Enfance en danger : les inspecteurs de l’Igas éreintent la politique du département
L'inspection générale des affaires sociales (Igas) a rendu son rapport sur la gestion des services de l'aide sociale à l'enfance, pilotés par le conseil départemental des Bouches-du-Rhône. Ce document, consulté par Marsactu, salue des améliorations, mais pointe encore des dysfonctionnements criants.
L'hôtel du conseil départemental à Saint-Just. (Photo : LC)
"Nous sommes terrifiés devant le contenu de ce rapport ! Il met des mots sur ce qu'on dénonce depuis des années. Il faut mettre de l'argent là où on a en le plus besoin, sinon c'est la tragédie annoncée !" Valérie Marque, assistante sociale et secrétaire générale de la CGT au Conseil départemental, n'y va pas par quatre chemins. Pour elle, l'avis définitif rendu par l'inspection générale des affaires sociales (Igas) sur les services de l’aide sociale à l’enfance, compétence du département des Bouches-du-Rhône, révèle "l'ampleur de la catastrophe".
De la mi-janvier à la fin avril 2022, l'Igas a mené une vaste enquête sur les services de protection de l’enfance de la collectivité pilotée depuis 2015 par Martine Vassal (DVD). Pour ce faire, le gendarme des affaires sociales a auditionné 450 professionnels du secteur dans le département, une centaine de mineurs et de jeunes majeurs, plusieurs dizaines de parents, visité 21 établissements d’accueil et épluché 50 dossiers individuels d'enfants suivis. Les conclusions de cette inspection, que Marsactu a pu consulter, montrent que trop d'enfants ne sont pas pris en charge - ou de manière insatisfaisante - par le département. Conséquente glaçante, l'Igas en déduit même que cela entraîne "une perte de chance" pour les petits concernés.
La mission des inspecteurs a été diligentée en novembre 2021. En matière de protection de l'enfance, la collectivité traverse alors, et ce depuis 2016, une crise sans précédent. De nombreux dispositifs de la prise en charge dysfonctionnent de manière chronique. Notamment le suivi des enfants en danger qui font l'objet d'une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert (l'AEMO est une décision judiciaire d'intervention à domicile d'un travailleur social, ordonnée par un juge pour enfant). En août 2021, le département connaît un triste record: plus de 900 dossiers restent en souffrance. Non traités par l'association Sauvegarde 13 - opérateur choisi par le département pour assurer l'essentiel de ces suivis. La crise concerne, en parallèle, l'accueil incomplet et inefficient des mineurs étrangers non accompagnés (MNA), pour lequel le département est
Martine préfère les vieux ils votent !
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Et ils votent « bien »! On pourrait recycler les Maisons du Bel Age qui serviraient enfin à quelque chose.
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“Engager plus de moyens et combien ? Là c’est une question à laquelle je ne peux pas répondre”… Évidemment, c’est compliqué de financer à la hauteur des besoins le soutien aux plus précaires quand, par ailleurs, on dépense sans compter pour acheter le vote des maires au travers du fameux « soutien aux communes ».
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que ce soient des aed ou des aemo, des placements en foyer, ou maintenus au domicile, bref c’est une catastrophe au niveau de la gestion des mineurs.
que ce soit au niveau de la ville, ou un dossier douloureux sort quasiment chaque semaine, du département ou de la région, les héritiers de gaudin ne savent rien gérer sérieusement.
effectivement les mineurs non accompagnés ne votent pas, effectivement il faut des sous pour acheter les maires….effectivement le travail social n’est pas ce qui passionne vassal et les mna n’ont pas d’influence et ne rapportent rien.
je reste toujours effaré de voir ou d’entendre ou de lire, ces gens là, de noter leur certitude, leur arrogance….et ils ne font que de la m…e.
et il y a encore des gens -pas que des vieux- qui votent pour eux. quelle honte, quelle tristesse.
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Pourquoi ces politiciens se présentent-ils aux élections départementales alors qu’ils ont un mépris total pour les compétences (en l’occurrence sociales) du Conseil départemental ?
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Jusqu’à 900 gamins laissés sans suivi, cela fait combien d’enfants violentés, martyrisés, et pour sûr certains violés… Madame Vassal et Compagnie, arrêtez les maisons du bel âge, arrêtez les redistributions aux communes trop riches, arrêtez les foulards Hermès, faites votre travail, tout simplement, pour l’amour des enfants d’où qu’ils viennent, de quelque milieu ils soient !
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Peut on avoir accès à ce dossier de IGAS?
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Bonjour, l’Igas vient juste de rendre publics son rapport définitif et son avis final. Vous trouverez également sur son site les réponses de la collectivité. Bonne lecture!
https://www.igas.gouv.fr/Controle-du-service-d-aide-sociale-a-l-enfance-du-departement-des-Bouches-du.html
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Notre société s’honore de la protection qu’elle offre à ses enfants. La piétiner ainsi est désastreux. A ce niveau, la question n’est plus financière, ni politique. Elle est morale.
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combien de millions gaspillés dans les maisons du bel age pour combien d’utilisateurs ? un gachis !
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Marsactu, je vous l’avais déjà proposé, une enquête sur les Maisons du bel âge serait à mon avis révélatrice du gaspillage de deniers publics par le CD13. Comparons le public nombreux et nécessiteux des MDS (maisons de la solidarité) marquées par l’absence de moyens, avec les maisons du bel âge trés souvent sans public, avec pourtant pléthore de personnels à se rouler les pouces toute la journée. Expérience vécue dans plusieurs quartiers de la ville.
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