À Bassens, "les emplois francs, c'est parti !"
Un ministre, comme chacun sait, a un agenda qui lui interdit à tous les coups d'arriver à l'heure à ses rendez-vous. Tout ministre de la Ville qu'il est, François Lamy a une bonne heure de retard et les habitants de Bassens 1 piaffent en attendant l'arrivée des voitures noires. La directrice de l'association Made, Sherazade Ben Messaoud, piaffe d'impatience et montre à qui veut bien le beau livre de souvenirs qui décrit l'histoire de la transformation de cette ancienne cité de transit en petite résidence aux villas mitoyennes. Fille de l'ancien président de l'amicale des locataires, elle est l'infatigable ambassadrice de Bassens.
Parmi les officiels qui patientent à l'ombre, le directeur de Marseille habitat, logeur social du cru, Christian Gil, est assez vite pris à parti par une poignée d'habitants. Ce n'est pas si courant d'avoir sous la main celui à qui ils ont forcément des reproches à faire. La quarantaine, grand et costaud, un de ces locataires mécontents tient à faire une démonstration par l'exemple. Depuis plusieurs minutes, il entreprend d'expliquer à son logeur la nécessité d'installer un portail automatique à l'entrée de de la cité. "Vous comprenez, on n'en peut plus de voir passer les clients qui vont acheter du shit dans la cité d'à côté. Ici, c'est familial. Il y a les vieux et les enfants. Ça va mal finir", argue-t-il d'abord avant de passer à la pratique.
mettre une barrière dans une cité c est le meilleur moyen pour empêcher la police d intervenir, une fois la barriere en place ils auront la tranquillité vis à vis des forces de l’ordre qui eux n auront pas la clefs…..et comme pour les parties communes ou les caves les logeurs refuseront de les donner de peur de représailles….
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bravo à l’association Made, à Shelerazade Ben Messaoud, à l’association « femmes de Bassens ». Où trouver le livre ? pouvez-vous donner les coordonnées ?
m.
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