Réjane Lhote croque Marseille par ses ports
Elle déambule le long du port, tenant son carnet noir à deux doigts, posé contre son avant bras pour plus d'appui. Les autres retiennent comme ils peuvent les quelques crayons noir, bleu, jaune ou vert avec lesquels elle dessine le plus souvent. Une petite trousse brodée rouge pend le long de son poignet dans laquelle elle range les outils de dessin. Protégée du soleil sous son chapeau de paille, cachée derrière ses grandes lunettes noires, Réjane Lhote lève régulièrement le yeux vers les mâts, ce pêcheur qui attache son bateau contre la bite d'amarrage.
"J'ai plusieurs types de carnet mais j'aime utiliser ceux-là quand je me promène", explique-t-elle en feuilletant les pages légèrement cartonnées du papier à dessin. "Je décide d'un point de départ et d'arrivée et je relève les rythmes visuels qui peuvent être donnés par les bateaux, les mâts par exemple. Il s'agit ensuite de voir comment ce paysage là va changer au fur et à mesure de mon parcours, quels sont les sons, les conversations que je peux entendre, est-ce qu'il y a une dominante de couleur… En fait c'est vraiment . . .
Commentaires
0 commentaire(s)
Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local. Découvrez nos offres
ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné⋅e.