Nos objets de confinés essaiment au Mucem

Reportage
le 27 Fév 2021
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Le Mucem entrouvre les portes de ses réserves où viennent d'entrer les objets collectés durant le premier confinement. Ces témoins du quotidien des confinés racontent à leur manière un moment d'histoire partagée par une bonne part de l'humanité. Le travail de conservation commence.

Nos objets de confinés essaiment au Mucem
Nos objets de confinés essaiment au Mucem

Nos objets de confinés essaiment au Mucem

Dans ce musée idéal, la Joconde côtoie la vague d'Hokusai. À l'étage, une salle africaine "et une petite caméra" permet de surveiller ces trésors. Le concepteur, Arsène, 11 ans, explique dans un petit mot aux jolies lettres déliées : "Comme tous les musées étaient fermés pendant le confinement, j'ai fabriqué mon propre musée miniature à visiter". Le musée tout en carton ondulé peint à la main tient dans une grande boîte protégée au papier bulle. Arsène a pris le temps de concevoir un "dehors, avec un espace pour manger, des fontaines, des arbres et une sculpture".

Le musée d'Arsène fait son entrée au musée. Il est pour l'heure, posé sur une étagère d'une des salles du centre de conservation et de ressources où se logent les réserves du Mucem, à la Belle-de-Mai. L'ère du confinement fait son entrée au musée. Cela semble faire un siècle et pourtant la menace est encore là, planante sur nos vies amputées d'une bonne part des interactions sociales.

Appel à participation

Dès avril 2020, ce musée de société – comme il aime à s'appeler – a lancé une campagne participative pour faire remonter dans ses filets collecteurs les premières traces de cet enfermement volontaire qui touche d'un seul coup la moitié de l'humanité. La Bibliothèque nationale de France, les archives de Marseille et bien d'autres musées de par le monde ont formulé le même type d'appels. Pour celui du Mucem, l'objet est simple : envoyer une . . .

Benoît Gilles
Journaliste

Commentaires

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1 commentaire


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  1. Happy

    Je pensais que le jour où on pourra enfin retourner dans un musée (ce lieu non essentiel et à haut risque de contamination…), la dernière chose que j’aurais envie de voir serait un masque anticovid… Mais cet article joliment écrit et cet aperçu de l’inventivité de certains de nos camarades de confinement pourraient me faire changer d’avis !

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