À Marseille, les négociations pour le second tour des municipales ne font que démarrer
Le deuxième tour des municipales est prévu au 28 juin, et les candidats disposent encore d'une semaine pour bâtir des alliances. Alors que le jeu semble très ouvert, Marsactu fait le point, secteur par secteur.
Après plus de deux mois d'interruption, la campagne reprend. (Image LC)
L'enjeu
Alors que le dépôt des listes pour le second tour est fixé au 2 juin, les équipes des différents candidats se sont remises au travail pour négocier les alliances et soutiens.
Le contexte
Plus de deux mois après le premier tour, Michèle Rubirola (Printemps marseillais) et Martine Vassal (LR), arrivées en tête, vont devoir trouver des alliés pour prendre la Ville.
"Seuls, on ne peut rien faire". La rengaine est la même pour toutes les listes. Plus de deux mois après un premier tour marqué par une abstention record, les esprits ont beau avoir eu le temps de prendre du recul, le constat reste le même quand on se penche sur les résultats sortis des urnes le 15 mars dernier. Sauf regain de la participation qui bousculerait les rapports de forces, aucun camp ne peut espérer emporter la Ville sans former d'alliance, qu'elles se concrétisent au deuxième, ou au troisième tour, c'est à dire dans l'hémicycle le jour où les conseillers municipaux élus choisiront le maire (notre tuto "comment élit-on le maire de Marseille ?" est ici). À une semaine du dépôt des listes, mardi 2 juin, rien ne semble pourtant fixé dans les discussions. Là où, d'ordinaire, les équipes auraient eu moins de 48 heures pour ficeler des listes, ces négociations en période troublée reprennent à pas feutrés depuis l'annonce vendredi 22 mai de la tenue du second tour le 28 juin.
Arrivé en tête, le Printemps marseillais pourra compter sur le ralliement de la tête de liste écologiste, Sébastien Barles. Mais, dans plusieurs secteurs, cela pourrait ne pas être suffisant pour l'emporter, même si la liste de Michèle Rubirola n'envisage pas officiellement d'autres alliances. Lundi soir, les représentants des deux listes se rencontraient pour démarrer le méticuleux travail de fusion. Plusieurs candidats du Printemps marseillais n'ont pas répondu à nos questions avant ce rendez-vous.
Cinquièmes à l'échelle de la ville, les alliés écologistes ne sont pas en mesure d'imposer beaucoup de conditions à leur partenaire. Ils espèrent tout de même pouvoir obtenir le maintien d'une de leurs têtes de liste. Au centre des discussions entre forces de gauche figure également la possibilité d'une ouverture des négociations avec Samia Ghali, ce à quoi certains Verts sont favorables.
Les réunions se multiplient aussi dans l'équipe d'Yvon Berland. Le candidat soutenu par LREM maintient qu'il "parle avec tout le monde" et son entourage insiste sur le fait qu'une alliance avec Martine Vassal, la candidate LR arrivée deuxième, n'a rien d'une évidence. Composée de Pascal Chamassian [leur tête de liste dans les 11e et 12e arrondissements], du député Saïd Ahamada, du vieux routier de la politique marseillaise Christophe Madrolle, du directeur de campagne William Elman et du référent départemental Bertrand Mas-Fraissinet, la petite équipe chargée de ces négociations ne comprend que des membres avec un passé à gauche. La position . . .
Quand on lit cet article, Cette loi PLM est une catastrophe. Elle coupe la ville en 8 scrutins différents où des barons locaux peuvent prospérer et devenir faiseurs de roi. Sociologiquement, elle accentue la fracture Nord/Sud. Il faudra tout faire pour supprimer cette anomalie démocratique qui enfonce Marseille dans ses souçis.
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Bien d’accord. Marseille est en effet la juxtaposition de 8 petits fiefs. J’attendais de la majorité parlementaire actuelle qu’elle fasse le nécessaire pour supprimer ce mode d’élection qui, ici en tout cas, a des effets pervers redoutables – puisqu’il suffit d’investir dans la moitié des secteurs pour emporter la mairie, même si l’on a abandonné totalement l’autre moitié. Espoir déçu. Rendez-vous dans six ans.
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Attendre des macronophiles quelque chose qui aille dans le sens de la démocratie, voilà une belle naïveté !
Toujours plus loin dans la centralisation du pouvoir personnel, une majorité qui obéit aux ordres, et des combines locales associant des bâtonnets, à l’occasion déjà condamnés par divers tribunaux : la Veme République dans toute sa misère, incompréhensible chez tous nos amis vivant dans des démocraties parlementaires.
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Il est même permis d’en attendre la contraire…. C’est bien la même 5ème république de l’époque, où un ministre de « décentralisation » Gaston Defferre (ci devant Maire de Marseille) pond cette loi bien étrange de « secteurs/baronnies », lui permettant d’être réélu Maire tout en étant minoritaire dans « sa » ville, et ce dès l’année suivante. Le tout au service d’un président, mi dieu mi tonton selon ses affidés de l’époque, qui s’était opposé à l’instauration de la 5ème en la décrivant comme « Le coup d’état permanent », avant que de l’utiliser mieux que tout autre, pour son pouvoir personnel…
Comme la macronie, ces gens auront beaucoup fait…contre la démocratie, et portent une lourde responsabilité dans l’état actuel du Pays. Vivement la 6ème République, et fissa!
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D’accord avec vos analyses! La prise de la Bastille Marseillaise (avec l’accord actif des camarades communistes, même sur le 13/14😉) sera d’autant plus belle et durable au soir du 28 juin, ami-es mobilisé-es avec le Printemps Marseillais!
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