Le nouveau maire de Fos veut garder la ville à gauche face un RN fort mais sans candidat

Actualité
le 13 Nov 2019
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René Raimondi, maire divers gauche de Fos pendant 14 ans, a démissionné en décembre 2018 pour laisser la place à son premier adjoint, Jean Hetsch (PS). Face à ce successeur moins charismatique, Philippe Maurizot, candidat LR, pense pouvoir l’emporter dans ce bastion de la gauche où 60 % des électeurs ont pourtant voté pour Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2017.

Jean Hetsch, le maire de Fos-sur-Mer, en campagne pour sa réélection.
Jean Hetsch, le maire de Fos-sur-Mer, en campagne pour sa réélection.

Jean Hetsch, le maire de Fos-sur-Mer, en campagne pour sa réélection.

L'enjeu

Successeur en cours de mandat de René Raimondi, le nouveau maire de Fos-sur-mer doit faire aussi bien que son prédécesseur René Raimondi.

Le contexte

La ville industrielle est une des rares communes dirigées par un élu socialiste dans le département. Le RN arrive en tête au premier tour à chaque élection mais peine à trouver une tête de liste.

"Bon, on dirait qu’il n’y a personne". Derrière les deux nains de jardin, et malgré la présence d’un chien au regard interrogateur derrière la grille, la porte reste close. Jean Hetsch, le maire de Fos, et les trois adjoints qui l’accompagnent pour ce porte-à-porte ce samedi après-midi dans le quartier de Cante-Grillet, finissent donc par tourner les talons, après avoir déposé dans la boîte aux lettres un livret, bilan de l’action municipale Raimondi-Hetsch. "Ce qui compte, c’est que des voisins nous voient, que les gens sachent que le maire est passé", commente Jean Hetsch, membre du Parti socialiste.

Pour l’ancien premier adjoint de René Raimondi, anciennement en charge de la culture et de l’action sociale, il n’est en tout cas pas concevable de faire campagne sans aller rencontrer les Fosséens chez eux. Une occasion de parfaire sa notoriété pour celui qui est maire depuis décembre 2018. "Nous allons sonner à chaque porte… Et nous referons ce tour en janvier avec le programme. C’est ça la proximité !"

Dans une ville de 17 000 habitants, il n’est d’ailleurs pas rare de croiser une tête connue lorsqu’une des portes s’ouvre. Anne-Caroline Walter-Cipréo, l’une des adjointes au maire, reconnaît Christian, le mari d’une camarade d’école, qui traverse son jardin pour discuter avec le petit groupe. "De quoi peut-on se plaindre à Fos ? Les impôts sont moins chers que toutes les villes alentour, il y a plein d’activités pour les enfants comme pour les retraités. Mes beaux-parents se régalent !", se félicite-t-il.

Avant de nuancer :

Nina Hubinet
Ancienne correspondante de journaux français en Egypte, Nina Hubinet est journaliste indépendante, membre du collectif Presse-Papiers. Elle est co-auteur du documentaire « Fos, les fumées du silence », diffusé sur France 3 en février 2019.

Commentaires

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  1. Philippe Lamotte Philippe Lamotte

    Une épreuve d’aptitude au droit de vote ne devrait-elle pas être obligatoire ? A la lecture de cet article, j’en suis d’autant plus persuadé ! Il me semble que bien peu d’ électeurs savent ce que recouvre les termes de démocratie, de république, de citoyenneté, d’intérêt général, de bien commun, de communauté, de collectivité, de vivre ensemble, de solidarité, etc. etc… Ceci dit, je viens de passer 15 jours à Fos chez une parente. Le vieux village est agréable mais désert dès le coucher du soleil, sauf les bars. Les usines, dont les cheminées crachent d’épaisses fumées suspectes nuit et jour, et les affreux lotissements sont des furoncles à mèche. J’ai trouvé que l’argent avait une odeur… nauséabonde !

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