Faire campagne dans la campagne pour sa cause
La campagne des municipales ne permet pas seulement aux candidats de se faire connaître auprès de leurs futurs électeurs, elle offre également une fenêtre médiatique aux groupes plus ou moins structurés qui peuvent faire connaître leur combat et faire réagir les futurs élus. De leur côté, les candidats se prêtent volontiers au jeu. Et pour cause, derrière chaque association, on trouve des futurs électeurs et donc des bulletins qui peuvent être décisifs au soir du premier tour. D'un côté à l'autre, personne n'est dupe mais tous se prêtent au jeu.
Interpellation des candidats et Santé & écologie / Vivre en ville dans Marsactu (marsactu)
Dans cette volonté d'interpellation, il n’y a pas de méthode miracle. Chaque collectif utilise l'outil qui lui semble le plus efficace : charte, livre noir, débat, lettre ouverte... Le but est bien évidemment de se faire entendre et de réussir à glisser dans les programmes quelques petites - ou grandes - propositions relatives à sa cause. Mode d'emploi sur la manière dont les associations se transforment en lobbies.
Plutôt charte ou table ronde ?
A défaut d'apposer leurs sceaux à la cire rouge, la signature d'un candidat a une valeur d'engagement. Les associations le savent et proposent souvent un document à parapher sous la forme d'une charte pour officialiser leurs positions. Anticor, la Fondation Abbé Pierre avec Médecins du Monde et la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars), La Manif Pour Tous, Terre de commerces ou le collectif des f . . .
25 élus sont inquiétés par la justice dans les Bouches-du-Rhône, le record de France, tandis que 39 ont signé la charte Anticor et 1 (Mennucci) celle de Transparency France : http://www.marsactu.fr/politique/marseille-une-democratie-familiale-33505.html#comment-290527
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