[En campagne] Richard Miron laboure sa terre d’élection
Dans la dernière ligne droite des élections régionales, Richard Miron cultive ses nouvelles terres d'élection. Après deux défaites, le candidat Les Républicains espère obtenir un nouveau mandat et s'ancrer pour les prochaines législatives.
Richard Miron distribue des tracts devant la poste de la Rose.
À la sortie du métro La Rose, les panneaux blancs en rang serré indiquent bien qu'une campagne est en cours. À voir les trombines sur les affiches, il n'y aurait qu'une liste en lice, celle menée par Christian Estrosi. Il est là souriant sur tous les panneaux, flanqué de Renaud Muselier et surmonté çà et là d'un bandeau portant le nom de Richard Miron.
Ce dernier dément mollement que cet irrespect des règles d'affichage attribuant un panneau à chaque liste soit la conséquence d'un mot d'ordre. "Quand je suis là, ils collent sur nos panneaux et ne déchirent pas les autres affiches". En même temps, il n'y en a pas d'autres. "Si là-haut et ça c'est illégal", pointe un militant qui montre la sous-face du métro aérien. Jean-Marc Coppola et Sophie Camard sourient aux oiseaux. Ce seront les seuls adversaires politiques que nous croiseront. Le FN est invisible. "On les voit dans les quartiers résidentiels mais ils sont très discrets", note Miron.
Transfuge du Sud
Implanté durant plusieurs décennies au Sud de la ville où il était conseiller général du canton de la Pointe-Rouge, Richard Miron a choisi de franchir le rubicon Nord/Sud pour chasser sur les anciennes terres du parti socialiste, devenues celles du Front national.
Après une défaite aux municipales en . . .
Le FN est (ici) invisible, « on les voit dans les quartiers résidentiels » dixit R Miron. Nous serons donc nombreux à apprendre que nous résidons dans un quartier résidentiel (j’en suis pour ma part, bien marri!). L’article ne manque pas d’humour (on ne saurait s’en plaindre…) avec cet éminent membre de la Gaudinesque équipe, « cultivant » ses terres, les labourant pour mieux… s’y ancrer. La scène de l’entrée dans le bar moderne est croustillante et la reconversion des ex équipiers d’Andrieux ne surprendra que ceux qui connaissent fort mal leur quartier! La saison des transferts bat son plein, et ce n’est pas à notre adjoint aux sports qu’on en apprend en la matière. Dans le contexte actuel, nous espérons qu’il n’oubliera pas de se faire un coup de pub avec la prochaine esbroufe de marseille capitale du sport, et les affriolantes études préliminaires conduites avec les coachs quataris de l’ICSS, organisme à but non lucratif du quatar (!), dégoté par Promotion Provence et son fabuleux M Distinguin ( votre article du 9 sept 2014, « Le Quatar voit déjà Marseille capitale du sport ».). Il est vrai que ces études-tests étaient (pour une fois) gratuites; ce n’est donc pas là qu’est passé l’argent public nécessaire pour remplir nos piscines …d’eau. (Les recherches continuent.)
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M. Miron voudrait donc se faire élire au Conseil régional pour « réaliser des équipements ». Belle ambition. Quel dommage qu’il ne soit pas élu au Conseil municipal : on recherche un adjoint aux sports compétents pour « réaliser des équipements » sportifs, piscines , gymnases et tutti quanti qui manquent partout à Marseille…
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