les échanges & évènements est le dogme de Mélenchon, qui sait qu’il ne gagnera jamais une élection majeure : il ne peut compter que sur le chaos pour avoir une chance de se positionner.

    On entend parler dictature, mais dans la bouche de ceux qui veulent le pouvoir par la force ça a une saveur et une odeur plutôt gênante.

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