Municipales 2026 à Marseille : la Commission des sondages rappelle à l’ordre La Provence

Info Marsactu
le 12 Déc 2025
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La Commission des sondages a envoyé deux courriers au journal La Provence et à l'institut d'opinion Ifop au sujet d'une enquête sur les municipales 2026 à Marseille, commandée cet été par le micro-parti Les Amis de Martine Vassal. L'autorité reproche l'absence de renvoi vers la notice détaillant la méthodologie ou encore la marge d'erreur.

Les principaux candidats aux élections municipales de 2026 à Marseille. (Montage : ML / Marsactu)
Les principaux candidats aux élections municipales de 2026 à Marseille. (Montage : ML / Marsactu)

Les principaux candidats aux élections municipales de 2026 à Marseille. (Montage : ML / Marsactu)

À moins de cent jours des élections municipales 2026, les sondages se multiplient à Marseille. Le dernier, une enquête Ifop-Fiducial pour La Provence et Sud Radio, date de sept jours tout juste. Il y a quelques semaines, Cluster 17 en réalisait un pour le média Politico. À peu près au même moment, le micro-parti Les Amis de Martine Vassal, la candidate divers droite, en commandait un à l’Ifop, qui a fini publié dans La Provence, comme cela avait déjà été le cas quelques mois plus tôt. La multiplication des enquêtes d’opinion est d’autant plus tentante que le changement de mode de scrutin — sur la ville et non plus par secteur — permet de donner une image plus fiable, sans les limites méthodologiques du précédent système. Mais, derrière cette ...
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Commentaires

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  1. Bouyaka13 Bouyaka13

    Comment la famille Saadé, famille d’immigrés libanais peut soutenir une candidate qui fera alliance avec le RN pour gagner…ces gens ont la memoire bien courte !

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    • Bouyaka13 Bouyaka13

      Bien sûr, on connaît tous l’histoire, et il a déjà bien rendu la monnaie sous Macron… mais de là à aider à faire élire une débile profonde alliée au RN, ça me dépasse.

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    • Richard Mouren Richard Mouren

      Ne pas oublier les avantages très exceptionnels toujours octroyés à la CMA/CGM pour le calcul de son impôt sur les sociétés. Mme Vassal est la candidate choisie par le parti politique du président.

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  2. kukulkan kukulkan

    ces sondages sont manipulés sur le fond, avec des redressement qui manipulent les chiffres de manière opaque. La commission des sondages est totalement larguée et ne vérifie pas les calculs.
    Sur le sondage Cluster 17 :
    Cluster17 a gonflé Vassal et minimisé Delogu : problème de calculs de redressement du sondage
    https://marsactu.fr/agora/pourquoi-la-candidature-lfi-a-marseille-est-necessaire-pour-faire-gagner-la-gauche/

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  3. kukulkan kukulkan

    Votre rapporteur a pu le constater, par exemple, dans un reportage intitulé “Dans la cuisine des sondages” ([280]) où les caméras d’Alain Hertoghe et Marc Tronchot ont capté les coulisses d’IPSOS, révélant comment les redressements s’opèrent dans les arrière-cuisines de l’institut. À l’écran, Jean-François Doridot, aujourd’hui directeur général public affairs d’IPSOS, ainsi que d’autres membres de son équipe, procèdent en direct à ce qu’ils nomment redressement. Les phrases fusent, guidées moins par des données que par des intuitions : “Au mieux au même niveau que vendredi samedi et peut être en retrait d’un point, à mon avis c’est plus du 25 que du 26”, ou encore : “Faut mettre Le Pen à 12, plutôt 12,5”. Les candidats montent ou descendent au gré des impressions. Jusqu’à ce que l’addition finale ne tombe pas juste – 98,5 au lieu de 100 –, provoquant ce constat aussi candide qu’accablant : “ce qu’on a fait ne marche pas du tout”. Mais la mécanique reprend, et le “redressement” poursuit sa logique intuitive : “moi franchement Sarkozy, ça vaut un 33”. Une fois que la somme des candidats atteint enfin le nombre 100, les résultats sont arrêtés, et donc publiés. Ce que l’on présente au public comme un reflet fidèle de l’opinion n’est alors que la projection d’un ressenti – façonné, arrondi, ajusté – légitimé a posteriori par un vernis de rigueur scientifique. Ce reportage fait écho aux propos de François Kraus, directeur des études politiques à l’Ifop, entendus en audition. Interrogé par votre rapporteur sur les formules de redressement, il a reconnu que « chacun élabore des processus de redressement à partir de son expérience », dans la droite ligne de Frédéric Dabi, qui avait lui-même affirmé que les sondages électoraux « ne sont pas une science ». ([281])

    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/ceelec/l17b1479_rapport-enquete

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    • Alain M Alain M

      Merci pour ce commentaire très éclairant.

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