Violences sexuelles au club de foot de Port-Saint-Louis : un procès pour briser l’omerta

Info Marsactu
le 15 Fév 2022
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La juge d'instruction a bouclé son enquête et demande le renvoi en correctionnelle d'un entraîneur et du président du club, accusé d'avoir ignoré des alertes. L'affaire avait éclaté en 2019, avant que plusieurs scandales n'ouvrent le débat sur les violences sexuelles dans le sport en France.

Le stade Georges Taberner, lieu d'entraîne de l'Étoile sportive à Port-Saint-Louis. (Photo : LC)
Le stade Georges Taberner, lieu d'entraîne de l'Étoile sportive à Port-Saint-Louis. (Photo : LC)

Le stade Georges Taberner, lieu d'entraîne de l'Étoile sportive à Port-Saint-Louis. (Photo : LC)

Au tout début de l'été 2019, les révélations avaient eu l'effet d'une bombe sur la population de Port-Saint-Louis. Avant que ne s'installe, au fil des mois, un lourd climat de tensions et d'omerta, où la parole des familles des victimes a pu être remise en question, voire bafouée. Les agressions sexuelles sur des joueurs mineurs du club de foot de cette commune connaîtront une suite au tribunal.

La juge d'instruction en charge du dossier, Gwenaëlle Le Flao, vient de demander le renvoi en correctionnelle des deux mis en examen. Michel K., l'agresseur présumé et entraîneur des U 15 (les joueurs de moins de 15 ans) sera le principal prévenu. Il répondra de corruption de mineurs, atteintes sexuelles par contrainte sur mineurs de 15 ans, atteintes à l'intimité de la vie privée et détention d'images pédopornographiques. Hahia A., le président de l'association sportive, sera lui jugé pour non-dénonciation. Avant un procès dans quelques mois, l'ordonnance de renvoi rédigée par la magistrate délivre un condensé des faits qui seront débattus devant le tribunal. Une quinzaine de personnes et associations se sont portées parties civiles, dont cinq jeunes victimes d'atteintes sexuelles.

L'affaire avait éclaté avant que plusieurs scandales n'ouvrent le débat sur les violences sexuelles dans le sport en France, souvent passées sous silence. Partie civile dans ce procès, la fédération française de foot déclarait en 2020 à Marsactu : "C’est ce type de comportements qui est le plus souvent remonté à la fédération. Il n’y a pas d’un côté les viols et de l’autre les jeux de vestiaires. Il n’y a pas de zone grise, on est clairement du mauvais côté de la barrière d . . .

Lisa Castelly
Journaliste

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