[Escales à Port-de-Bouc] L’âge d’or des chantiers navals, un passé déjà lointain
Port-de-Bouc est une ville qui se traverse et où on s'arrête plus rarement. Le temps d'une escale de fin d'été, Marsactu y pose ses valises. Cinquante-cinq ans après leur fermeture, la ville ne garde que peu de traces visibles des chantiers navals. Restent les souvenirs des plus anciens.
Une cale des chantiers navals de Port-de-Bouc avec deux coques en construction. (Photo : Archives mairie de Port-de-Bouc)
"On construisait principalement des paquebots et des cargos bananiers qui faisaient en moyenne 120 mètres de longueur, le plus grand mesurait 176 mètres", énonce fièrement René Giorgetti, ancien soudeur embauché pendant les dernières années des Chantiers et ateliers de Provence (CAP) et premier adjoint PCF à Port-de-Bouc pendant 31 ans. En arpentant les rues du centre-ville avec notre guide de choix, on imagine mal que de tels colosses étaient bâtis de la coque au mât dans ce qui est aujourd'hui le cœur de la plus jeune commune des Bouches-du-Rhône.
Dans le centre-ville, seule une réplique du "Provence" vient rappeler l'époque des chantiers navals.
Sous un soleil de plomb, on devine difficilement les vestiges de ce chantier. Non loin du port reste un mur dit des "façonneurs de tôle". De l'autre côté du canal reliant Arles à Port-de-Bouc les hangars servant autrefois pour la peinture et les finitions sont mis à disposition de la gendarmerie maritime. Pour le reste plus aucune trace des cales et des grues qui modelaient le paysage local. Demeure une réplique du Provence, dernier navire sorti des chantiers, échoué en pleine rue sur un bassin de vagues artificielles. Derrière lui, on aperçoit le . . .
Cette série d’articles est très intéressante mais fait quand même un peu et pas qu’un peu chronique nécrologique.Activites disparues, équipements dégradés,images d’un temps révolu.Photos jaunies,un peu de Kodachrome mais pas de jolies couleurs.
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Port-de-Bouc, ville pauvre et délaissée par ses riches voisines Martigues et Saint-Mitre-les-Remparts. Un territoire métropolitain de 3 communes ? Saint-Mitres, ville pavillonnaire avec sa zone commerciale, Martigues industrie, tournage cinéma, équipements culturels et sportifs, Port de Bouc : RIEN
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À ma connaissance la commune de Carnoux en Provence a été créée en 1966, soit 100 ans après Port de Bouc, ce qui lui donne le titre la plus jeune commune des Bouches du Rhône.
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Feu mon grand-père (maternel), Léon Renouard, a terminé sa ‘carrière’ comme cadre (chef comptable) aux Chantiers et Ateliers de Provence à Port-de-Bouc. Mes parents s’étaient mariés durant l’Occupation, et lors de leur première ‘installation’ après-guerre, Léon a offert à sa fille et à son gendre un ensemble de mobilier en acajou (armoire-penderie, commode, meuble bas, petit placard à étagères) réalisés par les ébénistes des Chantiers sur le modèle et dans le style des meubles équipant les cabines de paquebots. Quelle merveille d’ingéniosité (petits, modulables, logeables), de robustesse et de perfection technique … Après avoir vécu mon enfance au milieu de ces meubles, je les ai peu à peu tous récupérés au fil de mes propres ‘pérégrinations’. Je m’en passerais aujourd’hui difficilement (il faudrait juste que je change le miroir de l’armoire, écorné lors d’un déménagement). Chapeau !
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